samedi 22 août 2015

Poésie bretonne :-)



La nuit était noire 
La lune était blanche 
Nous étions seuls 
Elle et moi 

Sa peau si douce 
Ses yeux si bleus 
Je savais ce qu'elle 
Attendait de moi

Je lui dis de se calmer 
De ne pas se rebeller 
Je fis courir ma main 
Doucement sur ses reins 
Je n'y connaissais rien 
Mais je fis de mon mieux 
Pour placer mes doigts 
Délicatement entre ses seins

Je me souviens de ma peur 
De l'excitation de mon coeur 
Jusqu'à ce moment béni 
Où ma honte s'enfuit 

Après quelques Hisse et Han 
Il ne fallut pas longtemps 
Pour qu'en un jet puissant 
Jaillisse le liquide blanc 

 Enfin j'avais réussi 
J'étais un homme à présent 
C'était la toute première fois
cet automne... 
Que je trayais...
une vache Bretonne ;-)

15 commentaires:

  1. Écrit d’un seul trait de plume, je présume, et ce premier jet bucolique est sans doute l’œuvre d’un membre récemment initié du mouvement FLB*, bien connu en Bretagne pour ses furtives actions nocturnes et "libératrices".

    Amezeg

    *Fédération pour la Lactation Benoîte

    RépondreSupprimer
  2. Ah...le Fabuleux Lait Breton...
    et la Finesse du Liquide Baratté...
    J'adhère à la Fédération de Libération des Bovins...et je milite pour qu'on arrête de les torturer...avec ces machines à traire barbares...
    Revenons à la caresse manuelle... ;-))

    RépondreSupprimer
  3. Et cessons peut-être de les écorner, ô La Licorne !
    Une vache sans cornes me semble toujours être une vache extra-terrestre... :

    La première fois que j’ai vu une vache sans cornes
    Mon émotion farouche a dépassé les bornes
    De la civilité qui sied à nos douces campagnes,
    Et j’avoue qu’aujourd’hui encore, la tristesse me gagne
    Lorsque je croise au détour d’un certain chemin
    Un troupeau de ces étranges et pauvres bovins
    Qu’on a dépouillés, sans le moindre égard
    Pour leur dignité, des parures sans fard,
    Des plaisantes volutes ou des longs poignards,
    Qui, deux à deux, leur évitaient la dent du loup
    Et, sûrement, bien d’autres mauvais coups.

    Amezeg

    RépondreSupprimer
  4. Ah...cornebidouille ! Voilà un texte qui aurait fait bonne figure parmi ceux du mois d'août...
    Hum?...trois jours de retard...que puis-je faire ?
    La situation est cornélienne...et je suis "vachement" embêtée...mais c'est trop tard !

    Sur le fond du propos, Amezeg, tu me vois bien d'accord...
    ces pauvres bêtes "raccourcies" d'une partie essentielle de leur anatomie sont défigurées...
    et un tantinet ridicules...
    Unicorne ou bicorne, chacun(e) a le droit de garder l'aspect initial que la nature lui a donné...
    et même si parfois ma "corne m'use", je ne laisserai personne y toucher... ! ;-)

    RépondreSupprimer
  5. Jamais l’accord ne m’use, c’est la dissonance et la discordance qui souvent m’épuisent, or, là, je suis bien d’accord(ne) avec toi : c’est trop tard ! :-)

    La verve habile et malicieuse du trayeur inconnu m’a bien amusé. Qu’il (ou elle ?) en soit remercié(e) !

    Amezeg

    RépondreSupprimer
  6. Ce trayeur (ou trayeuse ?) ne manque en effet pas d'intelligence...il (ou elle) fait preuve, là, d'un talent certain dans le maniement des mots, pour notre plus grand plaisir...

    Mais c'est assez normal :
    on n'a jamais vu un "con" traire... ;-)

    RépondreSupprimer
  7. Je n’ajouterai rien, de crainte que tu n’en dises pis encore...!

    Amezeg

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. :-))

      La suite va te montrer...que tu as raison...
      fallait pas en rajouter...
      je suis capable de tomber "plus bas encore"...

      Supprimer
    2. Te manquait-il un soutien
      Pour prendre de la hauteur...?
      Je vois bien qu’avec Victor,
      Galant homme et beau rimeur,
      Tu remontes avec bonheur
      Le niveau que, bien à tort,
      J’imaginais tout à l’heure
      S’éloigner du bon maintien
      De la langue et de l’honneur.

      Amezeg :-)

      Supprimer
    3. Quand je dérape, mon dieu, loin de la belle langue
      J'en appelle aux beaux mots, j'en appelle aux esthètes
      Et je vois accourir, pour m'extraire de ma gangue
      Encore plus fort qu'Hugo, Amezeg le poète... :-)

      Supprimer
    4. Tout’ vérité n’est pas bonne à dire...
      Mais, puisque ta rime est riche,
      Mon press-book un peu en friche,
      Ma modestie en vacances
      À l’autre bout d’la France...,
      J’aime ta brosse à reluire
      Caressant dans l’sens du pis
      Ma fontaine à rimaillerie.

      Amezeg :-))

      Supprimer
    5. :-)

      Pas de brosse à reluire :
      J'étais vraiment sincère
      Puisse ta fontaine ne jamais se tarir...
      Et nous abreuver de rimes légères
      Te lire m'enchante et m'amuse
      Cela rend ma plume guillerette...
      Et quand j'ai convoqué ma muse
      Tout m'est venu...d'une traite ! ;-)

      Supprimer
  8. Ou pis en corne...

    Amezeg

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "Pis en corne", ce n'est pas très joli (et même un peu"lait", euh, pardon..."laid")
      Tu aurais pu trouver mieux...par exemple : "corne-nichon" ? :-)))

      Supprimer
  9. Un peu confuse et honteuse du "niveau" auquel je suis en train de rabaisser ce blog...blog qui, au départ, avait quelques prétentions "littéraires"... j'ai cherché ce qui pouvait ramener un peu de "culture" au milieu de ces plaisanteries de plus en plus "grasses" et j'ai trouvé ce beau poème de Victor Hugo, champêtre et bucolique à souhait, qui, je l'espère , nous permettra de terminer sur une note empreinte de poésie :-) :

    Devant la blanche ferme où parfois vers midi
    Un vieillard vient s’asseoir sur le seuil attiédi,
    Où cent poules gaiement mêlent leurs crêtes rouges,
    Où, gardiens du sommeil, les dogues dans leurs bouges
    Ecoutent les chansons du gardien du réveil,
    Du beau coq vernissé qui reluit au soleil,
    Une vache était là, tout à l’heure arrêtée.
    Superbe, énorme, rousse et de blanc tachetée,
    Douce comme une biche avec ses jeunes faons,
    Elle avait sous le ventre un beau groupe d’enfants,
    D’enfants aux dents de marbre, aux cheveux en broussailles
    Frais, et plus charbonnés que de vieilles murailles,
    Qui, bruyants, tous ensemble, à grands cris appelant
    D’autres qui, tout petits, se hâtaient en tremblant,
    Dérobant sans pitié quelque laitière absente,
    Sous leur bouche joyeuse et peut-être blessante
    Et sous leurs doigts pressant le lait par mille trous,
    Tiraient le pis fécond de la mère au poil roux.
    Elle, bonne et puissante et de son trésor pleine,
    Sous leurs mains par moments faisant frémir à peine
    Son beau flanc plus ombré qu’un flanc de léopard,
    Distraite, regardait vaguement quelque part.

    Ainsi, Nature ! abri de toute créature !
    O mère universelle ! indulgente Nature !
    Ainsi, tous à la fois, mystiques et charnels,
    Cherchant l’ombre et le lait sous tes flancs éternels,
    Nous sommes là, savants, poètes, pêle-mêle,
    Pendus de toutes parts à ta forte mamelle !
    Et tandis qu’affamés, avec des cris vainqueurs,
    A tes sources sans fin désaltérant nos cœurs,
    Pour en faire plus tard notre sang et nos âmes,
    Nous aspirons à flots ta lumière et ta flamme,
    Les feuillages, les monts, les prés verts, le ciel bleu,
    Toi, sans te déranger, tu rêves à ton Dieu !

    RépondreSupprimer