vendredi 7 avril 2017

De l'irrespectitude...


Deuxième texte proposé
Pour l'Agenda ironique d'avril
chez Martine

 + placer dix mots (même hurluberlus)
avec un suffixe en -itude
.
 
Inspirée par la proposition d'écriture de Martine (voir ci-dessus),
je vous propose un texte directement tiré de l'actualité de cette semaine...:-)
Ils sont onze...mais ils ne jouent pas ensemble (enfin, pas tous...)
Vous voyez sûrement à quelle équipe je fais allusion...
 
Et pour commencer, une petite citation :

"C'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort
qu'ils ont raison..." 
.
.


Ils sont partis à onze...mais par le jeu des reports,
on sait déjà, de babord à tribord
qu'il n'y en aura qu'UN en arrivant au port...

Il y a le club des cinq, qui joue les matamores
et puis six moussaillons aux tout tout petits scores...
qu'on accepte sans doute... pour le décor... :-)
Chez les riches et consorts, 
On les trouvait, jusque-là... plutôt incolores...
et on les aurait laissés dans la soute sans remords !
Mais voilà qu'ils disent qu'ils ne sont pas d'accord...
qu'ils prennent le débat à bras-le-corps
Et jouent les picadors !!!




Sur le radeau de la Méduse en pleine décrépitude
Dans cet océan de lassitude
Ils grimpent sur la vigie, prennent de l'altitude ...
De l'hypocrisie ambiante ils montrent l'amplitude...
Et de nos commandants les folles turpitudes...
Des autres petits mousses ils évoquent l'inquiétude
Et la fatigue immense d'une vie de servitude...
Délaissant un instant toutes les habitudes,
Délaissant les cravates et les propos trop prudes,
Ils répondent aux pirates avec aplomb et promptitude
Et ramènent le sel d'un peu d'irrespectitude...

Est-ce d'une mutinerie les tout premiers préludes ?
Est-ce le réveil de toute une multitude
Qui s'était assoupie dans la consommitude ?
Faut-il une tempête de forte magnitude
Pour enfin nous sortir de la résignation, de l'hébétude ?
 
Certes, la traversée risque d'être longue et  rude...
Mais gardons tous le cap vers le soleil, le Sud...
Que cet épisode ne soit pas juste un interlude.
Que des possibles nous nous rappelions la vastitude....
 

Et peut-être qu'un jour, nous verrons le rivage
Et la fin bienheureuse d'un  très très long voyage
Vers un pays qui, oubliant la crise,
Retrouvera les couleurs de sa si belle devise...
.
La Licorne
.


10 commentaires:

  1. Cette humoristitude contant traversitude, est une solide parade à cette affreusitude, qui d'un pays voisin hante notre cauchemarditude, car ici au pays, c'est la même bordélitude. Votre licornattitude sera-t-elle la médicalitude d'une société malade sa politiquitue ?

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    1. La licornattitude, c'est joli...:-)
      Mais je ne prétends pas détenir de solution à notre merditude...
      Aucune médicalitude, donc...juste la conviction qu'il est temps de sortir de la dormitude et de dire clairement à certains qu'on ne veut plus de leur système catastrophique !

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  2. La barre est très haute en ce mois d'avril. Qui sera capitaine d'un navire en dérive ? Le choix du capitaine va atteindre la difficilitude du choix du gagnant ironique.

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    1. C'est ça, c'est dur, dur, dur...dans les deux cas ! :-)

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    2. Excellente résumitude de la s'maine ; manque que Vercingétoto, mais tu ne pouvais quand même pas imaginer qu'on en arriverait à faire appel à sa grande silhouette !

      Pour l'agendatitude, pas d'inquiétude ; on se repasse le gouvernail de mois en mois et chacun fait ce qu'il lui plait sans marcher sur les pieds de ses voisins d'écriture... ça peut durer :)

      pour l'autre bateau ivre, c'est moins bien barré... si déjà on évite le pire et la pire, il reste bon nombre d'incetitudes.

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    3. Quand je disais que c'était dur, dur...je pensais au "choix", à l'élection...l'Agenda ironique en lui-même reste, bien sûr, un plaisir... (et une aventure !).

      Quant au bateau-France, ben , j'avais essayé d'insuffler un peu d'espoir à la fin du texte...je pense que vous avez lu...jusqu'au bout ?

      J'ai encore un grain d'optimisme, en fait, mais à une condition : que la population arrête de croire qu'un "homme providentiel" (quel qu'il soit) va venir nous tirer du marasme...
      Je ne crois, au fond, qu'en la "base"...(c'est-à-dire à la force du collectif).

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  3. Ah, oui la poutouattitude a son charme; d'autant que j'ai partagé les planches avec sa compagne...

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    1. Poutou poutou pidou... :-)

      Ah oui, tu fréquentes du beau monde, dis donc !
      Une participation au clip de campagne, ça te dit ? ;-)

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  4. Me ressouvient la réplique des visiteurs : les sarrazins, les sarrazins :)
    Bisous licorne !

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  5. Après le premier tour, ce texte résonne différemment mais n'en garde pas moins sa saveur et l'on entend les cris de la raslbolitude de ceux, conviés tous les 5 ans, à voter "pareil" (surtout ne changez rien !) et là on voudrait nous faire croire que ça va changer, balivernitudes bien sûr... Déçue je suis ! Bises Licorne :)

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