dimanche 26 février 2017

Le petit Prince et le renard


Je vous partage aujourd'hui la version audio
de l'extrait qui nous a inspiré(e)s ce mois-ci...
(chapitre 21 du livre).

Raconté par Bernard Giraudeau, c'est savoureux...

On ne pourra malheureusement pas
lui demander d'enregistrer vos versions à vous...:-)
Dommage !
Elles étaient savoureuses, elles aussi...



Alors, si vous avez quelques minutes devant vous...

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La Licorne
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samedi 25 février 2017

Ecrire : Voyage vers l'inconnu ?




Ce que je connais, je ne l’écris pas,  
ce que je ne connais pas, je l’écris.
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Christian Bobin
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vendredi 24 février 2017

Merci à vous !


A vous tou(te)s, participant(e)s de février...
du fond du coeur
(coeur, qui, comme le disait Antoine,
voit bien mieux que les yeux) :



Et rendez-vous le premier mars...
pour un nouveau défi !
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mercredi 22 février 2017

JEU 23 : Le petit Prince au jardin




C’est alors qu’apparut le renard :
« Bonjour, dit le renard.
– Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
– Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
– Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli…
– Je suis un renard, dit le renard.
Pendant que le petit prince se demandait si ce renard ferait un ami convenable, une autre voix s’éleva :
– Et moi, je suis un corbeau. N’est-ce pas que je suis joli aussi ?
Le petit prince leva les yeux vers le feuillage et aperçu l’oiseau sur l’arbre perché. Son large bec grand ouvert, noir et maigre, l’oiseau ne lui paraissait pas très joli. Mais s’ils devenaient amis, il le verrait peut-être d’un autre œil. A ce moment, il y eu un choc sourd au pied de l’arbre et un fromage roula dans l’herbe entre le petit prince et le renard.
– Manqué ! cria celui-ci, qui ajouta : Espèce d’assassin, attends que je t’attrape, tu verras si je laisse tomber ma proie, moi !
Et il bondit contre le tronc du pommier. Le corbeau voleta deux branches plus haut.



– On se calme, intervint une voix grave et lente.
– Mais vous êtes combien dans cet arbre ? demanda le petit prince.
– Bonjour aussi, répondit la voix lente. Ne le prenez pas mal, mais vous faites une petite erreur. Je ne suis pas combien, je suis l’arbre.
– Vous voulez dire que vous êtes un pommier ?
– Puisqu’il faut tout détailler, c’est bien ça, soupira la voix lente.
– Et nous on est les pommes ! Et nous, les feuilles ! Et nous, les branches ! Et nous, les herbes du pré, nous les mûres du murier, nous les grenouilles de la mare, crièrent d’innombrables petites voix stridentes ! Seul le fromage se taisait (il tentait de se faire oublier du corbeau et du renard).Un peu effaré – il n’avait encore jamais envisagé devenir ami avec des plantes, des grenouilles ou des pommes -, le petit prince salua à son tour, le plus poliment possible :
– Bonjour, pommier ; bonjour, les herbes ; bonjour les mûres ; bonjour les raisins…
– Eux, ça n’est pas la peine de leur parler, il sont trop verts, coupa le renard !
– Oh, le goujat, répondit la vigne. Et l’herbe, les taillis et les feuilles se mirent à crier :
– Trop vert ? comment peut-on être trop vert ? Sale bête rousse !
Bientôt les rainettes joignirent leurs coassements aux imprécations contre le renard. Seules les reinettes du pommier, mi-vertes mi-rouges n’osaient choisir un camp ou l’autre. Le petit prince, abasourdi par le brouhaha, ne savait que faire. Il y avait bien le corbeau, qui se tenait ostensiblement à l’écart du tohu-bohu assourdissant. Mais comment lui parler ? Le petit prince avait l’impression un peu vague qu’il y avait une façon particulière de s’adresser à un corbeau, qu’il y fallait des ramages, du plumage, un phénix et de longues phrases. Il renonça et avisa une rose qui se tenait sagement à l’écart. Peut-être que celle-ci voudrait bien être son amie.



Il la salua :
– Vous êtes bien jolie.
– N’est-ce pas ? C’est que je suis une rose.
– Vous devez être bien fâché contre ce renard, ajouta-t-il pour lui plaire.
– Pourquoi cela ?
– Mais… parce qu’il a dit du mal des plantes.
– Et alors ? Vous êtes bien impudent ! Je ne suis pas une herbe simplette, moi ! Je suis aussi rouge que lui ! Osez dire que c’est de ma faute si mes feuilles sont vertes !
La rose se mit dans une telle colère que sa corolle vira au rouge cerise. Confus, le petit prince s’éloigna en pensant : c’est bien difficile, l’amitié. Aussi, le monde est trop compliqué. J’ai beau être attentif à tout le monde et aussi poli que possible, il arrive toujours un moment où les gens et les choses ne sont plus aussi simples qu’on aurait pu l’espérer. »

Le soir venu, croquant une pomme au pied de l’arbre, le renard tint à peu près ce langage :
– Corbeau, écoute, oublions ce petit prince. C’est toujours la même affaire avec les hommes, ils veulent toujours savoir. Nous, on n’a pas besoin de tout comprendre à tout pour être ami.
Le corbeau, qui tenait dans son bec le fromage retrouvé, se tint coi.
– On n’a même pas besoin d’être toujours d’accord.
Mais on dirait que les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard.
– Tu crois ? croassa le corbeau, lâchant le fromage qui – splatch ! – s’aplatit sur la tête du petit fauve.
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lundi 20 février 2017

Les quatre filles du Dr Munch


Pour l'atelier Mil et une

Mot à placer : CRI

Tableau Edvard Munch

Elles sont jolies, les quatre filles Munch,
avec leurs longues robes et leurs chapeaux ronds.
Elles viennent souvent sur le petit pont de bois
...derrière chez moi.

J'aime à les regarder passer.
Elles sont comme une volée d'oiseaux printaniers,
à la fois vives, espiègles et légères.
Elles courent et rient et chantent
comme on le fait à quinze ans,
quand on a la vie devant soi,
des rêves à n'en plus finir,
et le coeur au bord des lèvres.
Quand elles sont là toutes les quatre,
c'est la joie qui traverse le pont.
Le ciel en devient soudain plus bleu,
le soleil brille plus fort,
et tout semble beau et simple.
Evident.
Mon coeur de vieillard retrouve un peu de son allant,
et j'oublie, pour un instant, les ans qui pèsent sur moi.

Un jour de mai, j'ai voulu les aborder...
Mais aussitôt leur mère est arrivée.
Elle s'est placée entre elles et moi,
et son regard était plus froid que l'acier.
J'ai soudain vu mes amis se détourner,
se mettre à fixer ostensiblement la rivière,
comme si elle les aimantait.
Le temps s'est arrêté.

Puis je les ai regardées s'éloigner à petits pas,
repartir au village serrées, soudées, unies,
comme on rentre au nid...

J'ai attendu, attendu...
Attendu d'être seul, seul dans le soir couchant.
Et c'est là, que devant un ciel rouge sang,
venu du plus profond de mon âme meurtrie,
me surprenant moi-même,
avec une violence inouïe...
il est sorti.
Déchirant la nuit,
déchirant la toile de ma vie.
.
La Licorne
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Vagabondage orthographique

Pour l'atelier Mil et Une


Dis, M'man, ça s'écrit comment
"Sincèrement" ?

Ben, ça dépend !

Saint Serment
S'insère, ment...
Sein serrement

Cinq cerfs... M'man !!!
Sain...sers m'en !
Sinc....errement....

Oh...passe-moi ton stylo doré, 
Je vais l'écrire moi-même...
.
La Licorne
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vendredi 17 février 2017

JEU 23 : Simplicité




C'est alors qu'apparut le renard:
- Bonjour, dit le renard.

- Bonjour, répondit poliment le petit prince, 
qui se retourna mais ne vit rien.

- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.

— T’es-tu paumé sous le pommier ? 
demanda le petit prince, sans rire.
Moi je suis le petit prince 
et je descends en droite ligne de Pépin le Bref, ajouta-t-il.

 —Vous descendez, votre Altesse ? 
Mais alors, quel titre vous donnerai-je
lorsque  vous monterez ? 
Devrai-je dire : votre Bassesse ? 

Le petit prince demeura songeur un moment.

 — J’avoue, cher ami au poil roux, que je ne sais par quel bout 
attraper ton étrange question. Elle semble n’avoir ni queue ni tête...
et je m’sens tout bête !

   — Je me propose, dit le rouquin taquin, de vous tutoyer, 
sans Altesse ronflante ni Bassesse sifflante, 
de sorte qu’entre nous la simplicité ouvre tout grand la porte à l’amitié.
                                                                                                                                   
 — Comme tu as raison ! s’exclama le petit prince, ravi et soulagé. 
La simplicité est une précieuse clé 
ouvrant la porte de la concorde entre soi et soi, 
ainsi qu’entre soi et les autres.

- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. 
Mais tu ne dois pas l'oublier.
.
Amezeg
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dimanche 12 février 2017

"Je craque..."

Pour l'atelier Mil et Une

Mot à placer : polar 


Punaise !
Vendredi 13 juillet : jour de canicule
et jour de déveine...
Voilà dix jours que je trime comme un fou,
jour et nuit,
pour boucler ce polar...
Rien fait d'autre...
Même pas mis le nez dehors...
pour écrire ces cent pages en un temps record. 
J'ai tout oublié...vraiment tout oublié
sous la menace de cet éditeur récalcitrant.
Et voilà que j'ai même réussi à zapper, hier, l'anniversaire de Julie !
Son dernier e-mail est on ne peut plus clair...

"Cher toi, je ne sais pas où tu es, ni avec qui...
je suppose que c'est quelqu'un d'extraordinaire
puisqu'elle a le don de te faire oublier le reste du monde...
Surtout ne m'appelle pas pour inventer une excuse. 
Je te laisse à tes amours.
Je ne t'embrasse pas.
Ta brosse à dents arrivera lundi par la poste.
Ciao !"

Et m...!!!!
Laissez-moi  pleurer.

Ma vie est un roman noir.
.
La Licorne
.



vendredi 10 février 2017

JEU 23 : Le droit des animaux



C'est alors qu'apparut le renard:
- Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, 
qui se retourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
- Je me souviens de celui de ma grand-mère.
- Alors, tu en as déjà vu. Pourtant tu ne m'as pas reconnu.
- C'est que, elle le portait autour du cou. C'était doux, quand je le caressais. 
Toi aussi, tu appartiens à quelqu'un?
- Je ne comprends pas bien ta question. Le renard de ta grand-mère, il vivait chez elle?
- Je crois qu'elle le rangeait avec son vison, sa loutre et un chinchilla.
J'aimais bien qu'elle ouvre son armoire à fourrures. 
Elle me disait: " Ce sont mes doudous." 
Et en même temps, j'étais un peu triste, 
parce qu'il y avait longtemps que je n'en avais plus. 
Maman, un jour, avait décidé que j'étais trop grand,
 elle n'a jamais voulu me dire où il était rangé. 
Alors, quand ma grand mère ouvrait son armoire, 
j'espérais que je le retrouverais avec les siens. 
Et je pensais, pourquoi Grand-Mère y a droit, à son âge 
et pas moi, aux doudous. 
Mais comme maman m'avait interdit d'en parler, je ne disais rien.
- Je te comprends. C'est très dur de perdre son doudou. 
Moi aussi, j'ai une histoire à te raconter. 
Il était une fois une famille de renards, appelée Fennec. 
Ces fennecs vivaient, mangeaient, dormaient dans le désert.
- Mais qu'est-ce qu'on mange dans le désert?
- Des souris, des oisillons, des lézards, des poissons, des insectes, des fruits quand il en trouve.
- Mais un renard Fennec, comment il boit dans ce désert?
- Il y a toujours quelque part, un point d'eau. 
Et puis le fennec n'a pas besoin de boire beaucoup, et trouve l'eau dans sa nourriture.
Dans cette famille Fennec, étaient nés deux petits.
- Cela ressemble à quoi un petit Fennec?
- A moi.  Une nuit, maman Fennec tendit ses oreilles, hurla. 
Puis, plus rien. Les deux petits attendirent, la fourrure chaude leur manquait; le lait aussi. 
Quand leurs yeux s'ouvrirent, ils firent connaissance l'un de l'autre. 
Il fallut qu'ils se débrouillent. Le plus malin des deux sortit la tête, il faisait très chaud, 
un éclair  éblouit leur vue toute neuve. 
Quand, le moins hardi put à nouveau distinguer la tanière, il était seul. 
Ses oreilles, enfin redressées, captèrent des grondements, des claquements.
 Puis ce fut le silence. Il apprit à chasser seul, la nuit, évitant les pièges du sable trop chaud, 
grâce à ses pattes poilues, utilisant ses oreilles pour entendre, mais aussi pour se ventiler. 
Il n'a jamais retrouvé sa famille. 
Mais il a entendu ces mêmes bruits que le jour de la disparition; 
il a senti une odeur inconnue, entendu d'étranges sons. Curieux
- Comme c'est triste, dit le petit prince, et regardant attentivement son nouvel ami, 
je crois que j'ai deviné, c'est toi le petit fennec de l'histoire.
- Oui, comment as-tu deviné?
- Parce que tu es un peu différent du renard de Grand-Mère. 
Premièrement, tu es vivant, deuxièmement tu as des oreilles plus allongées, 
troisièmement tu es plus petit.  Je voudrais bien t'aider à retrouver les autres.
- Il y a plus important; quand tu reviendras chez les hommes, 
rapporte-leur mon histoire; 
apprends-leur qu'un fennec est fait pour vivre dans le désert. 
Que ceux qui ont capturé sa famille ne sauraient, eux, pas vivre dans ce même désert, 
ils ne voudraient pas que leurs enfants, petits enfants soient enfermés dans une cage, 
eux qui sont tellement attachés à la liberté.
Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. 
Mais tu ne dois pas l'oublier.
Et puis, ne regrette plus ton doudou. Quand tu seras là-bas, souviens-toi de moi. 
Alors, tu sauras trouver les mots, pour les convaincre.
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samedi 4 février 2017

JEU 23 : Rencontres



C'est alors qu'apparut le renard:
- Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, 
qui se retourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard
- Et que fais-tu là ?
- Je t'attendais, dit le renard.
- Tu m'attendais ? Mais comment savais-tu que je viendrais ?
- Je ne savais pas que ce serait toi, dit le renard,
mais  je sentais que quelqu'un passerait,
j'ai beaucoup de flair, tu sais, et je ne crois pas au hasard...
Quand on doit vraiment rencontrer quelqu'un, on le rencontre...
toujours au bon moment...
C'est comme ça...
- Alors , ce n'est pas un hasard si je suis venu sur Terre ?
- Non, ce n'est pas un hasard. Il y a des milliards d'étoiles et de planètes
et c'est celle-là que tu as choisi...
- Et ce n'est pas un hasard si j'ai rencontré l'aviateur ?
- Non. Il avait besoin de toi et tu avais besoin de lui...
Il avait quelque chose à comprendre et toi,
tu avais l'âme assez pure pour lire dans son coeur...
Tu te souviens du dessin du chapeau ?
- Tu veux dire de l'éléphant dans le boa ?
- Oui. Eh bien, tu l'as vu, l'éléphant...
Tu l'as vu au premier coup d'oeil !
Les autres se fient aux apparences,
ils ne cherchent pas ce qu'il y a à l'intérieur...
leurs yeux sont aveugles.
Mais, toi, tu vois...
- Oui, c'est vrai...je vois...dit le Petit Prince.
je ne fais pas d'effort pour ça, c'est naturel...
je vois...l'intérieur des choses et des gens.
Mais ce n'est pas toujours agréable, tu sais...
c'est douloureux , parfois...
dit-il, avec un brin de tristesse dans la voix.
- Bien sûr...dit le renard.
- Et dis-moi, renard, sais-tu pourquoi nous nous sommes rencontrés ?
- Pas tout à fait...mais je le devine...
- Alors, dis-le moi, s'il te plaît...je veux savoir...
- Eh bien, je devine que nous pourrions être amis, tous les deux, si tu le voulais...
Nous sommes très différents,
mais c'est justement pour cela que cette amitié serait précieuse ...
- Explique-moi encore...
- Tu es un enfant, un enfant si fragile, si naïf,
tu ne sais pas te défendre...
je pourrais te donner un peu de mon expérience, de ma ruse...
et toi, tu pourrais me donner un peu de ta fraîcheur, de ton innocence...
Ainsi, cette amitié, Petit Prince, peut nous enrichir tous les deux...
Chacun de nous porte quelque chose de précieux, vois-tu, Petit Prince...
nous sommes tous complémentaires
et si nous mettons nos qualités en commun...
chacun sera plus complet et le monde sera plus beau.
Les hommes ont oublié cette vérité, 
Mais tu ne dois pas l'oublier.
Nous ne sommes pas ennemis, nous avons besoin les uns des autres,
et aucun être, sur cette Terre, n'est de trop.
Aucun.
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La Licorne
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vendredi 3 février 2017

JEU 23 : Les liens sacrés




C'est alors qu'apparut le renard:
- Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
- Que fais-tu sur cette placette engourdie au soleil, loin de ton désert ?
- Je regarde cette fontaine jaillir comme un bouquet…je me dis que cette eau est un prodige auquel les hommes de mon désert ne sont pas habitués.
- Ils ne boivent donc pas à leur soif ?
- Si, mais cela ne vient pas tout seul… Chercher l’eau est le combat permanent de leur vie. La quête fondamentale. Cela leur donne une humilité.
- Ce doit être affreux de mourir de soif…
- Oui, mais il est encore plus affreux de mourir de cupidité ou de haine…
Et puis la terre recèle toujours des sources et des oasis. Il faut les connaître. Et les hommes bleus connaissent les secrets de la Terre. Les Anciens savaient vivre en harmonie avec cette nourricière à qui ils devaient tout. Quel que soit leur pays…
- Les hommes sont devenus fous, dit le Petit Prince d’un air pensif et un peu résigné…
- Oui, ils croient être devenus les maîtres du monde, mais en réalité, ils ne maîtrisent rien. Et surtout pas cette fumée irisée et diaphane que l’on nomme bonheur. On ne peut très longtemps mettre l’amour en bouteille plastique, ni l’eau en cage, ni la lune dans le caniveau. On ne peut vivre heureux très longtemps en ne respectant pas le rythme éternel des saisons, les arbres, la mer, les animaux et l’or des fontaines. Le soleil à lui seul est une promesse de vie. Il détient le secret de l’Energie vitale. Rien ne se fait de bon dans la sécheresse du cœur, et dans l’oubli des liens sacrés. Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier.
- Je vais aller réveiller le cœur des hommes et la leur dire, dit le Petit Prince, avant qu’il ne soit trop tard…

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jeudi 2 février 2017

JEU 23 : L'amour, c'est si simple...



C'est alors qu'apparut le renard:
- Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, 
qui se retourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
- Celui qui a mangé le fromage du corbeau ?
- Non c’était un lointain cousin, 
Mais cette histoire nous a fait bien du mal
à nous, pauvres renards, si doux, si tendres
- Est ce pour ça qu’on dit « rusé comme un renard » ?

- D’abord dis-moi toi, qui es-tu ?
Tu es le premier humain qui ne me chasse pas.
- Je suis un petit prince, perdu dans ce désert,
et je ne sais pas comment rentrer chez moi..
J’ai besoin qu’on m’aide et personne ici ne semble pouvoir le faire.
- Tu sais petit prince bien trop de personnes
ont trop à faire pour vivre ou survivre parfois.
Alors ne t’étonne pas de ne pas être aidé, secouru…
Si tu veux je peux faire quelque chose pour toi
.- Que me demanderais tu en échange ?
- Rien. - Rien… vraiment ?
-  L’amitié, un peu de chaleur,un regard, un sourire, 
crois moi c’est si facile que je peux dire que ce n’est rien.
Ça devrait être naturel.
- Oui Renard, je veux bien t’offrir tout ça
et même plus encore…Le souvenir. 
Quand je serai chez moi je dessinerai un portrait de toi 
et le garderai toujours.
- C’est très émouvant ce que tu me dis.

Alors, ce n’est pas par hasard que…
Le Petit Prince et le Renard dirent ensemble :
« L’amour c’est aussi simple que ça ».
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le Renard.
Est ce cela qui les rend si cruels parfois ?
.
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Agenda ironique : "Le livre mystère"



Pour l'agenda ironique de février
(thème proposé par Jobougon, à découvrir sous le lien)


- Bienvenue dans notre émission du dimanche soir 
"Le livre mystère" !
Je vous rappelle rapidement le principe de l'émission :
Nos deux critiques, Patricia Martha et Jean-Loup Résine , 
vont, comme chaque semaine,
débattre à propos d'un livre
dont nous ne vous donnerons pas le titre ...
A vous, chers auditeurs, de le deviner !

- Alors, Jean-Loup et Patricia, en forme aujourd'hui ?
- Oui, enfin, pas précisément ...c'est un gros pavé 
que vous nous avez donné à lire, cette semaine !
les nuits ont été plutôt courtes...
-Non, non, moi, je me suis régalée...Je ne pouvais plus le lâcher...
une merveille que cet ouvrage !
- Mouais... enfin, à condition d'aimer les livres culturels...
parce que, franchement, je n'ai jamais rien lu d'aussi décousu...
-Vous n'avez pas été sensible à l'extraordinaire richesse du vocabulaire ? 
A l'abondance des images ?
- Mais il n'y a aucune action...et, pour tout dire, 
je n'ai pas compris où l'auteur voulait en venir...
il se perd dans des digressions sans fin, et très vite, on perd le fil, 
si tant est qu'il y en ait eu un...
- Jean-Loup, vous êtes un rabat-joie !
N'avez-vous pas remarqué que, sous cette disparité apparente,
 il y a une profonde cohérence : une tentative de parcourir tout le savoir humain, 
et un écho permanent aux meilleurs auteurs du XVIII ème siècle ?
Ne me dites pas que vous avez manqué ces références essentielles?
- J'ai surtout constaté que mes yeux se fermaient...
à plusieurs reprises... que j'ai failli abandonner...
et puis, la fin, quel ennui ! On n'y comprend rien ! 
Une chute complètement ratée !
Quant au style...je ne vous parlerai pas du style...
Inexistant !
- Et pourtant... quelle imagination... !!! Aucune redite, 
à chaque page, on pénètre dans un nouvel univers...
et on apprend, on apprend...
je pourrais le relire vingt fois,
 j'y trouverais toujours quelque chose d'intéressant...
c'est une mine, ce livre, une mine inépuisable...un trésor.
- Eh bien, je vous le laisse, votre livre-merveille,
moi, je m'en vais relire un bon polar, 
histoire de me détendre les neurones...:-))
-  Et moi, voyez-vous, je m'en vais me plonger à nouveau
dans l'une ou l'autre de ses pages
et noter encore une ou deux somptueuses citations...

-Voilà, chers auditeurs...
vous avez écouté nos deux chroniqueurs...
je pense que vous en savez suffisamment à présent...
Si vous pensez avoir trouvé de quel livre il s'agit...
je vous invite à nous appeler ou à laisser un commentaire...
Juste un indice :
le titre comporte un prénom...

Merci de nous rester fidèles...
et à  la semaine prochaine !
.
La Licorne
.



mercredi 1 février 2017

JEU 23 : Texte sandwich


Bonjour les ami(e)s !
...ça fait déjà trois mois que ce blog est en pause...
et vous commencez à me manquer...
un peu...beaucoup...

Et si l'on repartait vers un nouveau défi d'écriture... ?
Qu'en dites-vous ?

Pour vous mettre en appétit, 
je vous propose un "Texte sandwich" .

Le principe en est tout simple :
je vous donne le début d'un texte et sa fin, 
et il s'agira de "réinventer" ce qu'il y a entre les deux...

Pour cette fois, j'ai pensé à un passage très très célèbre 
du "Petit Prince" de Saint-Exupéry,
celui de la rencontre avec le renard. (*)
.



C'est au chapitre XXI et ça commence comme ça :


C'est alors qu'apparut le renard:
- Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, 
qui se retourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
.......
......
....
...
..
.

Et puis ça finit comme ça :

- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. 
Mais tu ne dois pas l'oublier.
..............
.

Donc, votre texte commencera de la même façon et se terminera
par la phrase "Les hommes ont oublié cette vérité..."
et éventuellement, par une toute dernière phrase pour conclure
(comme dans le texte original).

Reste à imaginer quelle est cette "vérité oubliée"...
(différente de celle de Saint-Exupéry)
et à écrire le dialogue...

Envoi comme d'habitude  à
undeuxtrois4@orange.fr
Date limite : 21 février à minuit
.
Je compte sur votre talent et sur votre coeur,
je me réjouis d'avance...
et je vous fais de grosses bises...
 amicales et sincères,
chaleureuses et...princières !
.
La Licorne
.

P-S : (*) Le sujet m'a été inspiré...mercredi dernier...
par une VRAIE rencontre !