Au départ, on ne sait pas trop
si elle va virer à droite...
ou à gauche,
mais force est de constater
qu'au final Jobougon
tient magiquement
et magnifiquement le cap...
Allez vite la lire
.
Ateliers d'écriture mensuels : textes, poèmes et jeux littéraires
Au départ, on ne sait pas trop
si elle va virer à droite...
ou à gauche,
mais force est de constater
qu'au final Jobougon
tient magiquement
et magnifiquement le cap...
Allez vite la lire
.
Messire Mainate, merle moqueur mais pas mécréant, de mèche avec une mésange maigrelette, siffle sur un mélèze une mélodie mélancolique, une merveilleuse mélopée qu'il ne maîtrise que médiocrement.
Maître Merlin, mélomane méticuleux et mécontent, s'en mêle et sans ménagement, médit mezza-voce sur les deux ménestrels :
"Quel méli-mélo ! Méconnaissable ! Mes amis, sur le métier, re-mettez mille fois votre medium...mélangez du miel à tous vos mets et mémorisez méthodiquement les méandres de cette mélodie médiévale. Ne la mésestimez pas, ne la méjugez pas ! Elle mérite le meilleur !"
Le merleau et la merlette font alors leur mea culpa, rentrent à la maison, corrigent leurs erreurs au métronome, y mettent tout leur coeur, progressent comme des météores ...jusqu'à mériter bientôt la médaille très médiatique des "meilleurs chanteurs méditerranéens".
Merci Merlin !
La Licorne
John Duff a empoigné la consigne
à bras-le-corps
et en a fait une belle histoire,
pleine de saveur et de rebondissements,
avec, bien entendu,
ses deux héros favoris :
Momo et Yuja.
Pour découvrir leurs nouvelles aventures
c'est ICI .
.
(et si vous voulez laisser un commentaire à John,
vous pouvez le faire ci-dessous)
.
Mijo est allée faire un petit tour
sur la brocante du jour
avec ses copines
et y a fait
de surprenantes rencontres !
.
A lire ICI
.
Le mois de mai file et défile à toute vitesse...
Nous voilà déjà, mine de rien,
au milieu du temps imparti.
Je vous propose donc un petit bilan
sur les courageux participants
qui, bravant la paresse naturelle,
ont décidé de consacrer
une journée de repos, ou mieux,
la totalité de l'un des "ponts de mai"
à l'Agenda !
Il s'agit de :
Lothar : "Porte-bonheur, porte-malheur"
Tiniak : "Divan de travers"
Isabelle-Marie : "Quand un brin de muguet se fait la malle"
Max-Louis : "La pesanteur du temps"
et puis enfin de moi-même, en trois essais :
.
Plein de bons moments de lecture
à savourer...donc,
en attendant les suivants
qui, n'en doutons pas,
taillent en ce moment
leur crayon...
avec entrain !
je vous fais de grosses bises
et vous dis "à bientôt" !
(avant le 27 mai)
.
La Licorne
.
Astuce : si vous voulez retrouver tous les textes sans exception,
cliquer ci-dessous sur le libellé "Prosopopée de mai"
.
une question banale ?
Pas toujours.
Chez Max-Louis,
ça nous emmène loin...
très loin.
.
A lire ICI
.
Qui aime ses pénates
Il s'appelle Merlin
Et siffle dans son coin
Autrefois religieux
Il priait tout le temps.
Maintenant qu'il est vieux
L'est dev'nu mécréant...
Ne le méjugez pas
Il a d'autres talents :
Il mène des débats
C'est un oiseau savant
La langue, il la maîtrise
Aussi bien qu'vous et moi
Alors, qu'on se le dise
Plus bavard, il n'y a pas !
J'aime sa mèche jaune
Ses pattes maigrelettes
La façon dont il trône
Sur sa branche...et rouspète !
Messire Mainate caquette
Messire Mainate m'épate
Mais pitié, qu'il arrête
De chanter cette cantate :
Tes paroles j'y comprends rien
De l'huile petit homme
Dis des mots lents, tu veux bien ?
Mets de l'huile petit homme
Tes paroles j'y comprends rien
De l'huile petit homme
Pour le petit merle in...dien"
:-)
.
La Licorne
.
"L'argent ne fait pas le bonheur ? Rendez-le ! "
disait Jules Renard.
Alors, un jour, on me l'a rendu.
Pas l'argent.
Le bonheur.
Je l'ai ramassé. Je l'ai pris dans ma main.
Puis je l'ai écouté. Il était tout en pleurs.
"Qu'est-ce que tu as ? lui demandai-je, inquiète.
- Je suis triste. Je suis triste parce que je n'arrive pas à demeurer quelque part. On me fuit, on me jette, on me perd...Personne ne me garde bien longtemps. Je suis maudit !
- Mais les gens t'aiment, pourtant.
- Je ne sais pas s'ils m'aiment. Ils me cherchent, ils me veulent, ils me rêvent...mais quand je suis là, ils m'oublient ! Je deviens invisible.
- La nature humaine est ainsi faite, dis-je. On souhaite toujours ce qu'on n'a pas.
- Je sais, je sais...depuis le temps que je parcours la Terre en tout sens, je l'ai bien compris. Tiens, pendant un moment, j'ai vécu chez Ulysse. Tu connais Ulysse ?
- Tout le monde le connaît. C'est celui qui a fait un beau voyage ?
- Oui, celui-là même. Eh bien, pendant son périple, il lui est arrivé bien des malheurs. C'était très mouvementé. Beaucoup trop pour que je l'accompagne. Et ensuite, quand il est rentré à la maison, dans son petit village, Pénélope, aigrie par sa longue absence, lui a rendu la vie impossible.
- Ah bon ? Pourtant, Messire Du Bellay a magnifié la fin de sa vie dans un superbe poème.
- Oui, c'est bien ça le problème : on parle de moi sans savoir, on me projette dans des endroits où je n'ai jamais été...on écrit des vers de toute beauté, mais sans vérité. Et surtout, surtout, on m'envoie sans cesse dans le passé.
- Comment ça ?
- Eh bien, les gens ne me voient que de loin : ils me mêlent facilement à leurs souvenirs d'enfance, aux événements d'antan, mais presque jamais à leur présent. C'est comme une presbytie de l'âme.
- C'est vrai. Je n'y avais jamais pensé. Mais tu as raison. Il est probable que la mémoire nous joue des tours. On méjuge le présent et on embellit ce qui a disparu...Moi, j'aime bien les vieilles pierres, les vieux souvenirs, les vieilles photos...ça m'attendrit.
- Voilà. Exactement. Tu me mets là où je n'ai pas habité. Et tu joues en permanence les Merlin l'enchanteur en repeignant les jours anciens d'un coup de baguette magique. Sur le moment, les "petites étoiles", les "étincelles de joie" que tu y vois aujourd'hui...ne brillaient pas tant que ça. Sur la photo de famille, la petite fille maigrelette pensait à ses devoirs non faits, sa mèche de travers et à ses disputes avec sa soeur...et, entre deux préoccupations, elle souriait sur commande, pendant cinq secondes. Toi, tu regardes ce grand sourire...et tu imagines que c'était la période la plus heureuse de sa vie.
- Je comprends. C'est une sorte de reconstruction. Une reconstruction qui me fait du bien et me console un peu. Mais dis-moi, petit bonheur, je me pose une question...Tu ne vas pas me dire, que toi... toi le bonheur...tu es malheureux ???
- Eh bien, je suis comme vous : je passe du rire aux larmes, de la satisfaction à la déception, de la joie la plus pure au désespoir...Chaque jour est différent. Chaque jour amène de nouveaux états d'âme.
- Et si c'était ça, le plus important ?
- Que veux-tu dire?
- Eh bien, que ce qui nous mène, c'est le fait que tout change à tout moment. Que toi, le bonheur, tu ne sois pas une conquête, une possession, un acquis...mais quelque chose qui va et qui vient..et qu'on est toujours honoré d'accueillir quelques secondes, quelques minutes, quelques jours.... Comme je suis ravie de t'avoir avec moi, aujourd'hui. De te porter, même un instant. "
A ce moment-là, j'ai vu, dans l'oeil de mon petit bonheur, comme une lueur. Un éclat soudain. Il a séché ses larmes. Il s'est redressé d'un coup et il m'a dit, avec un petit sourire malicieux :
"Bon, fillette, je t'aime bien, mais je dois y aller. Quelqu'un m'attend. A vrai dire, je ne sais pas encore qui, mais c'est ça qui est bien...non ?"
Et il s'est envolé.
La Licorne
Une coccinelle, après bien des allées venues, finit par se poser sur un brin de muguet.
- Eh, toi...fais donc attention ! Tu viens de bousculer mes fleurs !
- Oh, Mumu...Calme-toi ! Tu me parais bien énervé !
- C'est que je faisais une petite sieste, tranquille, à l'ombre... et bing ! tu m'as réveillé.
- Ce n'est pas moi qui t'ai dérangé...je me suis posée tout doucement. Ce sont tes clochettes qui font drelin, drelin...dès qu'on les frôle. Quelle idée aussi, d'en avoir autant !
- On est comme on naît. Je n'y peux rien. Et puis, les autres ne pensent pas comme toi : on les aime, mes clochettes. Il paraît même qu'elles portent bonheur.
- Humm...je ne crois pas tout ce qu'on raconte. Moi qui te connais bien, Messire Muguet, je sais que, sous tes airs enchanteurs, tu es tout ce qu'il y a de plus "toxique". Tu joues les magiciens du bonheur, les "Merlin"... mais il y a deux jours, j'ai croisé une petite vieille, toute fluette, toute maigrelette, qui cueillait des herbes dans la forêt. Elle voulait préparer un peu de pesto pour agrémenter les mets du dimanche. Bien mal lui en a pris : elle t'a confondu avec de l'ail des ours et depuis, elle est malade à en crever.
- Ah, ah...tu peux parler, la Belle ! Les gens te laissent monter sur leur index et te trouvent mignonne...Ils pensent que tu es jolie, gentille et synonyme de chance. S'ils savaient ! Ils oublient, les pauvres naïfs, tes nombreux "points noirs"...ils oublient que tu es la plus grande "dévoreuse" que la Terre ait jamais portée ! Un monstre vorace. Combien de pucerons croques-tu par jour ? Non, ne réponds pas, je préfère ne pas le savoir. C'est abominable !
- Je ne répondrai pas, en effet. Etre méjugée par un brin d'herbe, c'est un comble ! Chaque jour, je sauve des dizaines de plantes de la gent puceronesque...de ces horribles "suceurs de sève", de ces minuscules vampires au corps mou...Sans moi, tes congénères seraient morts depuis longtemps.. alors je n'ai pas de leçon à recevoir de toi, ok ?
- Je me demandais pourquoi tu étais si rouge, Coccie. Maintenant, je sais : c'est parce que tu es toujours en colère. Allez, zou ! Va donc voler ailleurs...mécréante...et laisse-moi dormir en paix.
- Oui, c'est ça, je vais aller me poser plus loin. Sur l'arbre voisin, tiens. Histoire de "toucher du bois". Et puis, je vais aussi "croiser les pattes"...pour chasser le malheur de t'avoir rencontré ce matin.
- Ben, moi, je vais faire une causette avec mon ami le trèfle à quatre feuilles. Il est discret, lui. Et il ne se mêle pas de ce qui ne le regarde pas. C'est si rare.
- Que de mots gentils , l'ami! C'est bien ce que je disais. Toxique, le Mumu ! Allez, bye bye ! Je te laisse. Mon amie la rose m'attend. On a rendez-vous tous les deux. Comme chaque jour. De "bonne heure".
La Licorne
S'appropriant, vite fait, bien fait, la consigne,
Tiniak nous emmène sur le divan du psy
et nous parle d'un patient
à l'accent....
un peu particulier.
C'est ICI.
.
Courez-y vite,
courez-y vite !
.
Chers zamis agendistes, ironistes...
et pas tristes...
Comme vous l'avez vu,
le mai, le joli mois de mai est revenu...
le soleil brille et il fait beau. (*)
toutes vos inquiétudes, angoisses et morosités,
de cueillir gaiement le joli muguet
et de prendre, en même temps,
un grand bol d'air frais.
Le thème de ce mois sera :
"porte-bonheur"
Sur ce thème, je souhaiterais
que vous placiez le plus de mots possible
commençant par "mai"
(ou mei, mè, mê, mé)
(dont, 7 mots, au moins, choisis parmi ceux-là :
maitrise, maigrelet, mainate, messire, mets
mèche, mêler, méjuger, Merlin, mécréant)
Je vous invite aussi à manier habilement
la prosopopée...
ainsi que la fine ironie
dont vous êtes coutumiers.
Enfin, (en option), vous pourriez vous inspirer
de cette phrase de Jules Renard :
"Le bonheur, c'est être heureux ;
ce n'est pas de faire croire aux autres qu'on l'est."
Bon, maintenant,
selon la formule consacrée,
YAPLUKA...
Date limite pour participer
(déposer le lien de votre texte
dans les commentaires ci-dessous) :
mercredi 27 mai 2026, minuit.
Ensuite, on passera au vote,
ici ou ailleurs...
(L'ami Tiniak,
organisateur d'avril,
a généreusement accepté
de m'aider pour le sondage)
Au bonheur de vous lire !
.
La Licorne
.
il faisait encore très beau. Mais depuis...hum.
On aurait bien besoin d'un "petit coup de pouce" :
"Coccinelle, demoiselle, va dire au Bon Dieu...
qu'il fasse beau...demain !"
Faites comme Queneau :
Prenez un mot
Prenez-en deux
Ou encore mieux
Prenez-en dix
Prenez-en mille
Si ça vous dit
Si c'est utile.
Un mot bizarre
Et un mot rare
Un mot banal
Un mot bancal
Un mot désuet
Un mot coquet
Un mot badin
Un mot coquin
Un mot violent
Un mot savant...
Plus c'est varié
Et meilleur c'est !
Epluchez bien.
Assez de mots ?
Lavez le tout,
Jetez dans l'eau
D'un grand faitout.
Remuez bien...
Puis, pour le goût,
Un peu de sel
Et d'ironie,
Du vermicelle,
Un brin d'folie.
Il faut attendre
Un petit peu.
Quand c'est bien tendre,
Coupez le feu.
Mixez, mixez...
Puis partagez
A ceux qui passent
Faites goûter
A tout l'espace.
Soupe de légumes
Pour ceux d'Neptune.
De pommes de terre
Pour Jupiter.
Soupe de mots
Pour ceux d'Oxo.
Deux louches en plus,
Pour Uranus.
Voyez s'ils aiment
Votre poème :
S'ils disent "Schtroumpf !" :
Ils aiment de ouf
Mais s'il en reste
C'est qu'ils détestent.
Si ça arrive,
Pas d'prise de tête
Changez d'convives...
Et de planète.
Chers marmitons
A vos casseroles,
Chers compagnons,
A vos mots drôles...
Et chers amis,
Bon appétit...
.
La Licorne
.