Elle : — Alors ? Tu continues à te prendre pour un dieu, ou tu acceptes enfin de considérer la réalité pour ce qu'elle est.
Elle : — Si, bien sûr, j'adore ! Tout ce qu'il faut là où il faut. Mais tu as quand même tendance à la ramener, alors que tu n'es jamais que… ce que tu es !
Lui : — Madame est jalouse ? Tous les mecs m'envient, alors que toi, certes tu es une femme bien agréable à regarder, mais quand même relativement répandue et ordinaire !
Elle : — Ah ! Le gros macho ! Qui se croit toujours sorti de la cuisse de Jupiter ! Va quand même falloir un jour que tu te décides à regarder la réalité pour ce qu'elle est. Tu n'es même pas un demi-dieu.
Lui : — On écrit sur moi « des romans fleuves », ne l'oublie pas. J'ai un truc bien plus long que beaucoup d'autres, qu'on m'envie partout dans le monde. Et je te rappelle que tu adores te jeter dans mes bras !
Elle : — Je le confesse volontiers, tu as su m'attirer vers toi irrésistiblement, j'adore me lover et m'unir à toi dans une étreinte dégoulinante.
Lui : — Toi et moi nous sommes faits pour nous unir et couler ensemble des jours heureux.
Elle : — N'oublie pas cependant que tu n'es jamais qu'une allégorie du Danube et non je ne sais trop quel dieu de l'Olympe.
Lui : — Et toi aussi n'oublie pas que tu n'es qu'une allégorie de l'Inn et qu'à un moment donné tu te jettes dans mes bras amoureusement.
Elle et Lui : — Nous sommes désormais assignés à résidence dans la Fontaine de Pallas Athena, devant le parlement autrichien à Vienne. Certes nous sommes un peu figés, mais on voit passer beaucoup de monde.
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les deux personnages de la photo ne sont pas Zeus et une déesse. Ce sont l'Inn et le Danube personnifiés.