dimanche 13 octobre 2019

JEU 50 en B




Brandissez vos billets
Avec ce bateau bicolore
Tout beau et sans bigor
En bikini, bacchantes et béret
Avec bien du bonheur
Une belle balade ferez !

A bâbord

Vous borderez Byzance
Ou  Babylone dans sa brillance
Irez-vous batifoler ou bouquiner ?
Les babas au rhum becqueter ?
Et avec les babas cools  baraguiner?

Danser au bal de brume
Et bailler sur le bitume?

Rien ici n’est bizarre ni mélancolique
Entrez, bondissez, bavardez
Venez à bord de ce bateau braisé
Entrez dans des rêves bucoliques

Mary G.




vendredi 11 octobre 2019

JEU 50 : A céder



Dans la série : 
"J'ai décidé de ne pas suivre exactement la consigne
mais j'ai envie de participer...
je vous présente le numéro 3 
du mois d'octobre : 
Carnets paresseux !

Que faire ?
je le garde, cet AS, 
ou je le laisse..
sur le carreau ?
;-)




As et dé
Solitaire bien évidemment

Excellent à la mistoufle, en brelan, au chien-vert et au lansquenet
Très propre au mistigri. Peu servi : jamais n’a aboli le hasard.

Don, contre-don, tontine et coinchée, étudie toute offre sérieuse.
Échange possible avec as de cœur esseulé.






jeudi 10 octobre 2019

JEU 50 : Biberon



Biberon du XIVème siècle
Intégralement en peau de chèvre
Bec en os de bœuf
Epousant parfaitement les lèvres
Rondes d’un enfant
Ostensiblement goulu
Nouveau né s’abstenir



JEU 50 : Bahut ancien





Bahut style Louis XV
Ayant beaucoup de possibilités
Huche à pain incorporée
Utilité pour les enfants
Tentant de jouer aux fléchettes



Avec tiroir amovibles
Nécessaire de couture bien rangé
Ciseaux et aiguilles jamais perdus
Insertions de nacre fatiguées
Et restaurables même par
Non professionnel
-

Lilousoleil




lundi 7 octobre 2019

JEU 50 : Bourgeons



Bourgeons fraichement poussés,
Obsession des chevreuils qui hébétés,
Un peu désorientés,
Rient légèrement alcoolisés
Gorges déployées et sens affolés
Entre champs et sapins élancés !
On ne peut que les aimer.
Nos sirops, confitures et liqueurs vitaminés
Sauront séduire vos papilles éveillées
 
Découvrez, vous aussi, cette saveur sapinée
Et aux vertus thérapeutiques certifiées.

Sans aucun doute vous serez
Avec joie séduits et transportés
Par monts et vallées.
Il n’y a pas à hésiter,
Non. Achetez !





jeudi 3 octobre 2019

JEU 50 : Annonce à la Une


 
Beaux chapeaux claques et chapeaux plumes
Rares vieux chapeaux, sans claques et sans plumes
Avec des grigris grands attireurs de fortume
De plusieurs détenteurs de collection posthume
Etant les seuls à effectuer chaque jours cents pas sur le bitume
Riant de leur infortune
Ivres et navigant sur la lagune
En silence avec un gondolier

S'adresser impasse des Prunes
Un soir de nouvelle lune
Rue des Dunes, 89
Esterel 06





JEU 50 : Bouquins

 

BOUQUINS



Bouquins à vendre, bouquins d’écrivaine
Œuvrant de prix en publications collectives
Usant son canal carpien sur des ordis
Qui ne lui donnent pas la gloire
Une écrivaine écrivant en vain
Ignore qui sont ses acheteurs
Non des lecteurs qui lui disent sa valeur
Sans aller plus loin que la déclaration d’intention


Laura Vanel-Coytte

mardi 1 octobre 2019

JEU 50 : Petites annonces humoristiques




Ce mois-ci, vous allez devoir, chers amis,
faire un effort supplémentaire...car pour une fois,
c'est vous qui choisirez
l'illustration de votre texte.
Je m'explique :
Vous allez chercher une image
(photo personnelle ou image trouvée sur internet)
et puis, à partir de cette image,
vous rédigerez une petite annonce humoristique.

Vous pouvez vendre, échanger, donner...
tout ce que vous voulez,
à condition de nous faire sourire...
Soyez inventifs !
je compte sur votre imagination débordante
et je me réjouis d'avance !





Petites contraintes supplémentaires,
quand même...(sinon, c'est trop facile).
Le "truc" en question devra commencer par la lettre B
et  le texte devra être écrit en "acrostiche"
à partir des lettres du mot.

Exemple (l'humour en moins) :

                                                                Beau meuble de sapin
                                                                Utile et pratique
                                                                Rayonnages et tiroirs sur le côté
                                                                Etat très satisfaisant
                                                                Appeler le numéro ci-dessous
                                                                Uniquement après 19 h


Il est permis, bien sûr, de proposer,
si vous êtes inspirés,
plusieurs petites annonces.
(autant que vous voulez) 
.
Envoi avant le 21 octobre
 .

La Licorne
.


La goualante de la pauvre écrivaine


"La goualante[1] de la pauvre écrivaine[2]"

 


Esgourdez[3] bien cette semaine
La goualante de la pauvre écrivaine
Que les hommes aimaient
Mais elle savait
Dans la vie y a qu'une morale
Qu'on soit aimé ou pas
Sans mots on n'est rien du tout
Alors elle lisait et lisait
Des polars et des poèmes
Puis elle écrivait et écrivait
Des poèmes et d'autres encore

Esgourdez bien cette semaine
La goualante de la pauvre écrivaine
Qu'on soit aimé ou pas
Sans mots on n'est rien du tout
Son amour lisait ses écrits
Et elle gagna trente prix
Elle fut publiée quatre
Vingt six fois en groupe.


Esgourdez bien cette semaine
La goualante de la pauvre écrivaine
Qu'on soit aimé ou pas
Sans mots on n'est rien du tout
Et elle lisait et lisait
Elle publia quatorze livres
Que quelques uns lisaient
Et elle écrivait et écrivait


Esgourdez bien cette semaine
La goualante de la pauvre écrivaine
Qu'on soit aimé ou pas
Sans mots on n'est rien du tout
.
Laura

.

[1] https://www.cnrtl.fr/lexicographie/goualante
[2] https://www.youtube.com/watch?v=nQ511xLCiTs
[3] https://www.paroles.net/edith-piaf/paroles-goualante-du-pauvre-jean-la

dimanche 1 septembre 2019

JEU 49 : Son instant



SON INSTANT

Cette nuit, la lune scintille si peu. Elle est pâle. Une brume fine semble vouloir la dissimuler à nos regards… à son regard.
Il est debout, là, immobile face aux champs de blé ondulant sous la brise fraîche.
Il se souvient de son visage, de ce sourire éclatant qu’elle arborait chaque matin au lever du soleil. Elle dormait peu, et pour rien au monde elle n’aurait manqué ce rendez-vous avec l’aube qu’elle affectionnait particulièrement. C’était SON instant, cet instant où elle s’abandonnait, seule, à rêver en observant la lente métamorphose du paysage. Elle aimait regarder les premières lueurs dévoiler peu à peu ce qui l’entourait : d’abord la cime des sapins de la forêt proche, couronnés alors d’une couleur dorée qui leur allait à merveille, suivaient les champs qui tels des caméléons se fondaient dans les teintes de saison…petit à petit se révélaient à son regard le village, le clocher avec son coq reflétant les rayons du soleil comme pour nous dire « C’est l’heure de se lever ! », les toits aux tuiles orangés typiques de la région, les rues qui commençaient à prendre vie, … Et enfin la luminosité matinale l’atteignait tandis qu’elle buvait un thé vert à la menthe, son préféré, sur la terrasse en bois qu’il avait réalisé pour elle.
C’était son instant quelle que soit la météo, quel que soit son état de santé ! Sa santé qui, jour après jour, déclinait. Elle savait que chaque aurore était une chance. Celle d’être encore en vie.
Il est debout, là, frissonnant devant les faibles rayons de lune qui venaient caresser les épis de blé.
Depuis le départ de celle qu’il observait parfois à l’aube, sans qu’elle n’ait jamais remarqué sa présence… le départ de celle qu’il avait tant aimée… il ne sortait plus, ne voyait plus personne, ses pinceaux n’étaient plus sortis de leur tiroir, …sa vie avait perdu son âme noyée dans le désespoir, sa muse n’était plus là.
Jusqu’à ce fameux matin. Des miaulements insistants l’ont attiré dehors. Il faisait encore nuit. Il ne sait pas pourquoi il ne les a pas ignorés. Il s’est levé, a ouvert la porte vitrée qui menait sur la terrasse.
Deux petits yeux apeurés d’un vert cristallin éblouissant, cette couleur qu’il aimait tant peindre autrefois, le fixaient. Et au moment où il s’apprêtait à passer sa main sur cette petite boule de poils pour la rassurer, c’est arrivé. Un premier faisceau lumineux a glissé sur la forêt et lentement a chassé l’ombre qui couvrait la forêt jusqu’à esquisser une toile rougeoyante dont il n’arrivait plus à détacher le regard. Son sourire. Il était toujours là… Une douce sensation d’apaisement s’éveilla alors au plus profond de lui. Comment avait-il pu oublier SON instant ? Cet instant qu’elle aimait tant car il célébrait le bonheur de pouvoir vivre encore une journée auprès de lui et des gens qu’elle aimait.
Il est debout, là, devant une toile vierge posée sur un trépied tout neuf, tenant un pinceau dans sa main ferme, attendant l’instant.
Soudain le fou rire le prend. Elle est à nouveau là, devant ses yeux, dans son cœur. Elle y a toujours été. Il aura fallu un chaton perdu pour le lui révéler. Les premiers rayons du soleil viennent le caresser. Il est heureux. Et il efface tout ce qui le mine depuis trop longtemps en quelques coups de pinceaux, tel un jeune enfant qui avec des craies de toutes les couleurs emplit le tableau noir de sa classe d’arc-en-ciel joyeux ! Il dessine le visage du bonheur au milieu des vagues blondes ondoyantes. Il rit et salue sa belle qui dissimulée dans cette nouvelle lueur est venue lui rappeler sa chance d’être en VIE !

mardi 27 août 2019

JEU 49 : Le curieux bonhomme ou le bonhomme curieux ?


Le curieux bonhomme ou le bonhomme curieux?




Il se tient le dos droit et la tête fière comme on l'apprenait autrefois
Ses bras le long du corps, il a l'air hautain de défense des éternels timides
Il préfère être seul que mal accompagné; on lui parle et il écoute
Il souffre mais ne le montre pas; il dit non à  la colère et à la haine
mais il dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu’il aime
La vie, les mots
Il n'aime pas attendre, perdre son temps;
 il est bien quand
il est debout
Ou qu'il marche pour parcourir les paysages des villes et l'art
avec des craies de toutes les couleurs
Il s'habille et habille le monde
il dessine le visage du bonheur
.

Laura


vendredi 23 août 2019

JEU 49 : Laughing in the rain




Il dit non avec la tête,
Il dit non avec tout son corps,
avec tout son être.
Il dit NON
à ce monde qu'il ne comprend pas
à ce monde qui ne le comprend pas
Non aux habitudes, aux lâchetés,
à la cruauté ambiante,
à l'inconscience satisfaite et repue,
Non à ce qui englue, opprime,
à ce qui empêche de respirer librement...


Aujourd'hui, il dit non
pour la première fois.
Il dit non même s'il se sent seul,
même s'il est le seul à le faire...
cela n'a plus d'importance.
car il ne peut plus faire autrement
que de dire non.


 Il dit non parce qu'il a enfin trouvé
un peu de force au fond de lui,
cette force qui vous vient
parfois d'on ne sait où,
comme vient l'averse bienfaisante
qui dissout la chaleur écrasante...
et vous fait sortir de l'ombre
où vous vous teniez tapi.


Et soudain, il dit OUI
Il dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu’il aime
Il dit oui aux nuages, au soleil,
à la terre sous ses pieds,
à l'oiseau et à l'arbre,
il dit oui
à la beauté du monde
et à la caresse fragile de la Vie.


Il est debout
Debout sous la pluie
Debout dans la rue,
Et les larmes du ciel
tombent une à une
sur son visage,
pour le purifier, le laver
de tout ce qui n'est plus,
de tout ce qui ne va plus.




On le questionne :
que fait-il là,
arrêté, immobile,
au milieu de tous les autres
qui courent ?
Voulez-vous bien reprendre ,
monsieur, le cours de votre vie ?
Voulez-vous bien
reprendre votre place
de passant qui passe,
de travailleur qui travaille...
de fourmi dans la fourmilière ?



Alors soudain le fou rire le prend
un fou rire énorme, incroyable, démesuré
un fou rire à la mesure de la tristesse
des jours passés.
Et ce fou-rire efface tout :
les erreurs et les faux pas,
les peurs et les déchirures,
les ennuis et les pourquoi...


D'un coup, il aperçoit la vérité :
le rire est la clé de l'avenir...
Avec lui, il découvre la légèreté
qui lui manquait...
Il rit, il rit...
de plus en plus belle
à gorge déployée,
et parmi les passants,
il s'en trouve plusieurs
qui, entraînés par sa bonne humeur,
commencent, d'abord timidement,
puis plus franchement...
à faire comme lui...


Un, deux, trois, dix, vingt...
Bientôt toute la rue n'est plus
qu'un tintamarre d'éclats de joie,
qui rebondissent sur les murs et sur les trottoirs
tandis que là-haut, au-dessus d'eux,
comme une arche protectrice,
un arc-en-ciel de lumière dessine,
avec des crayons de toutes les couleurs
le visage d'un nouveau bonheur.

.

La Licorne

.



On continue...






Il semblerait que les vacances n'aient pas été propices à l'écriture...
J'étais moi-même absente une partie du mois d'août,
et puis, à mon retour, je constate
 que les participants ne se sont pas bousculés...

Je vous propose donc, exceptionnellement,
une prolongation du jeu précédent
(Jeu 49  : Recyclage littéraire)
jusqu'au 21 septembre...

Que la rentrée vous inspire !

A bientôt.


La Licorne

.

  

mardi 6 août 2019

JEU 49 : Le pianiste






Le pianiste


Il me fascine...
Il me fascine avec sa folie créatrice
avec le déchaînement déferlant
de gammes, d'arpèges, de staccatos...
Ses doigts courent légers sur le piano
il avale les triples croches et les tempos
il crée, il invente, il improvise
pose ses doigts juste sur la touche qu'il faut
Et soudain le fou-rire le prend
d'un glissement précipité
avec son pouce sur le clavier
des aigus aux graves
dans un roulement de cascade
il descend et il efface tout
les phrases musicales et les pièges
les gammes et les arpèges
il est passé maître à faire exploser les bravos
quand il joue je retiens mes sanglots
sa musique m'entraîne jusqu'au fond de l'ego
on dirait qu'une muse l'habite
Sous les sifflets des enfants prodiges
il joue debout, porté par sa musique
et la foule dit «oh oui » avec le cœur
et crie encore, encore , encore
elle bisse avec ses bravos
Quand ses doigts courent sur le piano
les sons qu'il en sort
de toutes les couleurs
réveillent le visage du bonheur

Lecrilibriste







jeudi 1 août 2019

JEU 49 : Recyclage littéraire

  
Bonjour !

Aujourd'hui je vous propose
un jeu "dans l'air du temps"...
un jeu...écolo.

Sachant que chez les grands écrivains ,
 rien n'est "à jeter"...
nous allons nous lancer
si vous le voulez bien,
dans un exercice
 de"recyclage littéraire".



Quezaco ?


C'est très simple :

On prend un texte connu, 
on en prélève certaines parties...
celles qui nous parlent,
et ensuite, on les "recycle", 
c'est-à-dire qu'on les intègre,
par un jeu de "collage", 
dans son propre texte.


Okay ?
alors passons maintenant
aux travaux pratiques :





Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu’il aime
il dit non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec des craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur


Jacques Prévert


Dans ce texte de Prévert,
vous choisirez donc  
quatre ou cinq vers
(au minimum)
et vous les intégrerez,
judicieusement, bien entendu,
dans un texte de votre cru.
 
Vous enverrez ensuite le tout,
sans emballage,
à undeuxtrois4@orange.fr

Date de péremption :
 21 août 2019

Belles vacances...
 "au vert"

...et à bientôt !

La Licorne




samedi 20 juillet 2019

C'est en juillet




Pour l'Agenda ironique de juillet
chez Louise
"Mathurinades et coquecigrues"







Depuis des lunes et des lunes
Que j'en rêvais...
Ca y est, j'ai décroché la lune
Et je m'en vais
Ne tombe pas de la lune :
Tu le savais...
Qu'une nuit sans soleil
Je partirais
Vers ma lune de miel
Et sans regret...


Le programme à Paulo
C'est en juillet
Et c'est dans son auto
Qu'on s'en irait
Visiter Pampelune
Et ses secrets
Depuis des lunes et des lunes
Que j'en rêvais
Ne sois pas importune
M'man, s'il te plaît


Tu m'dis que j'vis dans la lune
Ce n'est pas vrai
On a même quelques thunes
Quelques billets
Laisse-moi chercher fortune
Où ça me plaît
Et souhaite-moi sans rancune
Un bel été
J'te demande pas la lune
J'm'éclipse vite fait...!


La Licorne


 

Photos Laurent Laveder


Thème proposé :


Vous l'aurez compris, Louise nous avait proposé, 
en cet anniversaire historique 
des cinquante ans de la mission Apollo 11,
de parler de la lune...

Et il fallait de plus placer dans le texte 
au moins une expression contenant le mot "lune"...



"Femme sur la lune"  film de Fritz Lang




mercredi 10 juillet 2019

JEU 48 : Hypocoristique




Hypocoristique :
Adjectif du grec hypo, inférieur / en-dessous et du grec chorus signifiant chœur, chant (chorale). La lettre « h » de chorus a disparu pendant la révolution française car considéré comme une marque de noblesse…noblesse qui, rappelons-le, a été alors déchue de ses privilèges.
Cet adjectif signifie donc logiquement  « en manque de chant »
Mon perroquet semble déprimé, je pense qu’il est hypocoristique !
Je n’aime pas aller dans ce lieu hypocoristique : c’est angoissant et triste.
Par extension il qualifie toutes choses provoquées par ce manque musical.
Il a des boutons hypocoristiques qui apparaissent à force de s’enfermer dans le silence.
Se dit également d’une personne atteinte d’hypocoristie.
Marcellin est hypocoristique : il part en cure demain.
Cette maladie (l’hypocoristie) est provoquée par l’absence de chanson et de musique dans l’environnement du patient. Elle se soigne généralement en quelques jours en suivant une cure musicale intensive pendant laquelle le patient apprendra à chanter (à tue-tête si besoin) et à écouter régulièrement de la musique de toutes sortes pour éviter une rechute.
Contr. hypercoristique




mardi 9 juillet 2019

JEU 48 : Haro sur le salonnard






Salonnard : nom masculin d’origine incertaine mais à connotation péjorative.

Nous avons fait des recherches du côté de salo et de salon, mais il est imprudent de se prononcer sur l’une au l’autre de ces racines.

Le salonnard, qui, signalons-le, n’a pas de féminin, est un individu de sexe masculin que l’on peut croiser aussi bien en ville qu’en campagne.

Si je cherche dans mes souvenirs il me semble que j’ai dû croiser ce type d’individus, mais heureusement je n’en ai jamais connu de "près". Parce que le salonnard, dont on signale la présence dès le début du XIXème aurait des moeurs à la limite de l’inavouable. N’est-ce pas lui qui fréquentait assidûment ces maisons où il ne faisait que passer ?

Quelques unes font pratiquement partie du patrimoine… sexuel de l’humanité : Le Chabanais, One two two, Abbaye Saint Sulpice, appréciée des ecclésiastiques…

Leur nom, ou plus exactement leur surnom, pourrait venir de cette petite phrase qu’ils aimaient tant entendre lors de leurs visites dans ces temples de l’amour tarifé « mesdames au salon »….

Les salonnards d’aujourd’hui, à défaut des lupanars interdits depuis 1946 par la célèbre Marthe Richard, s’exilent en Espagne, Allemagne, Pays Bas…. et plus loin encore.
C’est une espèce qui n’est pas en voie de disparition.

lundi 8 juillet 2019

JEU 48 : Contadin

 
Contadin : Nom commun. Un contadin, une contadine...
Mot issu de la contraction de "c..." et de "citadin"...
Le contadin est une espèce que l'on rencontre fréquemment au centre des grandes villes.




"Le contadin hait la campagne...il méprise les "gens de pays", les provinciaux. Hors de sa cité chérie, point de salut...Lui, il est civilisé, cultivé et intelligent. Tous les autres, les ruraux, lui semblent, au mieux, "pittoresques".
Quand par hasard, il est obligé de faire halte dans un de ces lieux "sous-développés" qu'on appelle un village, il ne tarde pas à faire sentir sa supériorité intrinsèque...en relevant le menton, en prenant un air distant et un accent "pointu". Il évoque jusqu'à plus soif les plaisirs fins de la gastronomie, de la muséologie et de l'opéra...tout en dégustant un petit vin dont il oublie qu'il a précisément  été mis en bouteille par les culs-terreux qu'il regarde de haut.
Le contadin est un peu  comme les tomates "hors-sol": ayant perdu son "goût" et sa "saveur" d'origine, il ne supporte plus trop celle de ceux qui ont gardé leurs racines. Il se pense plus élevé que ses voisins alors qu'il est simplement "plus loin du sol", il se croit cultivé alors qu'il ne connaît rien des choses simples : il est généralement incapable de reconnaître un grillon, une feuille de betterave...un chant d'oiseau. "

Henriette Vincenot  "La vie des gens ordinaires"


La Licorne




samedi 6 juillet 2019

JEU 48 : Patouner



Patouner, v.transitif :

Etymologie : patouner est probablement issu du mot latin « patricius », signifiant « patricien » ou « membre de la noblesse romaine ». « Patricius » a donné le prénom Patricia qui s’est répandu alors à Rome. De nos jours, les personnes portant ce prénom sont souvent surnommées « Patou » . De ce doux sobriquet, est alors apparu le verbe dérivé « Patouner ».

Signification : prendre soin, être protecteur d’une jeune fille ou femme dont le prénom est Patricia.

Mon frère patoune un peu trop sa fille : elle devient capricieuse.

Usage : patouner est exclusivement usité par les personnes ayant dans leur entourage une jeune fille ou femme appelée Patou (attention à ne pas confondre avec le patou, chien de berger !). Mais peut dans certaines régions être utilisé aussi pour toutes les personnes dont le prénom a la même racine latine ( Patrick, Patrice, …)

Syn. : patricier, patoucier


Contr. : dépatouner, dépatricier, mépatoucier


Mary Grimoire





JEU 48 : Une définition "tirée par les cheveux"





Spicilège : nom masculin, du latin spici (épi) et legis (loi).
Désigne le particulier autorisé par la loi  à se rendre au travail sans s'être coiffé.

Celle loi fut  promulguée en juillet 2019 par Donald Trump. A la suite d'une bourrasque imprévisible, sa fameuse "mèche blonde  artificielle" se retourna violemment ...Malgré tous les efforts, elle ne put être remise en place.  Son coiffeur attitré lui annonça alors, le plus délicatement possible, qu'il faudrait plusieurs semaines pour en faire confectionner une nouvelle.
Devant la nécessité de poursuivre ses activités officielles, et après avoir tenté, sans succès, différents couvre-chefs, le président décida d'autoriser tous les citoyens des Etats-Unis à l'imiter : une vaste campagne publicitaire les incita à porter l'épi "de travers" 24 heures sur 24.
La mode fut lancée...et depuis cette date, le nombre de "spicilèges" augmente de jour en jour.

Fin 2020, on comptait une moyenne de cinq spicilèges par entreprise, et un présentateur de télé sur deux avait succombé à cette "tendance". La chevelure du Président, elle, avait retrouvé entre-temps son aspect habituel et inamovible.

La Licorne



lundi 1 juillet 2019

JEU 48 : Mot déguisé

et Lilousoleil
pour leurs  textes-énigmes
qui nous ont fait passer un bon moment... !






Le principe du nouveau jeu est simple :

vous choisissez, dans la liste suivante 
(liste de mots rares)
un mot (ou plusieurs) 
dont vous ignorez le sens
et vous leur en inventez un...
le plus fantaisiste possible !

Ensuite, vous écrivez  
un petit article
(du style article d'encyclopédie
ou définition de dictionnaire)
d'une dizaine de lignes
pour nous expliquer sa signification...
son usage, son histoire, ses variantes...etc.

Vous pouvez aussi l'insérer
dans quelques phrases "exemples"
(comme dans le Petit Robert)
 .

Exemple (en plus court) :

Hématome : nom masculin (du grec "hémi", à moitié).
Mot désignant la moitié d'un atome...

"En découvrant que l'atome était divisible en deux "hématomes",
le chercheur G. Débleux porta un grand coup
au dogme scientifique jusque-là unanimement admis...
 .




Liste de mots proposés :

pétrichor, sparagdin, nitescence,
hapax, hypocoristique, cavillation, 
baïne, contadin, obsidional,
ergastule, madrépore, galimafrée,
délinéer, palingénésie, girandole,
mithridatiser, patouner, prolégomènes, 
compendieux, spicilège, contumélie, 
cacochyme, chape-chute,
madrigal, germanopratin, myoclonie,
sycophante, stiletto, umami, 
dictame, mellifluent, essoriller, 
vistemboir, burgau, palinodie,
vitrauphanie, infundibuliforme,
faséyer, omineux, spotule, lorette,
nystagmus, pendrillon, boustrophédon, 
ajouppa, stercoraire, inébriant
rogomme, patache, apostille,
croquenote, prosopopée, flave,
salonnard, ignivome, préquelle,
belluaire, rinceau, sensille
....
.

Envoi avant le 21 juillet 2019
à undeuxtrois4@orange.fr

Je compte sur votre imagination...
débridée !

La Licorne

P-S : Les mots soulignés sont ceux
qui ont déjà reçu une définition...
.




mardi 18 juin 2019

JEU 47 : Faune éthique


Une fois n'est pas coutume,
voici un texte "à quatre mains" !

Le début, le style soutenu, c'est Andréa...

Elle était vraiment bien "partie",
sur les chapeaux de roue...
mais elle avait un peu de mal à finir...
alors, j'ai repris les mots qu'elle avait prévus
et j'ai terminé...à ma façon.

Cela ne vaut pas l'original, évidemment...
Mais, bon...on a un texte complet...

A vous de jouer, maintenant !

Sur le thème des fruits et légumes, 
il y a 30 mots cachés à retrouver...




A Paris, rue Quincampoix, Robert s’apprêtait à rejoindre ses amis au Jardin du Luxembourg, avant de rejoindre la Chancellerie. En ce début d’après-midi ensoleillé, il demeurait manifestement tenace sur les critiques qu’il s’apprêtait à partager sur les réseaux sociaux quant au spectacle qu’il avait vu la veille au soir à l’Opéra Bastille, le Concerto Matelots sur matelas pour violon en ré mineur de Jean-Gol Pautier. Il en était convaincu, le visage du premier violon ne lui était pas inconnu, ce risible rictus, cette façon de jouer en divaguant, dans un murmure, en insufflant aux cordes de son instrument ce clapotis ronflant, pathétique. Les musiciens sont des lascars iconoclastes, se disait Robert, mais celui-ci l’était singulièrement : affublé d’un incongru barbeau au revers de sa veste grenat de mauvais goût, un bandana vert d’eau autour du cou, le visage ponctué de taches de rousseur disposées comme des épices tachistes. Mais où donc Robert avait-il croisé ce musicien que l’on qualifiait de virtuose ?
                   
Pendant ce temps-là, sous un corpulent tilleul, Clara, Diane et Victor s’adonnaient au plaisir d’une conversation légère, solaire qui n’était pas sans rappeler l’ambiance des films de Rohmer. (*)
Au frais, zens et détendus, ils parlaient loisirs et cinéma, cheveux au vent.
- Un coca, qui veut un coca ? lança Victor, avant d'enchaîner sur la critique du film qu'ils avaient vu la semaine dernière. La 3D , c'est une impasse technologique, si vous voulez mon avis...on s'en lassera très vite. Rien ne vaut les films à l'ancienne...
- Ce discours, je le connais par coeur, enchaîna Diane avec un petit sourire .. mon cher compère, si l'on t'écoutait, on en serait encore à Star Wars 1...avec des maquettes que le réalisateur a bricolé avec des bouts de carton...et un peu de colle. Sympa, n'est-ce pas ? Et avec une héroïne qui répond au doux nom de Thérèse, hein ?  La voilà la formule gagnante pour l'Oscar au temps d'aujourd'hui ...
- Allez ! Tu n'as pas l'impression d'exagérer un tantinet ?  coupa Clara. Dépêche-toi de commander ta boisson, ma belle, le garçon est en train de s'impatienter ! Il ne va pas t'attendre plus longtemps...il a droit à des loisirs, lui aussi, figure-toi !
Et Robert ne devrait pas tarder...tiens, justement, je le vois qui arrive au coin de la rue.
Mon petit doigt me dit qu'on va bientôt... parler musique !


Andréa (jusqu'à l'astérisque)
et Licorne (après)



dimanche 16 juin 2019

JEU 47 : Pique-nique entre amis


Un deuxième petit texte sans prétention...
dans lequel il vous faudra retrouver...
30 noms d'insectes !





On s'était dit rendez-vous dans deux ans...
Et voilà, on y est ! Après bien des coups de fil, le projet du pique-nique a pris corps. Ne manquera que Nicolas, trop occupé, dans le Sud, par la restauration de sa bicoque. Si Nelly, tête en l'air, ne se trompe pas de date, les six galopins, copains d'enfance et de jeunesse, devraient être là.
Sortez les mouchoirs ! A chaque fois, leurs retrouvailles sont émouvantes...et drôles. Emaillées de blagues et de calembours...dont ils raffolent...
La journée promet d'être belle ! D'ailleurs, même le soleil est de la partie...

Postée dans le jardin, je fais le guet. Peut-être que le premier sera Barnabé ? Y'a des chances...
Son sens de la ponctualité n'est pas une légende ! Armelle et son époux ont finalement pu se libérer ...Oscar a bénéficié d'un petit congé sans solde. De plus, Lucas ne travaille pas au mois de juillet. C'était vraiment le bon moment pour réunir la fine équipe...
Tiens, quelqu'un vient de sonner à la grille. On entend des éclats de rire et des cris...Qu'est-ce qui peut bien les amuser autant ?

- Ah, c'est toi, Nelly ? Que je suis heureuse de te revoir ! Entre !
Et Ludo...tu es venu aussi ? Quelle bonne surprise !
Ludo rit...
- Formidable de vous avoir tous les deux ! J'espérais que tu sauterais le pas...Depuis le temps qu'on en rêvait !
- Eh oui, tu vois, tout arrive...demoiselle Lucie...oh, laisse-moi t'embrasser...
C'est vrai que je suis rarement disponible le dimanche...tu sais que mon boss triche pas avec les horaires ! Mais il se trouve que mon collègue Sacha rend son tablier...ce qui fait qu'on est obligés de fermer le resto ce week-end...Alors j'ai pris quelques jours...j'ai mis le patron au courant ...et pour une fois, j'ai pu suivre Nelly !

- Génial ! On va pouvoir blablater ...et parler cuisine ! Il faut absolument que tu me donnes la recette de cette fameuse glace à la menthe que Nelly nous avait fait goûter et qui nous avait enchanté les papilles...On s'en souvient encore...elle était fantastique ! Une tuerie...
Ah, attends une seconde...je viens de recevoir un SMS de Barnabé...il hésite sur la direction à prendre au dernier carrefour...Mickaël va aller le chercher...tu veux bien Mickaël ?

En attendant, installez-vous sous les arbres, près de la cabane...Ton coin préféré, Nelly ! :-)
Qu'est-ce que je vous offre ? Long drink ? Avec des glaçons ?

La  Licorne



mardi 11 juin 2019

JEU 47 : Décor bucolique


Sur le thème des animaux
Lilousoleil  a caché astucieusement
et phonétiquement 14 mots.

Saurez-vous les retrouver ?

Cap Cod - Edward Hopper


C’est une maison élancée construite au milieu d’une prairie verdoyante. On dirait la demeure de Cap code du peintre Edward Hopper. Les chiens assis sont vraiment art déco en opposition avec le toit d’ardoise auburn. Contre le mur du fond, un four mitoyen sert en alternance avec la plancha pendant la belle saison aux habitants.
Quel régal de vivre à la campagne et de profiter de cette cuisson naturelle qui change du ragoût pilaf. Au loin, un massif de pivoines au parfum entêtant orne les bords du lac. Un lac c’est beaucoup dire tout au plus un étang chenu où flottent des nénuphars qui serpentent au fil de l’eau agitée par le souffle du vent.
Sur les petites pierres rendues glissantes par la mousse, Tic et Tac, les deux patous posent leurs pattes pour s’abreuver tandis qu’une libellule les taquine…


lundi 10 juin 2019

JEU 47 : Elise et Igor


Sur le joli  thème des "fleurs
Mary a réussi à dissimuler 17 mots...

dans un texte qui nous décrit 

une rencontre animalière...inattendue.

A vous de jouer...

Bonne recherche !




Elise ronronne d’une manière inhabituelle, à la limite du hérissement, en voyant Igor qui descend nonchalamment les escaliers, la guettant du coin de l’œil et la narguant aussitôt en dévoilant ses majestueuses plumes vertes, bleues et nacrées. Igor se retourne, solitaire endurci, tel un ancien clochard dompté par les maîtres de la maison. Ce vieux paon sédentaire désormais se pavane à chaque repas, volant la moindre miette abandonnée sur le sol. Elise montre ses petits crocs, curieuse de voir la réaction de ce nouveau colocataire. Mais Igor l’ignore toujours, trop fier. Il préfère se poser sur son nid douillet, ce minuscule lit, là près de l’avant de la grange. Un lit de poupée couleur osier que les enfants de la famille ont placé à cet endroit exprès pour lui…

Elise n’avait pas eu droit à autant de sollicitude de la part de ses petits maîtres quand ils l’avaient trouvée, affamée, et perdue cherchant refuge un soir d’orage. Juste une vieille cagette dans laquelle elle s’était assoupie, sans litière avec juste un peu de paille. Oh ! C’était bien mieux que rien…et elle en avait été heureuse, mais là en ce moment elle ressent une cruelle mélancolie et surtout une jalousie grandissante devant cet énergumène désagréable qui emporte pourtant toute l’attention de la maisonnée. Des larmes affleurent ses yeux…Plus personne ne la prend contre soi pour la caresser, trop occupé à admirer cet oiseau de malheur au plumage beaucoup trop hypnotique, qui lui donne le vertige ! Elle reçoit même des reproches pour son attitude, griffes dehors et poils hérissés devant lui… Un jour, elle trouvera son talon d’Achille et saura alors le remettre à sa place, elle n’a pas peur de l’affronter.





 

mardi 4 juin 2019

JEU 47 : Randonnée


Allez...je commence...avec un texte 
dans lequel j'ai dissimulé, phonétiquement,
 40 mots sur le thème "Vêtements"
Saurez-vous les retrouver ?



Dimanche 22 juillet.

La chaleur est vraiment torride. Pourtant, sous le soleil chaud, sept randonneurs aux cheveux blancs gravissent lentement la pente...
 - Allons, Marcel, ne t'arrête pas...et évite le coup de blues...on est presque au sommet !
 - Gilles est sympa, mais il n'a pas de problème de souffle, lui, pense Marcel, je suis complètement épuisé ! Mon vieux Lacoste, humide, me colle encore plus qu'en Corse ! 
Ernest, compatissant, s'arrête...Il attend, avec un clin d'oeil amical, son pote de toujours...puis boit deux gorgées d'eau, et repart, quatre minutes plus tard, fringant.
Michel, le chef de la bande, aux mollets d'acier, caracole devant les autres sans paraître souffrir de la canicule autrement que par deux auréoles sous les bras.
Hubert essuie méticuleusement son front avant de reprendre ses deux baguettes. Rouge écrevisse, il est si fatigué qu'il n'a même plus la force de s'intéresser à la botanique...
Un cri retentit derrière lui.
- Pitié ! Un peu d'ombre !
Tel un petit bouddha, tout en bas, Barnabé, le prof retraité à la silhouette enrobée s'échine à suivre le rythme de ses compagnons...
- Par tous les saints ! Tu ralentis un peu, s'il te plaît...ou je suis le panneau "Raccourci" et je vous lâche ...crie-t-il à Paul, au détour d'un virage...
Mais Paul, ex-bodybuilder, déteste par-dessus tout les geignards qui monopolisent l'attention. Il passe la main dans ses cheveux épais, noirs comme le jais, le regarde d'en haut et lui lance : 
-Tout le monde sait qu'il fait chaud sur le Mont d'Or en plein été...tu veux les voir avant la nuit, ces vestiges romains, oui ou non ? Allez, allez, un petit effort, mon vieux, t'en es capable ! Si tu n'y crois pas, moi j'y crois...
Barnabé soupire et puise dans ses dernières réserves pour rattraper Paul et lui coller aux basques. Etant donné que c'est lui-même qui a insisté (sur une malheureuse impulsion) pour choisir le but de la balade, il ne se sent pas le courage de le contredire...
- Par Jupiter ! grommelle-t-il dans sa barbe, Hubert m'eût davantage compris...Tant pis ! Je continue...
Mais la prochaine fois, il faudra que je choisisse un itinéraire qui m'aille...Au fond, il me fallait cette expérience pour que je pige : amateur je suis, amateur je resterai !

La Licorne


samedi 1 juin 2019

JEU 47 : Mots cachés (bis)


Pour le mois de juin, je vous propose 
de reprendre un petit jeu
déjà testé en février 2016
celui des "mots cachés".

Je rappelle brièvement la règle :
Il s'agit d'écrire un texte 
dans lequel vous aurez "caché" 
astucieusement et phonétiquement 
des mots...sur un thème donné.




Exemples :

Voici un texte dans lequel j'ai caché
des noms de couleurs... 
(15 en tout)

"C'est lundi. Go
Je monte dans ma voiture, 
direction Châteauroux, 
je me dis que je dois partir tôt 
pour éviter la canicule qui n'en finit plus.
Or, en jetant un coup d'oeil par la vitre, 
je vois que le soleil est déjà haut. 
Agrippée au volant, j'accélère un peu, 
rassemblant en moi un reste d'optimisme : 
c'est un tracas qui n'en est pas un ! 
Je me rends chez ma cousine Violette 
que j'hon(or)e de ma visite une fois l'an, 
en septembre, hum(ble) façon de témoigner 
ma reconnaissance envers elle, 
qui fut toujours présente 
quand la vie était difficile pour moi, 
que la morosité me gagnait. 
Il me tarde d'arriver à son manoir,  
perdu dans les bois...
j'ai toujours adoré cet endroit..."
.
(Voir ICI)
.



Et voici un autre texte dans lequel Célestine
s'était ingéniée  à cacher des noms de poètes :

Histoire abracadabrantesque

Apolline erre en ville. On a beau dire, c’est beau,
 de l’air frais qui souffle sous les ponts, zéphyrin,
beau, le matin, ce château brillant aux feux de l’aurore,
beau encore, l’éclat de la fontaine
et les ronces artistiquement déployées sur les murets. 
Déviant vers l’ENA, Apolline, contemplative, bée sans mots. 
Passant  près d’un SDF, sans un radis,
gai et causant comme une pioche, 
elle manque de trébucher sur le carton qui lui sert de lit. 
Le clochard lui crie : « Hue ! Godiche ! 
t’as marché sur mon tapis d’orient ! t’en as pas marre, oh,  
de te prendre pour une princesse ? 
Serais-tu snob en ville, comme la Martine 
qui ne mange pas de viande et ne bois que du Bailey ?
La jeune fille lui répond, émue : 
« C’est que j’étais distraite, sûrement, mais calme tes nerfs,
 va le mettre plus loin ton carton, go, t’y es presque ! 
Et arrête donc de miauler comme un chat qu’expire ! 
je t’offre à boire un coup pour me faire pardonner ?
- Quoi ? tu me paierais un verre ? Ah, Reine de ma vie! 
Je retire ce que j’ai dit. 
Peu ou prou, c’t’un grand jour ! 
Jamais je ne vis ni entendis plus jolie femme de France m’inviter ! 
Malgré notre rudesse, nos sentiments sont nobles, Princesse !
.
.


 Rigolo, non ?

  ...ne vous laissez pas effrayer, 
ce n'est pas aussi difficile que ça en a l'air...
On se prend très vite au jeu, vous verrez !

Vous pouvez cacher dans votre texte
de nombreux mots, ou juste trois ou quatre...
à votre choix,
mais vous en indiquerez le nombre...
ainsi que le thème choisi.


Quelques idées de "thèmes" possibles :

Les animaux, les oiseaux,
les villes, les départements,
les pays, les rivières ou fleuves,
les sports, les vêtements, les prénoms,
les fruits, les légumes, les aliments,
les plantes, les fleurs, les arbres,
les noms de personnages connus...


Après publication de votre texte, 
le "jeu dans le jeu" sera, pour les lecteurs,
de retrouver tous les mots...dissimulés.
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Envoi des textes à 
undeuxtrois4@orange.fr
avant le 21 juin 2019 .
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Amusez-vous bien !
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La Licorne
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