- Atelier d'écriture pour le mois de novembre -
cette photo :
de Freida Mc Fadden
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Ateliers d'écriture mensuels : textes, poèmes et jeux littéraires
- Atelier d'écriture pour le mois de novembre -
cette photo :
de Freida Mc Fadden
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Nous, les dieux, nous avons
De terribles migraines ;
Le cou ankylosé nous devons,
Parfois, porter minerve.
Nous, les dieux,
Nous sommes bravaches :
Nous nous soignons à coups de hache !
Alors voici que de tenace
Elle passe à ténue,
La douleur,
Et qu’elle s’atténue
Lorsque naît Athéna
Du crâne fendu de son père.
Maintenant nous tenons
L’oxymore absolu :
La Sagesse attenant à la Guerre,
L’éclair illuminant l’orage,
La vierge vêtue en guerrière,
Le bébé qui naît en armure,
Porte lance et se lance
Dans l’évidence d’une danse.
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Voilà qu’est née au mont Olympe
La déesse qui gagne le concours
De celle qui tissera le plus loin,
Au grand détriment d’Arachné !
De fait, comme disait en ces temps-là
Tirésias, aveuglé par elle,
« Une chouette nana,
Cette Madame Athéna ! »
Nous, les hommes, nous avons des doutes :
Qu’elle nous ait donné l’olivier
Et ses rameaux,
Symbole de paix chez Picasso,
Constitue-t-il bien un faisceau
De circonstances Athénuantes ?
(Il existe trois sortes de violences...)
"La première, mère de toutes les autres,
est la violence institutionnelle,
celle qui légalise et perpétue les dominations,
les oppressions et les exploitations (...).
La seconde est la violence révolutionnaire,
qui naît de la volonté d'abolir la première.
La troisième est la violence répressive,
qui a pour objet d'étouffer la seconde
en se faisant l'auxiliaire et la complice
de la première violence,
celle qui engendre toutes les autres.
Il n'y a pas de pire hypocrisie
de n'appeler violence que la seconde,
en feignant d'oublier la première,
qui la fait naître,
et la troisième qui la tue."
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(Helder Camara - 1970)
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Pour l'Atelier d'écriture de Villejean
Rimes en -ste ou -stre
(consignes ICI)
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et pour l'Agenda ironique d'octobre
(deuxième texte)
Le premier est ICI
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Samedi dernier, après ma sieste,
J'ai enfilé une petite veste
J'étais encore un peu à l'ouest
Y'avait des cris, du bruit...j'déteste
J'ai dit : "Mais qui donc manifeste ?
Mon dieu, mais la rue, c'est l'Far West !"
Je croise alors la fille d'Ernest
Une ado, le genre "petite peste"
Les cheveux bleus, jolie du reste.
Elle me dit : "Viens voir, on conteste
On en a marre de ces ministres
Qui nous rendent la vie sinistre
L'école, c'est un vrai désastre
Mais ils s'en foutent, les gens d'la caste !"
Moi, bien qu'du style iconoclaste
Je ne me montre guère enthousiaste :
Pas envie d'un nouveau Belfast !
Mais comme vraiment elle insiste
J'prends un carton à l'improviste
Et dans la foule je m'incruste
Entre deux gars plutôt robustes.
Tous les jeunes hurlent : "C'est trop injuste !
On ne veut plus d'vot'lit d'Procuste
Ni de vos vieux locaux vétustes !
Chaque jour on attend des lustres
Entre deux cours, c'est la flibuste
Pas de pions, alors on déguste !
On nous donne des profs low-cost
On les envoie aux avant-postes
Sans formation...Nous, on riposte...
On fait c'qu'on peut, et on s'ajuste
Mais vot' Parcoursup, ça nous frustre !
C'est comme jouer à la roulette russe !"
Moi, derrière mon carton d'gréviste,
J'écoute des doléances la liste
Et franch'ment, je trouve ça bien triste.
Alors, dans la foule qui me booste,
Je crie fort : "Oust ! Les ministres, oust !"
Et c'est là que j'me prends une rouste
Une énorme, Tonnerre de Brest !
Vrai, la matraque était si preste
Que l'flic devait être ambidextre !
Je finis rouge comme une langouste
L'menton cassé, l'genou "couscous"
Et c'est depuis ce jour funeste,
Qu'on s'fout d'ma gueule façon "cubiste"
Et d'ma dégaine d'unijambiste.
Bon, peut-êtr' pas l'ami Ernest
Lui, il se la joue plus modeste
Lui, c'est vraiment un mec altruiste...
Il m'aide, il n'est pas égoïste
Faut dire qu'il peut bien faire un geste :
J'lui paie ses vacances à Trieste
Vu que...ben...c'est lui mon dentiste.
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La Licorne
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Pour l'Atelier :
j'ai mis...autant de rimes que je pouvais...
Pour l'Agenda :
Y'a un poème, y'a d'l'ironie,
y'a un geste (à la fin),
et y'a un mec presqu' occis, presque mort...
je crois qu'on est bon !
;-)
Ah, non, manque
une p'tite chanson...


Fontaine Pallas-Athéna à Vienne
- Grands Dieux ! Que faites-vous là, mon cher Dan ?
- Eh bien, comme vous pouvez le constater, Linn,
je bulle et je me la coule douce.
J'aime rester dans mon lit,
mais ce n'est pas de tout repos,
vu sa longueur.
- Je vois, je vois...Et quel vent fripon vous amène jusqu'à moi ?
- Un vent léger, ma chère. Je me suis dit que je pourrais passer
à Vienne, histoire de vous revoir.
- Vous avez bien fait. Justement, je pensais à vous.
- Ah bon ? J'en suis flatté.
- Oh, ne vous réjouissez pas trop vite. C'est que, comment dire ?
J'avais une petite faveur à vous demander. Mais je ne sais pas si j'ose...
- Faites donc, vous savez que je ne peux rien vous refuser.
- C'est que l'été a été particulièrement long, cette année, et ...
- Et quand la bise fut venue... ?
Hum, moi, j'aime quand c'est le temps de la bise...:-))
- Ne vous moquez pas, je vous en prie...
- Mais je ne me moque pas, chère amie...
Loin de moi l'idée de vous charrier...
je bois vos paroles, je me noie dans vos yeux...:-)
et j'attends que vous me contiez la source de vos ennuis...:-)
- Vous n'avez pas changé, je vois.
Une pluie de compliments...un déluge de bons mots...
Ne croyez pas que je vais succomber aussi facilement à votre charme...
je ne suis pas une évaporée...
- Dommage ! Pour une fois que je croisais quelqu'un de potable...;-)))
Mais revenons à notre sujet : que vous arrive-t-il ?
vous en avez entendu parler, je suppose ?
- Bien sûr que je suis au courant. Tout le monde me pompe avec ça...
ça fait couler des torrents d'encre et de salive depuis quelques années.
- Eh bien, cette année, ça a été pire que jamais.
Le soleil impitoyable a brillé en continu.
Une chaleur intense, une canicule insupportable..
Et pas le plus petit nuage à l'horizon...
Pas une goutte pendant des mois, rien de rien...
J'ai tenu pendant trois mois, mais aujourd'hui, voilà...
je suis à sec. Vraiment à sec.
Vous n'êtes pas la seule dans ce cas. On m'a déjà sollicité bien des fois.
Fin août, j'étais même débordé...
Je suppose que vous avez besoin d'un peu de liquide ?
- C'est ça. Vous avez compris. Vous pourriez me dépanner ?
- Je vous dois bien ça, Linn.
Puisque d'habitude, c'est vous qui m'en donnez...
Laissez-moi une minute, j'ai encore quelques réserves,
je vais chercher ce qu'il faut.
- Oh, c'est tellement gentil à vous, Dan ! Merci beaucoup !
- De rien, ma chère. Tout le plaisir est pour moi.
Nous nous connaissons depuis si longtemps...
Disons que ce sera ma façon d'arroser nos retrouvailles.
Mais si l'année prochaine, il pleut de nouveau suffisamment,
eh bien, pour me remercier, n'hésitez pas...
à vous jeter dans mon lit... :-)))
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La Licorne
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"Nous, les Dieux"
(mots placés)
et
Pour l'Agenda ironique d'octobre
chez Tiniak
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Tiniak nous proposait de traiter
de quelque chose d'actuel et de pénible
j'ai choisi le thème de la "canicule" et la "sécheresse",
qui, vous en conviendrez...furent "pénibles" )
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Il convenait de traiter le sujet
de façon "ironique" et "poésique"...
et d'ajouter, si possible,
une fleur, une odeur, un geste,
une musique, un moment paisible… ?
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J'y ai donc mis...
un peu de romance...
un geste de générosité...
et pour faire bonne mesure,
quelques belles musiques...
(que vous trouverez
en cliquant sur les 4 images).
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Bonne lecture...
et bonne écoute !
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Concernant la poésie "anti-violence",
(sujet premier de l'Agenda ironique)
je laisse la place à plus douée que moi :
Les amants éternels
- Quelle chance nous avons, hein chéri !
- Si tu le dis ma beauté !
- Ben oui quoi ! Nous les Dieux, nous avons tous les droits ! Vivre nus dans notre Panthéon, ça ne nous fait ni chaud, ni froid. Nul ne viendra nous arrêter pour exhibitionnisme !
-Tu as raison ! Mais quand même, te voir en petite tenue ne me laisse pas de marbre !
- Je vois ça, je vois ça !
- Allez, prends pitié et couvre ce sein que je ne saurais voir !
- Quel Tartuffe tu fais ! Et ce n'est pas correct de plagier notre copain Molière ! Il doit se retourner dans sa tombe de mortel !
- Je n'y peux rien ! Tu me fais tellement d'effet que j'en suis gêné !
- Depuis le temps tu exagères ! Moi ça ne me gêne pas de te regarder ! Je te trouve tellement beau gosse ! Juste un détail, tu pourrais te raser !
- Pourquoi ?
- Quand je t'embrasse, ça gratte !
- Puisque nous en sommes aux détails, moi, je déteste ton chignon ridicule !
- Hola ! Tu vas vexer mon coiffeur ! Le meilleur du coin soit dit en passant !
- Peut-être mais moi, je préfère quand tes cheveux dénoués caressent tes jolies épaules !
- Je te comprends chéri ! Mais le chignon c'est pratique ! Je n'aime pas avoir les cheveux dans les yeux quand Éole lâche tous ses vents !
- Tu sais bien qu'il en fait exprès ! Il est jaloux de moi !
- Tu crois ?
- J'en suis sûr ! J'ai vu comment il te mate sans vergogne !
- Tu veux que je libère mes cheveux et en même temps, tu voudrais que je me couvre la poitrine ! Tu n'es vraiment pas logique !
- Je sais chérie ! Pardonne moi !
- Tu es tout pardonné ! Allons, faisons un compromis ! Tu te rases la barbe et moi, je vole m'acheter un soutif !
- Pas question ! Restons en là et à Dieu vat !