lundi 21 mai 2018

Au revoir...

 
 


 
 
Je vous ai proposé de changer le MONDE
Mon petit jeu fut lancé comme une SONDE
Et voilà que l'heure de la fin SONNE
 La cuvée fut-elle BONNE ?
 
Oui, elle le fut...
Deux beaux textes sont venus...
 
Mais, voilà, deux seulement...
C'est vraiment peu,
Vous en conviendrez ...
Alors, je crois que le mieux...
C'est, pour un temps, d'arrêter...
 
FILIGRANE se met en pause...
.
 
Merci infiniment à Dodo
(Carnets paresseux)
et Patchcath...
 
Et à plus tard...
peut-être !
.
 
La Licorne
.
 
 
 
 
 
 
 

mercredi 16 mai 2018

JEU 36 : Grand vent et coq à l'âne


 



C’étaient de très grands vents sur toutes faces de ce monde.
L’un monte vers les crêtes, s’appuie sur les collines, pille le verger, vide l’étang du voisin aussi bien que la mer morte (passe au dessus des prés une nuée folle de cerises mêlées de petits poissons) ; l’autre, qui courbe la vallée, plie les bosquets, ravage les blés en herbe, bat la moisson au champ et fauche l’orge sur pied.
Celui-là, qu’il morde la terre, gifle les arbres et prenne les toits à rebrousse-tuile ; que le suivant torde la pierre et l’éparpille.
Plante, homme, roc ou bête, que faire (ni honte, ni rage ni bonté n’y peuvent mais) sinon qu’on s’arque boute.
A leurs cris on ne sait rien opposer de mieux qu’un silence.
Les cigales même arrêtent leur drôle de morse.
Les vastes bourrasques tirent les bras, claquent le torse, étouffent les mots au ras des bouches – à peu qu’elles dévissent les têtes.
La brute qui virevolte rabote le sol, terse le labour mieux qu’une charrue, épierre les talus, vole la terre à même le roc.
Et puis la rafale se fait risée, s’amollit et son grand cri retombe.
Alors dans le silence revenu on entend seulement entre les aubiers tremblants le petit chant de l’eau d’un ruisseau qui bruie.
Et, avant la prochaine bourrasque, le monde mis à nu par les grands vents retrouve souffle, croit renaître meilleur et même qu’il a changé : mais c’est tout juste s’il reprend son bruit.

Carnets paresseux


Texte associant deux "suites" mêlées :
Monde/morde/morse/torse /terse /terre
Monde/monte/ bonté/boute/brute/bruie/bruit

 Référence littéraire (première phrase) :

C’étaient de très grands vents sur toutes faces de ce monde,
De très grands vents en liesse par le monde, qui n’avaient d’aire ni de gîte,
Qui n’avaient garde ni mesure, et nous laissaient, hommes de paille,
En l’an de paille sur leur erre… Ah ! oui, de très grands vents sur toutes faces de vivants !
(...)

Saint-John Perse, Vents, Gallimard.

mardi 15 mai 2018

Mirliton

 
Participation au Défi du samedi
 
Thème : MIRLITON
 
 
 
 
Des vers de mirliton
Des vers de mirliton...
Quelle drôle d'expression... !
Quel rapport y a-t-il donc
Entre la poésie et le mirliton ?
J'ai chaussé mes lorgnons,
Je veux dire mes lunettes...
Et j'ai cherché la définition
Dans la bible d'internet,
La déesse aux mille voix
Nommée Wikipédia.
Elle m'a dit qu'autrefois
On copiait sur papiers
Soigneusement enroulés
Autour d'un mirliton
- Instrument de carton -
Des poèmes de guingois
De mauvaise qualité
Vendus pour quelques sous
Avec le p'tit biniou...
M'est avis que mon Dieu...
Un vendeur astucieux
Reprit l'principe plus tard
(Là, c'est un peu moins vieux)
Pour les blagues Carambar...
Moi-même je m'en inspire
Et j'vous conseille au pire
D'enrouler mes p'tits vers
Ecrits tout de travers
Afin qu'ils se tortillent
Autour d'une broutille
En carton d'pacotille …
Je vous les donne gratis
Pour que joyeux ils puissent
Sonner et résonner
Jusqu'au samedi 12 mai !
Mais après, jetez-les
Sans scrupule ni regret...
Je ferai mieux promis,
Pour le prochain défi !
 
La Licorne
 
 

P-S : Au fait, les jours passent...
et , mine de rien, vous n'avez plus que 7 jours
pour "changer le monde"...
il faut donc songer à s'y mettre :
Allez, allez...il est grand temps
d' "activer la moulinette" ! :-)
 
 

 


dimanche 13 mai 2018

Le coeur à nu

 
chez Valentyne

-Nu, nus, nue, nues-
 
(troisième texte)
 
et pour Treize à la douzaine

Défi dont le thème était "Pudeur"
et dans lequel il fallait placer ces douze mots :

socle, pain, timbre, plante, stupéfaction, alimenter,
déclarer, cadre, stylo, conduire, journal, théorème
 

 

 
Il est là, le bonhomme. Une sorte de gnome barbu, au ventre rebondi et au sexe exhibé...il est là chaque jour, quand Marie vient faire un tour au parc. Elle s'y est habituée et ne boude plus le banc qui est situé juste à côté.
Elle s'assied et contemple pendant quelques minutes les fleurs blanches, les arbres, les plantes. Ecoute le chant flûté des oiseaux, qui s'en donnent à cœur joie en ce début de printemps. Regarde une vieille dame jeter du pain aux pigeons, un retraité lire le journal , un enfant conduire son tricycle et deux jeunes gens, allongés sur l'herbe, ânonner leurs théorèmes. Un samedi comme les autres. Sous le soleil. Le cadre est magnifique, parfait pour écrire tranquillement, sans être dérangée.

Sous les yeux du nain de pierre juché sur son socle, elle sort son stylo et entame la lettre à laquelle elle pense depuis des jours...Les mots viennent tout seuls, sans effort...alimentés par le cœur. Elle imagine la tête de son ami, sa stupéfaction quand il lira la missive dans laquelle elle déclare ses sentiments. Elle, toujours timide, toujours sur la réserve. Elle a osé. Se dévoiler, se mettre à nu.
Elle ferme l'enveloppe, colle le timbre. Elle se sent légère, soulagée. Les dés sont jetés.
En repartant , elle croise quelques soldats, armes  en bandoulière, qui patrouillent dans le secteur. S'ils savaient, pense-t-elle avec un sourire intérieur. Ils viennent de rater un attentat.  Un attentat à la pudeur.

.
La Licorne
. 



 

samedi 12 mai 2018

Chat touillé

 
 
Participation au jeu des acrostiches
chez Lenaïg

(CASSEROLE)

et  au jeu "A vos claviers"
de l'Atelier sous les feuilles

(recette de quelque chose qui ne se mange pas...)


 
 

Comment réussir  cette recette à coup sûr ? C'est très simple :

Allez chercher un grand récipient à fond épais (cocotte minette)
 
Sans oublier d'y mettre une lichette de litière grasse...

Sinon, à défaut, un peu de lard de rat doux fera l'affaire

Et puis attendez que le chat, alléché par l'odeur

Rentre de lui-même à l'intérieur...Au moment où il commence à ronronner doucement, 

Observez le frémissement des moustaches : si le minet râle, ajouter un peu d'eau.

Laissez-le revenir pendant une heure, en tournant régulièrement et délicatement...

Et servir de suite, avec quelques caresses râpeuses...:-)
 

La Licorne 






vendredi 11 mai 2018

JEU 36 : Patchcath change le monde...


 



Ce serait prétentieux de vouloir changer le monde
Lui qui tourne depuis si longtemps et poursuit sa ronde.
On attend toujours qu’une idée fuse ou que la poule ponde
Pour faire une omelette géante ou un super truc en fonte. Et la ponte
Quelle honte, c’est l’affaire de tous, alors ouvrez grand la porte
Avec forte énergie et l’esprit bien farci, changez l’œuf en bœuf, souhaitez que la poule parte.
Une fois partie ou farcie, saisissez et de votre main abattez la carte
Qu’aviez-vous parié ? Votre joue pâlit ! Serrez la palme, tenez bien la carne
Quoi ? pas de plans ! ça bouge pourtant, piquez la fourche et sortez le couteau à crans
Quand on parle de mise en commun et de partage à l’intérieur des clans
C’est une mise à mort, du pur individualisme et du chacun pour soi, céans
Restez conscients, ouvrez les yeux, tournez-vous vers la mer et voyez l’océan.

Patchcath




 

mercredi 9 mai 2018

Un auteur nommé Stefansson


Il m'est venu l'idée d'entamer une série
sur les auteurs que j'aime bien...
Une série où je vous partagerai
quelques extraits de leurs livres...

Je commence aujourd'hui
par JK Stefansson, auteur islandais ,
dont j'apprécie tout particulièrement
l'écriture poétique...


 
 
Certains mots sont probablement aptes à changer le monde,
ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes.
 Certains mots sont des balles de fusil,
 d'autres des notes de violon.
 Certains sont capables de faire fondre la glace
 qui nous enserre le cœur
 et il est même possible de les dépêcher
 comme des cohortes de sauveteurs
 quand les jours sont contraires.
.
J.K. Stefansson
.


Certains poèmes nous conduisent en des lieux
que nuls mots n'atteignent, nulle pensée, 
ils vous guident jusqu'à l'essence même,
 la vie s'immobilise l'espace d'un instant 
et devient belle,
limpide de regrets ou de bonheur.
Il est des poèmes qui changent votre journée, 
votre nuit, votre vie.
.
.
 
 

Il peut y avoir un tel abîme
entre la surface d'un homme et sa vie intérieure, 
et cela devrait nous apprendre quelque chose,
cela devrait nous enseigner 
à ne pas trop nous fier aux apparences,
celui qui le fait passe à côté de l'essentiel.
.
J.K. Stefansson
 
 

Je ne peux pas venir travailler aujourd'hui
 pour cause de tristesse.
J'ai vu ces yeux hier et ne puis, par conséquent,
 venir au travail.
Il m'est impossible de venir aujourd'hui 
car mon époux est si beau quand il est nu.
Je ne viendrai pas aujourd'hui car la vie m'a trahi.
Je ne serai pas à la réunion car il y a une femme 
qui prend un bain de soleil devant chez moi 
et sa peau scintille.
Jamais on n'ose écrire ce genre de choses, 
on ne décrit pas les décharges électriques 
qui se produisent entre deux personnes, 
au lieu de cela on parle des prix,
on s'attache à l'apparence,
 et non au souffle du sang, 
on ne se lance pas en quête de la vérité,
 de vers de poésie qui surprennent, des rouges baisers; 
 
on dissimule notre impuissance et notre résignation
 par une numération de données factuelles :
l'armée turque mobilise ses troupes,
le thermomètre affichait moins deux hier,
l'homme vit plus longtemps que le cheval...
.
J. K. Stefansson
"La tristesse des anges"
.



Peu de choses comptent autant
pour l'être humain que le rire,
tout autant que les pleurs, en fait, 
c'est bien plus important que le sexe, 
plus encore que le pouvoir, plus encore que l'argent, 
ce crachat du démon qui nous pollue le sang, 
celui qui ne rit jamais se transforme en pierre
au fil du temps.
.
 
 



 

dimanche 6 mai 2018

Comptine

 
Thème : Poltergeist
 
 
 
 
Toc, toc, toc...
Qui est là ?
C'est moi, l'esprit frappeur...
Tic, tic, tic...
Qui dit ça ?
C'est moi, l'esprit trotteur...
Tac, tac, tac
Qui va là ?
C'est moi, l'esprit voleur...

Tic, tac, toc
Tu frappes, tu trottes, tu voles
Tic, tac, toc
Tu joues, tu caracoles
Mais avant qu'tu t'envoles
Esprit, oh, s'il te plaît
Dis-moi donc qui tu es...

Si tu veux, Barnabé...
Ce n'est pas compliqué
Je hante tes journées
Mon nom t'est familier :
J'suis l'esprit d'escalier...!
 
.
 
La Licorne
 
.




samedi 5 mai 2018

A la claire fontaine


Pour l'Agenda ironique de mai
chez Valentyne

(deuxième texte)

Thème : Nu, nue, nus, nues...




Dans l'eau d'une claire fontaine
Nageait un illustre inconnu
Ayant passé la quarantaine
A en croire sa tête chenue

De loin je contemplais la scène
Discrètement, c'est entendu
D'autres un peu plus puritaines
Se seraient sans doute abstenues...

Mais j'aime les faridondaines
Et les situations saugrenues...
Hélas, ma vue est incertaine...
Je dus donc quérir longue-vue

Dans l'eau de la claire fontaine
Il s'ébattait sans retenue...
Exhibant un ferme abdomen
Et quelques parties plus charnues

Je fis l'point sur ce gentleman
Mmmm...pas de doute, il était nu
Son allure était olympienne
Toute femme en aurait convenu

Une plastique marmoréenne
Et un physique entretenu
Pas même un début de bedaine...
Le spectacle était bienvenu

Depuis, à la claire fontaine
Très souvent je suis revenue
En priant Dieu qu'mon capitaine
Y nage en petite tenue...

J'ai attendu sous le grand chêne
Avec une patience ingénue
Pendant des jours et des semaines
A l'aguet près du tronc moussu

Mais plus jamais l'homme-sirène
Au bord de l'eau n'est apparu...
Et même la belle fontaine
Ne sait ce qu'il est devenu...

La Licorne








 

jeudi 3 mai 2018

Le roi est nu

 
 
Pour l'Agenda ironique du mois de mai
chez Valentyne

(premier texte) 
 
Thème : Nu, nue, nus, nues...




Les contes sont des trésors qui nous disent sans fard
Ce qui gît, éternel, tout au fond de l'Histoire...
J'en connais un qui dit, avec un brin d'malice
Une vieille vérité...un conte de La Palice

C'est un conte qui nous parle de l'habit qui déguise
Les puissants de ce monde, les rois qui n'en sont pas :
Un bel habit doré, d'une finesse exquise
Tissé de mots choisis...choisis pour l'apparat

Beaucoup n'y comprennent goutte, d'autres acquiescent à tout va
Car ces mots qui envoûtent, ces longues phrases qui courtisent
Cachent avec adresse leur vide sous un bla-bla
Qui vous promet la lune et qui vous hypnotise...

A coup de phrases toutes faites et de doux euphémismes,
Vous voilà emmené dans le pays des songes
Et vous vous retrouvez, comme par automatisme
A applaudir bien fort un tissu de mensonges

Lorsqu'un doute vous traverse, vous le chassez bien vite
Quand la foule applaudit, comment ne pas y croire ?
C'est le nombre qui blanchit le discours hypocrite
Et qui exclut le risque d'ordre hallucinatoire...

C'est le nombre qui dicte ce qu'il convient de voir
Au mépris du bon sens et même de l'évidence
Tous répètent à l'envi des mots incantatoires
Par crainte d'avouer leur part d'incompétence...

Mais quand surgira donc dans cette comédie
Celui qui retrouvant la fraîcheur de l'enfant
Osera pointer du doigt le vieux roi sans habit
Et provoquer le rire qui libère et détend ?

Qui osera crier : "Voyez ! Le roi est nu !
Le fil de son discours n'a pas de consistance..." ?
Qui  osera révéler la tromperie continue
Cachée sous la parure d'une vaine éloquence ?

 
La Licorne 






 

 

mercredi 2 mai 2018

JEU 36 : Il y a cinquante ans....1968



Bon, allez...je commence...
et je vous propose une première transmutation sur un sujet,
qui, étant donné le thème de ce mois,
ne devrait pas trop vous surprendre...;-)
 





MONDE                   Ils voulaient tous changer le MONDE
RONDE                    Ils rêvaient tous d'une autre RONDE
BONDE                    En ce mois de mai, l'amphi était BONDE
BONNE                    La sono n'était pas très BONNE
DONNE                    Mais qu'importe, pour changer la DONNE
TONNE                    Ce qu'il faut, c'est avant tout une voix qui TONNE !
TANNE                    Des étudiants, devant des politiques au cuir TANNE
VANNE                    Jettent leurs mots et ouvrent la VANNE
PANNE                     De la liberté face à une société en PANNE
PAGNE                     Qui se cache encore sous le PAGNE
GAGNE                    De la tradition, de la force, du pouvoir, de la GAGNE
BAGNE                     Pendant que les ouvriers triment comme au BAGNE...
BAGUE                     En ce mois printanier, plus besoin de BAGUE
TAGUE                     Ou de grands serments...Partout, sur tous les murs, on TAGUE
VAGUE                     Des mots d'amour et des slogans...Emportés par la VAGUE
VOGUE                     De toutes les belles et grandes idées en VOGUE
DOGUE                     Les jeunots affrontent des CRS aux allures de DOGUE
DOGME                    Et, armés de leur jeunesse et de leurs rêves, ils font valser le DOGME
DORME                    D'une société sclérosée, refusant que plus longtemps elle ne DORME
NORME                    Sur les certitudes d'un passé où ne compte que la NORME...
FORME                    A la vie, ils vont tenter de donner une nouvelle FORME.
FERME                     Plus aucun tabou ne les arrête, plus aucune porte ne se FERME,
GERME                    Cela prendra du temps, mais un monde nouveau est en GERME !


La Licorne
 
 


 

mardi 1 mai 2018

JEU 36 : Changer le monde...



 

Vous n'avez jamais eu envie de "changer le monde" ?
Moi, si ! J'en rêve ...:-)
 
Aussi...je vous propose, ce mois-ci
de le changer en le transmutant.
 
L'art de la transmutation m'a été enseigné,
il y a quelques années par un alchimiste des mots
nommé Sieur Olivier...
 
Ce n'est pas très compliqué, vous allez voir .
Il suffit de changer une seule lettre à chaque fois
(pour changer le monde, il faut y aller lentement :-)

Exemple :

MONDE
SONDE
SONNE
BONNE
BENNE
RENNE
RENTE
VENTE
VERTE
PERTE
PORTE
FORTE
FOREE
FORET
....
 
 
Vous créerez ainsi trois, dix ou vingt...nouveaux mots (*)
comme il vous plaira...Vous vous arrêtez où vous voulez.
Seule obligation : le premier mot sera "MONDE"
 
Ensuite, vous écrirez un texte dans lequel chaque ligne
se termine par un mot trouvé
(à prendre dans l'ordre d'apparition)

Et voilà !
Le monde est transformé... ;-)
 
Bon, ce sera plus clair avec des exemples...
alors je vous conseille d'aller lire les textes
de la transmutation précédente
 
Nous avions alors transmuté quelques couleurs...
avec bonheur.
.
Envoi du texte final
avant le 21 mai 2018
.
La Licorne
.
 
(*) Mots autorisés :
 Tous les mots accordés (au féminin, au pluriel...)
tous les verbes conjugués, à tous les temps
et tous les noms propres,
à condition qu'ils soient présents dans le dictionnaire...
.




Et puis, sur les conseils de Carnetsparesseux,
 voici une adresse bien utile,
pour vous aider à trouver des "suites de mots" :
 c'est ICI
(vous choisissez le mot initial, le mot final,
et la "moulinette" fait le reste)
.
 
 
 
 

dimanche 29 avril 2018

Amour "qui naît"...;-)


Pour le défi "A vos claviers"
 
Il fallait placer les mots suivants :
Energie, Partir, Destins, Cachemire, Belle,
Soins, Mourir, Demain, Corps, Amants




La belle était aussi douce
Que son pull en cachemire
Et tout au fond de ses yeux
J'aurais voulu mourir
 
La belle était aussi douce
Que mon cœur l'espérait
Et la caresse de ses mains
Mon âme entière comblait

Je la voyais chaque semaine
Je m'allongeais près d'elle
J'aimais son corps de sirène
Magnifique et sensuelle
  
Nos corps avaient l'énergie
Des amants de demain.
Mais où s'en va donc la magie
Qui relie les destins ?
 
Quand furent finis tous les soins...
A la dixième séance...
Je partis.

 Et la belle kiné ne sut jamais à quel point
Je regrettais ma souffrance...
Enfuie.
 
 
La Licorne


 
 
 

mardi 24 avril 2018

Une histoire de jardin


Pour les Impromptus littéraires

Cinq éléments incontournables pour ce texte !

un personnage : un jardinier amoureux
un lieu : au milieu du boulevard
un objet : un rouge à lèvres
un moment : avant la naissance de Gilles
un problème ou une anomalie : le linge qui séchait dehors a disparu
 






Je connais un jardin on ne peut plus ordinaire :

Trenet ne lui aurait pas consacré un seul vers...


C'est un jardin sans éclat, un jardin solitaire


Un p'tit jardin perdu  dans un coin de Nanterre,


Au milieu du boulevard qui longe le cimetière.


Devant la vigne vierge et le vieux mur de pierre

On y sèche du linge sur deux longs fils de fer

Les fleurs y sont bien rares et l'herbe y sèche aussi...

Les passants ne s'arrêtent jamais, oh jamais devant lui

Il n'y a rien à voir pensent-ils avec ennui

Ils continuent leur marche tout au long du trottoir

Ils continuent leur marche, ils continuent leur vie

Ils passent les passants, oui, sans jamais le voir

Que ce soit le lundi, le mardi, le jeudi...

Ou même ce vendredi soir 

Où le  jardinier du voisin, amoureux éconduit

S'est approché sans bruit

Et a  dérobé  d'un coup tout le linge du séchoir...

Car il aime sans retour la fille de Monsieur Krell

Et quand il a aperçu les jupons de sa belle

Qui voletaient au vent pendus en ribambelle

Alors sans réfléchir, il les a emportés...

Puis chez lui, doucement, y a porté les lèvres

Y laissant hardiment une trace de sa fièvre...

Le lendemain matin, la belle bien étonnée

A retrouvé ses dessous et les a contemplés :

Au bord de ses dentelles

Avec un peu de rouge à lèvres

Avec une précision d'orfèvre

Il avait dessiné

La rose de son amour et son cœur déchiré

Sous leurs deux initiales tendrement enlacées...

Son cœur s'est emballé

C'était il y a un an...

C'était il y a longtemps...

Et voilà qu'aujourd'hui le fruit de cette idylle

S'endort dans son berceau, sous les branches tranquilles

D'un jardin autrefois banal au milieu de la ville.

Le jardinier heureux... contemple son petit Gilles.

La Licorne





 



mercredi 18 avril 2018

Rentabilisons la minute de silence



Défi proposé par Valentyne, en hommage à Pierre Desproges
(qui nous quitta il y a tout juste trente ans, le 18 avril 1988)
 
"Une minute pour Pierre Desproges"

Le titre a été choisi dans cette liste


 
 
Rentabilisons la minute de silence

Vous n'avez pas été sans remarquer, chers concitoyens, chères concitoyennes, que, depuis plusieurs années déjà, depuis que la camarde autrefois pâlotte et anémiée s'est refait une santé, depuis qu'elle aiguise à nouveau sa faux sur la pierre de la guerre-qui-ne-dit-pas-son-nom et sur celle du terrorisme à répétition, depuis plusieurs boucheries donc, la "minute de silence", pratique jadis rare et réservée à des jours d'exception, a tendance à se généraliser dangereusement...

A tel point que si l'on n'y prend garde, on pourrait en arriver assez rapidement à comptabiliser dans notre emploi du temps, non pas des minutes mais bien des quarts d'heure, des demi-heures voire des heures de silence, ce qui, avouons-le sans honte, ne réjouit que modérément le quidam ordinaire...bavard de nature et d'autant moins habitué à tenir sa langue, à fermer son clapet, à modérer sa faconde, qu'il est intimement persuadé, le quidam, que ce qu'il a à dire sur le contexte actuel est nettement plus digne d'intérêt que la parole de son voisin.

Il convient donc, vous me l'accorderez, de trouver sans tarder une parade à cette situation aussi embarrassante que répétitive, et je vous la propose ici tout de go : rentabilisons la minute de silence, occupons intelligemment ce moment perdu, employons notre imagination à remplir ce vide angoissant et imposé, ce néant abyssal et dépourvu d'utilité immédiate.

Comment me direz-vous ? Comment rentabiliser cet instant, à la fois solennel et public, pendant lequel, nous sommes placés, rappelons-le,  sous le regard inquisiteur de quelques dizaines ou centaines de com-patriotes ? Pas facile, je vous l'accorde, mais pas impossible, comme vous allez le constater bientôt.

Après y avoir consacré le plus clair de mes forces et de mes réflexions, je vous apporte aujourd'hui une solution judicieuse, gratuite et personnalisée...sous la forme d'un petit jeu mnémotechnique, qui, en plus d'être divertissant, se révèle de circonstance et comprend plusieurs avantages ...Le voici :
au moment crucial, à l'instant où les esprits se recueillent et où les mouches volent gaiement, vous essaierez, si vous le pouvez, et si vous avez l'âge et la mémoire adéquats, de vous repasser mentalement le scénario génial de l'une des fameuses "Minutes nécessaires de Cyclopède"...

Outre le fait que vous aurez le timing exact pour sortir du silence au bon moment, vous aurez aussi, n'en doutez pas, le sourire aux lèvres à la fin...ce qui vous donnera indéniablement une longueur d'avance sur les autres, qui, eux, seront encore plongés, au bout de ces soixante secondes, dans une tristesse et un ennui légèrement handicapants pour les rapports sociaux.

Par mimétisme, il se peut même que quelqu'un vous rende votre sourire.
Ainsi, pendant cette minute, vous n'aurez rien perdu : ni votre sourire (puisqu'on vous le rend),
ni votre temps.
Etonnant, non ?

La Licorne
.

 

jeudi 12 avril 2018

Trêve printanière

 
 
 
 
Blog en pause
du 14 au 22 avril...
pour cause...
de départ en vacances !
.
 
Les textes que vous enverrez à partir du 14,
(pour la participation au Jeu 35)
 seront donc, exceptionnellement,
publiés à la fin du mois...

Mais que cela ne vous arrête pas, surtout !
Pour l'instant, j'en ai reçu un seul :
celui de Jacou...
Et UN c'est pas beaucoup...:-(
.
 
Amitiés à tou(te)s !
.
La Licorne
.

P-S : Je n'ai pas oublié de programmer le "Desproges"
pour le 18 avril...:-)

 
 
 

mercredi 11 avril 2018

Rêve d'un coeur pur

 
Participation au Jeu des acrostiches
chez Lenaïg
 
 
 

Rêve d'un monde
Innocemment fraternel
Belle, belle ronde
Amitié éternelle 
Maillon d'une chaîne sans fin
Bonheur d'être ensemble
En se tenant la main...
Le cœur qui tremble
Les yeux qui étincellent
Et nos vies en ribambelle 
La Licorne


 
 



 

 
 
 
 
 

dimanche 8 avril 2018

Agenda ironique d'avril

 
 

"L'atelier sous les feuilles"


Sujet :
Il s'agissait de s'appuyer sur l’univers si particulier de Chagall
(en utilisant tout ou une partie du tableau "Le cirque bleu"
ou bien son œuvre en général) 
afin de faire rêver...



(groupé avec la proposition de Valentyne
"Une minute pour Pierre Desproges" )
 
 

 

 
"Restons assis sur rien"
ou "Le rêve du poisson dans les nues"
ou "Chagall et le cinéma"

 
 
Dans le grand bleu d'un ciel ingénu
 
Dans la lueur d'une lune suspendue
 
Se balance une fille aux seins nus...
 
Elle murmure à l'oreille des chevaux
 
Qu'elle a vu un poisson tout là-haut
 
Un poisson plus léger que l'oiseau
 
Ange aqueux qui quitte en héros
 
Les bas-fonds et la forme de l'eau...
 
.
 
 
La Licorne
 
.
 
 
 



 
 
 
 

vendredi 6 avril 2018

JEU 35 : Tu pars, tu pars...







Oh, tu pars...tu pars...
Et tu ne te retournes pas...
Tu nous laisses avec ...
des mots fantasmagiques et des notes musifolles
Des airs qui mettent la tête à l'envers et le reste à l'endroit

Tu nous laisses avec...
nos ressouvenirs qui s'envolent
Et des myriades de moments si fous, si purs
Qu'on se les passe en boucledor
Et qu'on les garde comme un trésor

Tu nous laisses, le coeur en contrefiture
...des allumettes au fond des yeux
Avec l'âme en tourtinade
Tout près d'un piano à queue...
Car tu pars, tu pars
Et tu ne reviendras pas...

Puisque tu  pars derrière le voile
Va dire aux anges et aux milliards d'étoiles
Que nous, petits grains de poussière
Perdus dans le ventre de l'univers

Nous pleurons notre poseur de girouettes,
Notre grand frère, libre et poète
Celui qui mettait notre cœur en fête...
Et des yaourts dans la vinaigrette

Celui qui nous était tombé du ciel
Un jour de danse, un jour de chance
Celui qui balançait ses notes irrévérentielles
Comme autant de lueurs d'avance...

Dis-leur que ta folie nous manque déjà
Qu'ils ont bien de la chance là-bas
D'accueillir Jacques et ses ritourterelles
Et que la nuit promet d'être belle...

Car tu étais fils de la terre et du vent
Un rebellenfant dans l'oeil du firmament
Tu avais du cœur, tu aimais la vie
Et la mort ne te faisait pas peur...
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Participation au jeu de ce mois
et aussi...
aux Impromptus littéraires
dont le thème est
"Higelin en chemin"
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jeudi 5 avril 2018

JEU 35 : Fausser les cartes




 
Fausser les cartes 
 

Une araignée musifolle, par mon chant, attirée,
 
De  mes cheveux, quelques filassements s'empara.
 
Des cornades tressa,
 
Entre deux brancarches tendit.

Au son du luth, impromptuvisé,
 
Ma chantierson accompagna. 
 
Abeilles et frelons, trompés par cet air au relent de contrefiture,
 
S'engluèrent, privésonniers.
 
Mon accompagnatrice, promptitudement,
 
Sitôt, en tourtinade, les consomma. 
 
Attristée, mon chant, mélancolèrique,
 
Devint. 
 
Derechef, nouveau piètementge,
 
La cruautelle arachnide, tissa.
 
En vain, attendit proies fadociles.
 
Mon chant, racontait la tristanstoire,
 
Aversetissant du danger.
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Jacou
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