Affichage des articles dont le libellé est FRANCOISE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est FRANCOISE. Afficher tous les articles

samedi 5 septembre 2020

JEU 60 : Ma fée



 

MOI AUSSI J’AI UNE FÉE CHEZ MOI….


Parfois il me semble que j’en ai plusieurs.
Mais la consigne étant la consigne…
Il me faut n’en choisir qu’une… ou un, pourquoi pas ?
Celle que j’aperçois au bout de mon coeur, et que je choisis
pour commencer s’appelle Lucie.

Depuis que je l’ai vue pour la première fois, tout petit bébé,
Non ce n’était ni à la clinique, ni à l’hôpital, mais…
à l’aéroport de Roissy où elle arrivait du Viet Nam.
Paisiblement endormie dans un couffin en osier posé sur un « caddy porte bagage »
Poussé par sa maman… ma fille, vous l’avez compris, je ne sais plus ce que j’ai ressenti.
Quelques instants plus tard, quand j’ai pu serrer sur mon coeur ce bébé
de 2 mois et quelques jours… une fée est entrée dans ma vie.
Oh, bien sûr, à cet instant je ne le savais pas encore, pourtant j’ai tout de suite su
que c’était ma petite fille, lien du sang ou pas, l’amour était au rendez vous.

Pourquoi est-elle ma fée ?
C’est tellement simple et évident.
Elle était la première arrivée, ensuite deux autres ont suivi.
Sans le savoir, sans le vouloir elle a toujours été proche de moi.
C’est pour elle, grâce à sa présence, que j’ai pu surmonter l’horrible et injuste
mort de ma fille cadette.

Lucie avait juste deux ans, elle avait connu sa tante qu’elle appelait « Tofi » puis
Sophie la dernière fois qu’elle avait goûté avec elle… une semaine avant le drame.
Je ne sais plus comment on lui a dit qu’elle ne la verrait plus, mais je sais qu’on ne
lui a rien caché… à quoi bon ?
Ses parents travaillaient. Qui d’autre que Mamina (moi) pouvait s’occuper d’elle ?
Petite fille précoce, intelligente, sensible et j’en passe… elle a su/pu m’accompagner
sur ce putain de chemin plein de cailloux.
Impossible et surtout inutile de raconter sa vie ici, mais notre relation d’année en année, relation ??? horrible mot, notre amour a grandi comme l’herbe folle, celle qui sent si bon et tient toute l’année.

Il y a peu de temps elle s’est confiée à moi… un gros chagrin qu’elle a caché même à sa mère.
Je ne sais pas où j’ai trouvé les mots qui l’ont aidée, probablement dans notre complicité qui s’est installée au fil des ans et des évènements.

Mais qui d’autre qu’une fée peut dire « Ne change pas MAMINA. 
Reste comme tu es. Je t’aime ».
Pas besoin de baguette magique ni de grimoire ou autre accessoire.
Tout se passe ailleurs… dans nos tripes peut être qui réagissent au moindre choc.
N’est pas là que tout commence et…. finit ?

Pas envie de relire… ni de compter les F…
Il faudra me dire si le compte y est, faute de quoi faudrait que je recommence ?

Ah cher Filigrane pitié pour la folle que je suis, pas très fidèle d’accord, 
mais pas facile de participer quand les mots font défaut…
 
Une fée ? Si ça existe… c’est mon fidèle chat…
mais c’est une autre histoire.
 
 
 
 

samedi 9 novembre 2019

JEU 51 : Un joli vase que j'aimais





IL ÉTAIT UNE FOIS... 
UN JOLI VASE QUE J'AIMAIS

 ll y a plus d’un an déjà…
Nous dînions en famille.
Mon chat en une minute
saute sur le secrétaire.
C’était la première fois
       qu’il s’intéressait à cet endroit.
      À défaut de fleurs j’avais disposé là, 
       dans un vase, quelques jolies plumes.
         Timidement il avance une patte…
puis une autre…

Enorme silence dans l’assemblée,
puis mon gendre, 
en se servant un grand verre de blanc
me dit dans son plus beau « franglais »
« be careful il va le casser
ton beautiful vase »
Impossible qu’il me fasse ça !
Suspens… 
et mon chat a épargné l’objet
en sautant prestement au sol.

Tout est bien qui finit bien…
Mais ce serait trop simple…
Plus d’un an après, j’admire mon joli vase
    souvenir d’un voyage en Espagne....
    "Pffff... pourquoi ce type, enfin mon gendre, 
       a t il osé imaginer que mon chat, le vase, etc......"
Je l’avais acheté à Cordoue en 1989. 
Il a 30 ans déjà !

  Je vais cool dans ma chambre 
lire… en paix.
Pas pour longtemps. 
J’entends alors un curieux bruit 
qui vient rompre le calme de
ce bel après midi d’été 2019.
« Serait ce le chat qui joue ? 
Avec quoi ? »

Facile de deviner la suite et... fin de mon vase.
Il était là, sous mes yeux, en morceaux.
Quand même pourquoi est-ce arrivé précisément
à l’instant où je repensais à ce dîner
et à la réflexion de mon gendre ?
Les chats, aussi câlins soient ils,
seraient ils devins, diaboliques ?

Je lui ai pardonné.
Après tout un vase c’est quoi ?
DU MATÉRIEL…
 Mon chat, c’est qui ?
MON AMOUR.

   .
    

mardi 9 juillet 2019

JEU 48 : Haro sur le salonnard






Salonnard : nom masculin d’origine incertaine mais à connotation péjorative.

Nous avons fait des recherches du côté de salo et de salon, mais il est imprudent de se prononcer sur l’une au l’autre de ces racines.

Le salonnard, qui, signalons-le, n’a pas de féminin, est un individu de sexe masculin que l’on peut croiser aussi bien en ville qu’en campagne.

Si je cherche dans mes souvenirs il me semble que j’ai dû croiser ce type d’individus, mais heureusement je n’en ai jamais connu de "près". Parce que le salonnard, dont on signale la présence dès le début du XIXème aurait des moeurs à la limite de l’inavouable. N’est-ce pas lui qui fréquentait assidûment ces maisons où il ne faisait que passer ?

Quelques unes font pratiquement partie du patrimoine… sexuel de l’humanité : Le Chabanais, One two two, Abbaye Saint Sulpice, appréciée des ecclésiastiques…

Leur nom, ou plus exactement leur surnom, pourrait venir de cette petite phrase qu’ils aimaient tant entendre lors de leurs visites dans ces temples de l’amour tarifé « mesdames au salon »….

Les salonnards d’aujourd’hui, à défaut des lupanars interdits depuis 1946 par la célèbre Marthe Richard, s’exilent en Espagne, Allemagne, Pays Bas…. et plus loin encore.
C’est une espèce qui n’est pas en voie de disparition.

lundi 11 mars 2019

JEU 44 : Perchés au milieu de nulle part



AU DIABLE L'ISOLEMENT, MIEUX VAUT VIVRE  AU MILIEU DU VIDE,  
Perchés au milieu de nulle part, c'est l'endroit que nous avions choisi 
pour fêter l'anniversaire de Pierre.
Loin de ce qu'il est convenu d'appeler le "confort moderne", 
nous avions envie d'être réchauffés
 par un grand feu de joie, de bois, de vie. 
Nourriture et boissons en quantité nécessaire et suffisante, 
avec des bougies  pour seul éclairage, 
nous avons vécu des moments qui  restent gravés 
dans mes meilleurs souvenirs.
Ainsi quelque temps après quand  Pierre me dit : 
"Je ne sais pas si tu as remarqué, 
mais la lumière des bougies crée une certaine intimité 
et les conversations ne sont pas du tout les mêmes".
C'est à cette douce et chaude lueur que je lui ai répondu :
"À la lueur des bougies... les yeux brillent... tous nos sens sont en éveil.
L'ouïe, on prête l'oreille parce qu'on a l'impression de moins bien entendre,
 on ne veut rien perdre.
L'odorat s'aiguise, les odeurs évoluent, se transforment 
en se mêlant à celles des bougies.
Et la vue s'estompe...
 On voit mal les objets, on les effleure dans le pénombre, 
cherchant à en deviner les formes.
Quant au toucher, il prend tout son sens, c'est lui notre guide; 
devenus presque aveugles
nous palpons l'autre, nous avons besoin de notre peau 
pour nous rencontrer, nous reconnaître.
Ah le goût : Ne trouves tu pas que tout ceci a une saveur très particulière ?

LE CHAT N'A QU'UN FAIBLE FILET DE VOIX POUR TOUT DIRE.
MOI JE N'AI QUE L'ÉCRITURE.
CHRISTIAN BOBIN  "NOIRECLAIRE"
.


samedi 21 juillet 2018

JEU 37 : Le journal de Sophie


 
Enfin un peu de fraîcheur, j'en profite pour virer tout ce que mes héritières mettront gaiement à la poubelle.
Décidée à y passer la journée... je vais ranger.
Première action un peu de gymnastique pour attraper le carton en haut de l'armoire; je me souviens y avoir mis des livres.
Hé non ma mémoire me joue des tours, tout ce que j'ai gardé précieusement de Sophie est là, de ses billets de train à ceux d'avion, ses dessins évidemment et... attention je vais pleurer... son journal "d'amour", tout un roman.
"À ma mère, ma mamounette aimée. Te souviens tu, un jour d'automne 1995 ? À Londres ce petit mot glissé sous ta porte que j'avais griffonné sur un bout de carton - je t'aime si fort qu'il faudrait inventer un mot pour te le dire - 
Le lendemain, je prenais l'avion pour les States. C'est là que je reprends mon journal pour partager avec toi ce curieux voyage. Installée sous un arbre dans Central Park, j'ai mis la jolie blouse que tu m'as offerte pour Noël. 
Crise de rire quand j'ai ouvert le paquet, moquerie générale... je te la balance à la tête... c'est un nouveau jean que je voulais. Finalement, tu vois, je l'aime puisque je la porte, c'est un bout de toi qui caresse ma peau.
Tu sais maman, mon journal ce sont les lettres que je ne t'envoie pas mais que peut être, un jour, tu retrouveras en rangeant des vieux papiers. Serais-je encore là pour partager ces souvenirs avec toi. P'têtre ben qu'oui... P'têtre ben qu'non. Va savoir, la vie nous réserve des surprises..."
Mauvaise surprise... 19 mars 1996. Juste un jour  avant le Printemps  Sophie a pris le large sur des océans inconnus.



 

lundi 5 mars 2018

JEU 34 : A ma maman


 Photo proposée par Françoise
 
 
"La Madelon
Sous la tonnelle
Elle leur servait à boire..."
fredonnait mon papa....
Chanson souvenir de guerre.
Toi, Madeleine, ma maman,
Ce n'est pas la chanson de Brel
Qui te ramène dans mes souvenirs.
C'est cette petite gourmandise
Douce et sucrée comme toi
Que j'ai grignotée avec délice
Un instant, j'ai vu ton visage
Esquissant un tendre baiser
Dis-moi que nos souvenirs
Ne sont pas que des rêves.
.
.
 
 
 

samedi 3 février 2018

JEU 33 : Vive ma vie





 

Je suis née le 1er janvier 2008. J’ai tout juste 100 ans.
Pour mon anniversaire ma famille vient de m’offrir un album de photos.
J’y retrouve mes ancêtres qui vivaient au début de ce siècle.
Ce n’est pas vraiment une découverte, nos musées exposent beaucoup de documents de cette époque.
Ce qui me pose question…. comment faisaient ils pour vivre si peu de temps ? Aujourd'hui on dirait "survivre"...
Pourquoi mouraient ils si jeunes ? Guerre, maladie, accidents, bêtise, ignorance ? 
Il reste des zones d’ombre, surtout dans ma famille. 
Une jeune femme morte à 31 ans… un frère à 68 ans… 
Une exception une grand-mère a vécu jusqu’à 106 ans… je n’ai pas hérité de ses gènes puisque c’est une ancêtre du côté de la famille de mon compagnon.
Bref… 100 ans… et dire que je ne suis probablement pas à la moitié de ma vie.
Je conserve une relique... une lettre de mon arrière grand mère Françoise... Elle disait qu'à 84 ans elle atteignait  99% de son temps de vie. 
On vient de me proposer un week-end sur la lune… Pourquoi ne pas en profiter tant que je n’ai pas d’enfant puisque je n’ai pas atteint l’âge d'être mère ?
Je me demande si je ne ferais pas mieux de patienter jusqu'au départ pour Mars… 
Oui je sais, ce n’est pas tout à fait au point, mais j’ai encore 200 ans devant moi…
Je vais réfléchir.
Ma maison est une bulle de cristal, comme celle de mes voisins.
Nous n’avons rien à cacher comme le faisaient nos ancêtres dans leurs bâtisses !
L’amour est partout, la nature me réjouit, les oiseaux,  seuls animaux qui nous restent,   sont amis avec  les humanoïdes que nous sommes.
Ah ! On nous raconte que les « vieux » craignaient le progrès, que certains croyaient que la terre était une boule.
Mais voyons comment n’ont ils pas vu que c’est un ruban qui flotte de nuage en nuage !  Pas de séparation, ils appelaient ça continents, frontières etc…
Aujourd’hui tout est luxe, calme et volupté….
La vie est… comment dire…. sans adjectif mot interdit dans ma famille…
Franchement, je me demande pourquoi ? 
Demain est un autre siècle… LOL





 

mercredi 3 janvier 2018

JEU 32 : Quotidien

 
 
 
- Arrête de crier… je suis dans la salle de bains, je me rase…
- Où que tu sois je crois que le jour où tu daigneras m’écouter n’est pas arrivé… J’ose même dire que ce sera quand les poules auront des dents.
Il n’entend que ce qu’il veut.
-   Tu veux un café chéri ?
-    Avec plaisir mon amour.
C’est réglé comme du papier à musique, je dirai même plus,  clair comme de l’eau de roche, salle de bains ou pas, quand ça lui plaît il entend TOUT très bien. 
Je ne lui demande pas l’impossible, quoi que… si cela lui arrivait un jour… bref je n’attends ni miracle ni exploit.
Juste un peu plus d’attention m’irait bien.
 
Vous n’allez pas me croire… pour Noël il m’a offert un portrait d’Arthur Rimbaud… tout ça parce que je lui ai dit que c’était mon poète préféré. Hélas ce n’est qu’une vulgaire copie sans aucune valeur. Je vais le cacher dans le salon derrière la  statue près de la fenêtre qui donne sur un parc – qui n’est qu’un modeste balcon que nous appelons ainsi parce que nous avons la folie des grandeurs – je planquerai cet ignoble tableau pile poil derrière cette copie du David de Michel Ange.
 
Mais pourquoi je vous raconte mon petit quotidien en détail ?
Sans doute parce que ça fait du bien de se confier, de vider son sac.
À propos de sac, l’autre jour je l’ai oublié… accroché au caddy quand j’ai fait les courses de Noël. Heureusement je m’en suis aperçue tout de suite… la clé de la voiture était dedans. Ouf, je l’ai retrouvée !
Vous allez me dire tout ceci est d’une grande banalité, il n’y a pas de quoi décrocher la lune.
 
D’accord… mais cette banalité n’est-ce pas le quotidien vécu par une quantité impressionnante de personnes sur cette foutue terre ?
Ah étourdie que je suis… BONNE ANNÉE 2018.
 
 

mardi 5 décembre 2017

JEU 31 : Sans un autre...






Privée de toi fiston, comme je te nommais, 
un  immense froid, comme un géant affamé,  me dévore. 
Au pied du sapin, point de rêve fantastique comme autrefois…

Pierre, tu me manques à un point que je ne pouvais imaginer. 
Dans 24 jours nous ne fêterons pas, comme chaque année depuis 21 ans, 
cette fête si chère à nos coeurs… 
Que dis-je nos coeurs ? Ce n’est pas très raffiné, 
mais ce serait très juste de dire nos tripes.

Te souviens tu de cette immense émotion ressentie au premier regard 
où, décidant de divorcer, un événement quasi « extra terrestre » 
nous a attachés, scotchés… comme deux aimants… amants ?? 

Tu es parti, où, quand, comment ? 
Amnésie quand tu nous tiens.
Un mois déjà que je ne sais rien de toi. 
Evaporé… disparu… 
fondu dans cet immense foutoir qui habitait nos rêves… 
devenus cauchemars sans toi. 

Bref… peu importe… oui c’est vrai, tu me manques, 
cependant un autre occupe mon esprit, 
mais ni mon corps, ni mon coeur. 
« Dis quand reviendras tu ? »
Barbara, tu te souviens ???

Quand même préviens pour éviter tout drame… 
Tout d’un coup j’en ris….. 
va savoir pourquoi.
.
.




jeudi 2 février 2017

JEU 23 : L'amour, c'est si simple...



C'est alors qu'apparut le renard:
- Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, 
qui se retourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
- Celui qui a mangé le fromage du corbeau ?
- Non c’était un lointain cousin, 
Mais cette histoire nous a fait bien du mal
à nous, pauvres renards, si doux, si tendres
- Est ce pour ça qu’on dit « rusé comme un renard » ?

- D’abord dis-moi toi, qui es-tu ?
Tu es le premier humain qui ne me chasse pas.
- Je suis un petit prince, perdu dans ce désert,
et je ne sais pas comment rentrer chez moi..
J’ai besoin qu’on m’aide et personne ici ne semble pouvoir le faire.
- Tu sais petit prince bien trop de personnes
ont trop à faire pour vivre ou survivre parfois.
Alors ne t’étonne pas de ne pas être aidé, secouru…
Si tu veux je peux faire quelque chose pour toi
.- Que me demanderais tu en échange ?
- Rien. - Rien… vraiment ?
-  L’amitié, un peu de chaleur, un regard, un sourire, 
crois moi c’est si facile que je peux dire que ce n’est rien.
Ça devrait être naturel.
- Oui Renard, je veux bien t’offrir tout ça
et même plus encore…Le souvenir. 
Quand je serai chez moi je dessinerai un portrait de toi 
et le garderai toujours.
- C’est très émouvant ce que tu me dis.

Alors, ce n’est pas par hasard que…
Le Petit Prince et le Renard dirent ensemble :
« L’amour c’est aussi simple que ça ».
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le Renard.
Est ce cela qui les rend si cruels parfois ?
.
.


dimanche 6 mars 2016

JEU 15 : Un rêve ?


photo de Françoise

Pas de prose
Me bourdonne l'abeille
En poésie... Ose
C'est pareil.
Sous hypnose,
Juste avant l'éveil
Les paupières mi closes
D'une jolie corbeille
Surprenante chose
Oh merveille
S'envole une rose.
.
.


lundi 7 décembre 2015

JEU 12 : Texte 5 - "Quelle soirée !"



Quelle soirée, 
même si l’espoir d’une victoire de mon "camp"  
était un rêve inaccessible.

Voilà, aujourd'hui,  je me pose tellement de questions 
pour essayer de comprendre ce mystère :
Comment des personnes libres,  dont la culture permettrait d’imaginer 
qu’elles sont saines de corps et d’esprit… instruites, éclairées.....
Oui comment peut-on  arriver à choisir la haine et la destruction 
de ce que nos parents et grands parents 
ont bâti au prix de leur vie parfois.
Ces personnes, je les imagine réunies 
autour d’un grand banquet dont le plat principal serait la France. 
Elles la dévoreraient sans apprécier ce qu’elle a de beau, de bon…
Tout ceci leur serait inaccessible
est-ce  parce qu’elles ont un petit pois à la place de cerveau ?

Espoir de se retrouver toutes cultures confondues 
autour d’un  grand banquet.
Est ce un rêve inaccessible
Mystère et boule de gomme…
.
.

mardi 24 novembre 2015

JEU 11 : Inventaire 5

   
       


 J'AIME            
- quand tombe la nuit, m'écrouler dans mon lit
- ces moments qui précèdent l'endormissement 
 lorsque les yeux piquent, que le corps s'engourdit 
que le livre me tombe des mains...
- imaginer,  encore un peu éveillée, que demain sera beau
- revoir dans mes rêves ma fille souriante, vivante
- sentir la douceur du chat qui ronronne dans mes bras
- le caresser, échanger nos baisers, nos câlins
- quand vient le matin... sentir que je suis vivante
- petit déjeuner au soleil sur un coin de balcon
- voir les enfants aller à l'école, les entendre
 - me dire que malgré l'horreur, la vie continue.
- J'aime mes rides, mes cheveux blancs, mon âge "avancé"
- Me souvenir des moments heureux de ma vie
- le chocolat et les marrons glacés

    JE  N'AIME PAS
- m'extirper du lit, mon refuge favori
- être réveillée par le téléphone, le bruit des voisins
- avoir des obligations, devoir obéir
- quand je rêve de ma fille ce ne soit qu'un rêve
- la violence et la guerre,  
- l'intolérance quel que soit le domaine
- chercher ce que je n'aime pas
.

lundi 19 octobre 2015

JEU 10 : Texte 11



Zut... z'ai un zeveu
zur le bout de la langue.
Ze voudrais le zupprimer
Mais ze ne zais pas comment 
Z'est pozzible.
(Z’ai dro bu ze grois)
Dois ze continuer zet exerzize ?
Ne va t il pas vous zénerver ?
Ze ne zais plus où z’en zuis…
Au zecours...
Z'ai bezoin des zautres...
Ziiiiiii Zuuuuu ZooooZou... il est parti 
Ouf, enfin dégrisée 
je peux partir pour Zanzibar.
.

vendredi 18 septembre 2015

JEU 9 : Le renard et le corbeau




Jeune renard
Est heureux !
Ah, corbeau est son prisonnier.
Notre ami Ysengrin
Du haut de son arbre perché
Ecoute Maître Corbeau
Lui réciter une fable dont il fut la victime.
Alors renard écoute et lui dit :
Faut-il que tu sois bête,
Oublies-tu comment j'ai volé ton fromage ?
Non renard, es-tu aussi futé que tu le crois ?
Tu n'es certainement pas capable de chanter
Avec un corbeau dans ta gueule.
Impossible n'est pas renard !
N'écoutant que son orgueil, il chante.
Et laisse s'envoler sa proie.

                                         Françoise






dimanche 2 août 2015

JEU 8 : Texte 1

DEMANDE



Ah ça oui... il y a des premières fois qui ne s'oublient pas.
Celle là m'est tombée dessus, 
j'aurais envie de dire comme un pavé dans la mare.
Cependant, n'était-ce pas une très belle première fois ?
Celle dont rêvent tant de femmes jeunes et moins jeunes ?
Un soir, je le retrouve chez lui, comme bien d'autres soirs...
Mais magie de l'instant, douceur d'une soirée de printemps ?
Je ne sais pas ce qui lui a soufflé cette idée, que dis-je une idée, 
cette envie, ce désir. 
Alors que nous parlions de choses et d'autres (enfin pas vraiment) ,
il me dit de but en blanc : 
"Et si je vous demandais de devenir ma femme ?"
C'était la première fois qu'on me posait cette question.
"Ben, je serais bien emmerdée".
"Je vous le demande"
"Heu, je suis bien emmerdée".
Le lendemain matin, à l'heure où blanchit etc...
Premier "oui"
Premier mariage, deux enfants, premier divorce.
Il n'y a pas eu de seconde fois... 
et c'est "tant mieux"
.