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vendredi 21 mars 2025

JEU 104 : "La dernière nièce (Célimène perchée") - Joe Krapov

 

LA DERNIÈRE NIÈCE (CÉLIMÈNE, PERCHÉE)

 

Avant qu’on ne lui administre de la morphine Oncle Alceste délirait sur son lit de misère.

- La nuit est peuplée de cyclistes noirs, habillés de noir, qui circulent sans lumière à leur vélo. Rendez nous le Junicode ou offrez-nous cent ans de solitude !

- Il y a aussi des étudiantes blanches dans la même situation, surtout le jeudi soir ! ai-je précisé de peur que l’on ne prît sa réflexion pour du racisme.

 - Ils ont tous une hotte sur le dos. Ils livrent des pizzas ou des plats de restaurants à des gens qui ne savent plus éplucher une carotte ou se faire cuire un œuf. Rendez-nous les cours d’éducation ménagère ou offrez-nous cent ans de solitude !

- Mixtes, de préférence, les cours d’éducation ménagère, ai-je précisé de peur que l’on ne prît sa réflexion pour du sexisme.

 - Il y a des nazis à tous les étages ! Même plus besoin d’incendier le Reichstag pour coller ses opposants en taule, s’en prendre aux livres, à l’histoire et à la science, embrigader tout le monde derrière la dictature du un ! Rendez-nous les colonnes des stylites et offrez-nous cent ans de solitude !

- J’espère que tu n’as pas mis de H majuscule au début de « un » ? ai-je demandé de peur qu’on ne crût qu’il avait quelque chose contre « les Boches », « les Russkofs », « les Ricains »...

Et puis j’ai ajouté :

- Moi, les colonnes stylites, je ne pourrais pas, Tonton ! J’ai le vertige rien qu’à l’idée de monter sur une chaise ! Prêcher dans le désert m’irait mieux. On est tous rendus un peu là, du reste.

 

 

Tonton Alceste souffrait déjà trop pour pouvoir me répondre ou reprendre sa litanie. C’est à ce moment-là que le toubib a décidé de le mettre sous morphine.

Je suis descendu à la bibliothèque de l’hôpital voir si des fois ils n’auraient pas « Cent ans de solitude » de Gabriel García Márquez.

Quand je suis remonté, les mains vides, Tonton était parti au Ciel. Ou en Enfer.

C’est là que j’ai compris. « Cent ans de solitude », ce n’était pas un livre. C’était la dernière revendication de ce vieil anarcho-syndicaliste. Alceste était le dernier membre de ma famille. J’étais l’héritière. Désormais je restais seule à porter en moi encore un peu de leur histoire, à toutes celles et tous ceux qui m’avaient engendrée, accompagnée, nourrie.

Cent ans de solitude, c’est juste ce qui m’attendait si je voulais survivre dans ce monde bousculé et bousculant. Mais c’est justement aussi ce qu’il me fallait si je voulais rester moi-même.

 

Joe Krapov

 

 

 

 

lundi 3 mars 2025

JEU 104 : "100 ans de solitude" - AlainX



 

 

Du haut de cet immeuble, elle regarde la statue de Napoléon, qui nous explique encore que du haut des pyramides, 40 siècles nous contemplent.
Mais tout cela va-t-il changer la face du monde,  d'autant que dans sa région il n'y a pas de pyramides ?

Étant donné qu'elle s'appelle Marie-Madeleine, elle doit nécessairement s'appliquer à méditer le Nouveau Testament. L'ouvrage incite à la solitude. Il invite également à prendre de la hauteur, aller vers les sommets à la rencontre du divin. C'est la quête de cette Sainte Femme. Malheureusement elle vit dans un plat pays et son environnement ne connaît comme hauteurs que celles des immeubles de la grande ville qui depuis longtemps déjà cherchent à chatouiller le ciel, auquel il en faut bien plus pour le faire marrer.
Cependant le divin réside-t-il sur les toits, parmi les antennes de télé et les antennes relais 4G et 5G ? Les scientifiques et l'intelligence artificielle étudient sérieusement la question et chacun espère une réponse prochaine.

Marie-Madeleine ferait mieux de lever les yeux,
de diriger son regard vers les cieux,
plutôt que de regarder en bas les gros camions et leurs essieux.
Elle n'a pas encore l'âge de prendre l'attitude des vieux.

Atteindra-t-elle un jour cent ans de solitude et est-ce qu'elle en tirera des bénéfices appréciables ?

On peut se poser la question, d'autant que le doute est un impératif de toute quête spirituelle et de tentative d'aboutir à une réponse définitive qui éclaire la vie des illuminés tout au long de leur chemin. L'espérance fait vivre. Beaucoup espèrent obtenir au terme du chemin, la réponse à la terrible interrogation angoissante : « Pourquoi y a-t-il quelque chose, plutôt que rien ? ».

Marie-Madeleine tient la posture habituelle à l'endroit qui lui est réservé au sommet de la façade en béton du HLM de 12 étages, comme le nombre des apôtres du Christ. Voilà trois jours qu'elle jeûne, bien qu'elle ne le soit plus, jeune. Elle démontre ainsi sa grande confiance placée dans les nourritures spirituelles.

Mais à quoi sert donc la solitude ?
Deux grands penseurs incontestables se sont longuement penchés sur la question et au terme de recherches complexes et parfois fastidieuses ont conclu ainsi :
— Gilbert Bécaud : « La solitude ça n'existe pas »
— Georges Moustaki : « Je ne suis jamais seul avec ma solitude »
Dès lors, il faut bien le reconnaître, cette épineuse question n'est toujours pas tranchée d'une manière simple et définitive. Elle continue à faire polémique.

Cependant, et dans ce domaine on nous annonce la refonte magistrale et passionnante du précédent livre de Gabriel Garcia Marquez, refonte qui sera cette fois intitulée :
« Deux cents ans de solitude ».

L'éternité peut donc encore attendre.

AlainX

 

 

JEU 104 : "Cent ans de solitude" - La Licorne

 

 

 

J'attends. 

Quoi ?
La nuit. 

Je l'attends même si, d'une certaine façon, elle est déjà là. En moi.

"La nuit noire de l'âme", comme certains l'appellent. 

Le vide. Le vertige. 

Celui qui vous prend parfois dès le réveil...avec les questions sans réponse qui vous taraudent et qui ne vous lâchent plus : Qu'est-ce que je fais là ? Qu'est-ce que ce monde, dans lequel je n'ai jamais trouvé ma place ? Pourquoi est-ce que je vis ? 

Tout là-haut, j'attends que le soir tombe... 

Assise sur le bord de la terrasse. Au huitième étage. Ce n'est pas raisonnable, je sais. Mais la raison m'a quittée depuis longtemps. Ne reste même pas le frisson de la peur. Juste une indifférence à tout. Une vacuité sans émotions. 

Oui, je pourrais glisser...

Et alors ? Qui s'en soucierait ? 

Mon père ? Je ne sais même pas où il est parti, depuis son divorce.  Aucune nouvelle.  Ma mère ? Elle sombre peu à peu dans un Alzheimer "précoce" et "joyeux". Bientôt, elle ne connaîtra même plus mon prénom. Mais pour elle, tout va bien. Ma soeur ? On est fâchées depuis deux ans. Depuis l'enfance, on ne se comprend pas. Mes amis ? Je ne sais pas, je ne sais plus si ce sont des amis...Ils ont leur vie...leur famille, leurs soucis.

Soyons lucide : personne ne m'attend. 

Des souvenirs lointains remontent.  

Je suis assise dans un coin de la cour de récréation. J'ai sept ans, huit ans peut-être. Pas plus. Je regarde les autres enfants jouer, piailler, courir et se chamailler. Je me dis que je ne suis pas comme eux. Ils sont insouciants, joyeux. Je ne suis ni l'un ni l'autre.  

Je me dis : "Ils ne se rendent pas compte." De quoi ? Je ne sais pas. Mais je sens que ne suis pas au même degré d'insouciance, d'inconscience. Je suis différente.

Et je me sens seule. Seule dans mon monde. Seule au milieu des autres.

Ce sentiment me poursuivra pendant toute l'enfance. Et toute l'adolescence aussi. 

J'ai attendu.

Attendu une raison de vivre. Une raison d'aimer...de rire...ou de pleurer. 

Mais rien ne vient. Rien ne vient jamais.

La solitude m'enveloppe de sa douceur triste. 

C'est comme une couverture que je traîne depuis toujours. Une couverture que je n'ai pas choisie. Une couverture aux couleurs fanées. Une couverture trouée, qui ne me tient pas chaud, mais qui m'encombre et me pèse. Une couverture de silence. Et d'ennui.

Je n'ai que trente ans. Mais j'ai l'impression d'avoir cent ans. Cent ans de solitude derrière moi.

Et j'attends. 

Obstinément. 

Les minutes, les heures passent. Le bleu du ciel fonce peu à peu. Il devient profond. Une sorte de bleu cobalt foncé, piqueté d'étoiles. C'est beau. 

En le contemplant, je pense au lapis-lazuli, la pierre des égyptiens. Je comprends qu'ils l'aient tant aimée. Le cosmos. L'infini. Le mystère.

Je pense aussi au tableau de Van Gogh : "La nuit étoilée". Mon tableau préféré. 

Nuit vibrante. 

La nuit m'a toujours semblé vivante. Bien plus vivante que le jour. 

Je revois très précisément l'image dans mon esprit : le cyprès sombre qui cherche à toucher le ciel. La tempête du ciel nocturne. La folie bleue et dorée qui emporte tout dans le tsunami de ses tourbillons...

Et justement, à ce moment précis, je sens que j'ai la tête qui tourne...tout se met à tourbillonner autour de moi...D'un coup, je bascule...

Aaaaaah !

Je me retrouve allongée à plat dos, sur la terrasse. 

Rien de cassé. Heureusement.

J'ai basculé du bon côté.

Au-dessus de moi, la lune jaune me regarde et me fait un clin d'oeil complice.
Non, non, tu n'es pas seule, me murmurent en choeur les étoiles. Tu n'es pas seule, puisque
nous sommes là.

.

La Licorne

.  


 

Pour le Jeu 104

et en lien avec l'Atelier d'écriture créative

dont voici les consignes 

(que je n'ai pas suivies "à la lettre"...

mais j'en ai gardé l'esprit) :

 

Proposition 292 – Une nuit étoilée

 
Le célèbre tableau de Vincent van Gogh, « La nuit étoilée », est une représentation imaginative du ciel nocturne, vue depuis la fenêtre de la chambre de Van Gogh dans l’asile de Saint-Rémy-de-Provence où il était interné pour des problèmes de santé mentale.
Ça, c’est pour la petite histoire. Je vous laisse replonger dans ce tableau et vous en imprégner. (Vous le trouverez facilement sur internet). 
Mais, ce qui m’intéresse, c’est de vous pousser au-delà, non pas avec un pinceau mais avec votre plume. 

Première variante : transgression des faits réels

 https://ecriturecreative.fr/2025/02/proposition-292-mars-2025.html

 Le temps d’un texte, je vous demande de vous mettre dans la peau de Vincent Van Gogh et de décrire votre état d’esprit (juste avant de peindre le tableau d’une nuit étoilée ») alors que vous vous trouvez à cette fenêtre, de nuit. Quelles sont les émotions qui vous animent ? Comment les lier à ce que vous voyez ? Je ne vous demande pas de me raconter la vraie histoire (on oublie ses consommations excessives d’absinthe, sa possible schizophrénie ou ses troubles bipolaires et j’en passe), ce qui m’intéresse ce sont les émotions que vous ressentez à ce moment-là, vos espérances ou votre désespoir ! 
Narration impérative à la première personne du singulier.


Deuxième variante : sous une forme poétique, avec ou sans rimes

Oubliez van Gogh et écrivez un poème sur la nuit, avec l’idée d’isolement et d’agitation intérieure.


Troisième variante : une histoire à inventer

Décrire un personnage qui regarde par une fenêtre, de nuit. Inventez sa vie : que fait-il là ? Ou est-il ? Que s’est-il passé juste avant de se mettre à la fenêtre pour contempler cette nuit étoilée, etc... Rendez-le vivant au contact de cette atmosphère. 
Narration impérative à la troisième personne du singulier.


Dans ces trois cas, je veux ressentir dans vos textes le poids de l’isolement et l’état émotionnel du protagoniste, avec un besoin de recherche de lumière ainsi que la fascination sur ce paysage étoilé. C’est là-dessus que je vous demande de travailler ! Dans son tableau, van Gogh a la peinture de façon audacieuse, je vous demande d’en faire autant avec les mots !
Si vous avez aimé ce format, n’hésitez pas à me le dire, on pourra recommencer !

 .


 

dimanche 2 mars 2025

JEU 104 : "Le vide" - Lothar

 

Le vide

Et demain, elle aurait cru avoir vécu,
De cet homme la renaissance …
Cet homme-là plein de chaleur, venu à elle avec dignité,
Qui lui a appris ce que ce sera de pleurer vraiment.
Mais toi, tu ne peux pas être celui qu’elle adule ainsi,
Tu sembles ne rien comprendre à rien,
Tu ne sembles même pas te préoccuper
De ce que de quoi ton coeur est fait.
Alors, en toi, cet homme, elle ne le retrouve pas.
Elle ne le retrouvera plus.
Jamais.

C’est le vide là où il s’allongeait,
Le vide aussi dans vos conversations.
Le vide aussi dans vos baisers.
C’est ainsi.
Vidée, rien ne va plus, elle est en mille morceaux.

Alors,
Dans l’appartement,
En haut de l’escalier,
Tu la rejoins.
Elle, dévidée,
Comme suspendue dans le vide,
Dévidée sur façade,
Comme écrasée des vertiges du néant.
Elle chante, dévastée,
Elle dit :

« J’ai perdu tout espoir, c’est ça ce que je ressens.
Je suis glacée de honte, brisée comme nue sur le sol.
L’illusion n’est jamais la réalité. Non.
Je me suis réveillée et le ciel si bleu est si noir.

Tu arrives à peine en retard, juste à peine,
Mais je suis déjà déchirée.

Tout compte fait la voyante avait raison,
Il faut juste regarder la réalité
Et ne pas se faire aveugler par le chant des sirènes.
Mais tu coules dans mes veines, et maintenant
Ça ira, c’est juste pas de chance,
Et cela ne me manque pas tant que cela.
C’est juste que désormais il y a tant de choses
Que je ne peux plus toucher, car je suis dévastée.

C’est le vide là où il s’allongeait,
Le vide de nos conversations.
Le vide de mon inspiration
C’est ainsi.
Vidée, dévidée, rien ne va plus, je suis en mille morceaux.

Je suis glacée de honte, ligotée, suspendue nue sur le sol.
Maintenant, je suis bien réveillée et le ciel si bleu est si noir.

Tu arrives à peine en retard, juste à peine,
Mais moi je suis déchirée … »

Lothar
—————————‐—–

———

 

Gabriel García Márquez, comme dans « Cent ans de solitude », 

utilise des figures de style que j’ai essayé de reprendre pour parties au moins  :

Prolepse, Antithèse, Synestésie, Anaphore, Comparaison et Epiphonème

Réalisme magique, Temporalité fluctuante

Narrateur distant et extérieur au récit

Adaptation libre par Lothar de la chanson Torn et du clip associé de Natalie Imbruglia 1997,

Sur la photographie vertigineuse noir et blanc de David Olkarny,  
L’art de tomber dans la solitude — avec Thu Moritha.

 


 

 

samedi 1 mars 2025

JEU 104 : "Torn ou trente ans de solitude" - Lothar

 

 

 

La chanson Torn défie le temps

Pendant plusieurs années les souvenirs ancrés, accrochés à la réalisation d’un chef d’oeuvre sur les quelques semaines d’octobre 1997 seront là. Présents. Nathalie dira alors que cette chanson est encore et toujours son amie.

Le secret d’un chef d’oeuvre réside dans une mise sous cloche réglée. Et sans faille. On ne touche pas à la Joconde. On ne touche pas à la photographie de l’afghane aux yeux verts, Sharbat Gula. On ne touche pas à Torn.

Pas à chaque fois, mais presque, quand Nathalie écoute sa première version originale, chez elle, des sons remplis de frissons et de chaleur parcourent son corps. Chaque note de guitare a un parfum de tubéreuse enivrant.

Alors, son bel appartement cossu et cosy n’est plus qu’éphémère. Tout n’est que façades de carton quand tout s’enfuit autour. Son design chaud et accueillant se fond alors dans son coeur glacé et solitaire.

Elle est de retour en mille neuf cent quatre vingt dix sept. Elle revit la musique, elle revit les paroles, elle revit ses émotions, dans son appartement ici elle revit son clip.

L’acteur britannique petit ami entrera en scène bientôt, en haut de l’escalier, le régisseur et les accessoiristes aussi. Perturbants, tout à leur travail. Elle se sent déchirée. Déjà. Tout sera haché menu.

Comme un oiseau blessé, elle danse, chante …

Elle arrive en dragon cargo pant
Cheveux courts
Et un ange passe, un ange danse
Un ange chante
L’iconique atterrit tout brut dans nos yeux
C’est fou
Elle est belle

Elle danse comme danseraient mille morceaux
De miroir
Hachés menus par le temps
Dans le temps
Déconstruits

Prise dans la tempête de ses pensées
Elle est déchirée
Torn between dreams and reality

Il arrivera à peine en retard, juste à peine
Mais elle sera déjà déchirée
Leurs rêves ne deviendront jamais réalité
Le froid et la honte les auront mis à nus

Elle l’attend sans l’attendre
Ils se touchent sans se voir
Les mots se sont asséchés
Le ciel n’est plus bleu
Tout espoir est perdu, elle le ressent
Elle le vit, elle le danse
Haché

Terrassée

Tout s’écroule, tout s’écroule autour …

Les années avaient passé, mais revivre la chanson demeurait une constante dans l’univers changeant de Nathalie. Alors après, comme à chaque fois, elle enjambait la balustre de son balcon, et se calait entre les deux gros blocs gris blancs carrés de la façade. Et là, solitaire, les yeux mi-clos, lovée comme dans un nid de pierres, elle se perdait dans ses rêves.

….

 Lothar

 

 

Gabriel García Márquez utilise des figures de style que j’ai essayé de reprendre :

Prolepse, Antithèse, Synestésie, Anaphore, Comparaison et Epiphonème

Réalisme magique, Temporalité fluctuante

Narrateur distant et extérieur au récit, sauf dans le poème où je lui dis je t’aime




JEU 104 : "Cent ans de solitude"

 

 

- Atelier d'écriture pour le mois de mars -

 

Il s'agira ce mois-ci,

de vous laisser inspirer par cette photo :




 

ainsi que par ce titre de livre :

"Cent ans de solitude"


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Vous pouvez , au choix :

- Placer tous les mots du titre

- Prendre ce titre comme titre de votre texte

- Ou faire référence au contenu de l'oeuvre citée

(en l'imitant, le complétant, le citant, le parodiant...etc)
 
. 
 

Envoi de votre prose 

à undeuxtrois4@orange.fr

avant le 21 mars 2025

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(je publie les textes à partir du 1er mars) 


Au plaisir de vous lire !

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La Licorne

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