samedi 25 janvier 2020

Comptine


Pour l'atelier d'écriture






Publicité - téléphone - phonétique - tic et tac - t'as qu'à voir - avoir un grain - gringalet - lait de vache - vachement 
con - comparaison - raison garder - délirant - rentrer tard - tartelette - étoilé - les griottes - autrement - mandature - turbulence - lancinante - nantissement - mentionner - nénuphar - farine blanche - enchaîner - néanmoins - moins d'impôts - potiron - ronds de jambe - jambes à son cou - couche culotte - ôte-toi d'là - lamentable - table de deux - deux mille cent - sans séquelles - quel vacarme - armistice - islandais - descendu - duodénum - homo sapiens - pince de crabe - abstrus, abstrait...abscons - convalescence - sensitif - typhoïde - identique - tic nerveux - veuve de guerre - guerre de Troie - trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats, chats, chats...

La Licorne




Il fallait placer les mots suivants :


1 grain
2 téléphone
3 turbulence
4 couche
5 farine
6 publicité
7 abstrus
8 griotte
9 vacarme
10 rentrer
11 comparaison
12 étoile

et le 13ème : convalescence








mercredi 22 janvier 2020

Merci !




Voilà une année qui commence bien !

Pas de syndrôme de la page blanche,
ni de  peur bleue de ne pas y arriver...
vous avez vaillamment relevé ce défi rimbaldien
et produit de superbes poèmes arc-en-ciel
sans lâcher le fil rouge de la consigne...

Alors, bravo à tous et surtout 

MERCI
 .

La Licorne
.



lundi 20 janvier 2020

JEU 53 : Sans nom





Dans l’infini rougeoyant de mes larmes
Une étoile scintille d’un vert chatoyant
Tel l’œil d’un félin aux aguets
Au creux d’une nuit sournoise


Cet infime éclat émeraude orné de parme
Dévoile un mal sans nom brûlant
Chaque recoin d’une mer sans reflets
Au cœur de mon âme turquoise


Sur un navire en bois de charme
Un homme sème pourtant
Sur l’île de mon cœur des bleuets
Pour chasser ces flammes narquoises




samedi 18 janvier 2020

JEU 53 : Infinis fragiles








Faut-il atteindre l’indigo
Des jours de pluie
Et la lumière des nuits sans étoiles
Pour parler de mémoire
Ces infinis fragiles
Des hommes qui affrontent le noir
Et se retiennent de tomber
Là où la mer tresse les souvenirs

Comme on s’amarre malgré la rouille
Aux vagues bleues du souffle majeur
J’entends battre en nous
Le bruit sourd
Du manque et de la douleur
 .

.





JEU 53 : L'étoile dans le ciel vert









Soir après soir les jours se taisent,
Chaque matin la nuit éteint
Le grand tohubohu bleu d’hier.

L’étoile s’isole dans le ciel vert
Et chacun vaque à son chemin
Où sont les cris et les colères ?

Printemps tardif, automne mauve,
Où va l’ami, passé la porte ?
Comment savoir ce qu’on oublie ?

Qui de la vague ou de la houle ?
Qui de la poule ou de l’oeuf ?
Comment dire ce qu’on ne sait pas ?

Questions infinies et idiotes
Chaque matin la nuit éteint
Le grand tohubohu bleu d’hier.

Où vont les cris et les colères ?
Passent l’été rouge et l’hiver,
Soir après soir les jours se taisent.
.
.





mardi 14 janvier 2020

JEU 53: Quoi qu'on y fasse et quoi qu'on dise







Quoi qu’on y fasse et quoi qu’on dise
elle survivra à nos bêtises.
Elle qui ? Elle, notre petite terre

Improbable et rose et bleue
qui tourbillonnera aussi bien sans nous
dans le tourbillon des étoiles

Rouliroulant dans la grande mer du ciel
verte la mer, orange le ciel –
Tout comme nous tournons ici bas

Engoncés dans notre infinie bêtise
– bêtise sans goût ni couleur
mais pas moins fière d’elle et de nous –

Alors, pour cette année bissextile
souhaitons-lui 366 révolutions !
.





mardi 7 janvier 2020

JEU 53 : En mer





Dans la nuit infinie parsemée d'étoiles
Un homme perdu sur une mer d'opale
Egrène les images en noir et blanc
Qui faisaient battre son coeur d'enfant

Les vagues qui frôlent sa barque grise
Le font dériver à leur guise,
Et le bercent tout doucement...
Comme sa mère il y a si longtemps

Et la lune là-bas triomphante
Lui murmure la chanson lente
Et douce et sans fin
Du temps qui jamais ne revient...
.
La Licorne





lundi 6 janvier 2020

JEU 53 : Escale aux Caraïbes





Le bleu des mers du Sud
se noie dans le noir infini
de la nuit en mer des Caraïbes
Sous les rayons de pleine lune
« L'étoile de l'homme » luit
C'est son étoile, son gagne pain
qui l'emmène tous les jours à la pêche
toute repeinte de tons fleuris
en violet et en vert, oiseau de paradis
pour attirer chance et fortune
comme les anciens l'ont prédit
Elle danse en rythme sur la vague
frêle youyou, précieuse barque
attendant que son marin s'embarque
pour la pêche de nuit




samedi 4 janvier 2020

JEU 53 : Un instant






Dans l'azur de tes yeux
Une étoile qui brille

Dans le gris de la vie
Le rire d'une petite fille

Dans le sable blond de la mer
Un homme en espadrilles

Dans l'or d'un seul instant
L'infini qui pétille


La Licorne





jeudi 2 janvier 2020

JEU 53 : Toi en quatre couleurs



Toi en quatre couleurs








Bleu comme le ciel où tu brilles désormais comme une étoile
Bleu comme le ciel du Maroc, lieu de nos dernières vacances ensemble
Bleu comme tes yeux qui éclairaient ton visage en sourire
Bleu comme tes regards qui me faisaient belle et intelligente

Orange comme ma couleur préférée que tu avais fait tienne
Comme tous les endroits de notre appartement que tu pouvais peindre
En orange et qui nous faisait nous sentir chez nous, infini ensemble
Orange de notre premier et dernier vrai appartement choisi et fixe

Blanc comme le sommet des vagues de l'Océan Atlantique,
Mer et désert au Sud du Maroc, notre dernier voyage ensemble
Blanc comme la robe de mariée que je pouvais enfin remettre
Blanc comme nos deux peaux qui se touchaient encore et encore

Noir comme la vie sans toi, corps et âme, toi, mon ami et mon homme
Noir comme la nuit où je ne trouves plus ton ventre qui soulage
Mes douleurs, noir comme parler de toi au passé, noir comme les larmes
Qui débordent d'un puits sans fond de ta présente et future absence.


 

JEU 53 : Amours riment avec le plus beau des jours







Emmêlés et nuageux, tes cheveux, un baiser fiévreux, y glisse.
Perçoit ton impatience, o’ mon ombrageuse amie.
Il est des jours de tendres pluies, ta peau, endormie, me câline .
Écrin de sage passion, aube de timides caresses, éclosion de  furtives embrassades.
Effleurer une courbe rosie, mes yeux osent tout, ma main attendrie, ne le tente.
Instants promesses, liens dénoués, hommages à ta lumineuse beauté,
Vers toi, à jamais ma mie, un jour déflorée, pensées et baisers rouge passion.
Favoris grisonnants, perruque blanc cassé, tenue du matin froissée,
étoiles d’or, broderie délavée,
Satin élimé, de couleur puce, d’antan , gris sale devenu.
Mon amour rauque, souffle et m’incline, au delà de  l’infinie éternité.
Du haut de ces escaliers familiers, te vénérer, chaque moment voudrait,
Un dernier regard énamouré, confusions de sentiments,
Pantin d’homme désarticulé, d’amour, consumé,
Pensées englouties, houle sombre, mer inconnue, je me débats,
Chute fatale ai fait.
Adieu, mon amante de papier.
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mercredi 1 janvier 2020

JEU 53 : Poème en couleurs







L'étoile a pleuré rose au coeur de tes oreilles,
L'
infini roulé blanc de ta nuque à tes reins ;
La
mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles
Et l'
Homme saigné noir à ton flanc souverain.

Arthur Rimbaud 
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Pour ce mois de janvier,
en prévision d'une année "haute en couleurs",
je vous propose d'écrire un poème, 
qui comportera entre quatre à seize vers
et dans lequel, à l'exemple de Rimbaud,
 vous insérerez, justement, quatre couleurs.

La deuxième contrainte sera d'utiliser,
comme lui, les quatre mots suivants :
 étoile, infini, mer, homme.


Bonne inspiration !
(et bon début d'année)


Envoi à
undeuxtrois4@orange.fr
avant le 21 janvier 2020
 .
La Licorne 
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