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lundi 15 juin 2026

JEU 119 : "Lettre à une inconnue" - Lilousoleil

 




Chère inconnue,


Je t’écris une lettre,

mais je ne sais pas qui tu es.

Tu es tellement inconnue

que même Google ne te trouve pas.

J’ai demandé au facteur :

« Où habite l’inconnue ? »

Il m’a répondu :

« Je ne la connais pas ! »

Alors cette lettre voyage

de boîte aux lettres en boîte aux lettres,

à la recherche de son inconnue.

Si tu la reçois,

signe ton nom vite,

sinon tu resteras une inconnue...

et moi,

l’auteur d’une lettre perdue !
.


Un correspondant inconnu





Lettre perdue ?
(d'un inconnu à une inconnue)


(Vidéo ajoutée par La Licorne)


vendredi 17 avril 2026

JEU 117 : "Confusion" - Lilousoleil

 



Confusion


Dans le café aux murs pâles, elle était assise comme une image figée dans le temps, un

 chapeau légèrement incliné sur la tête, une tasse délicatement tenue entre ses doigts. Tout en

 elle semblait à sa place — trop à sa place, peut-être.

L’homme entra sans vraiment regarder. Il avait cette manière étrange de percevoir le monde,

 comme si les choses n’étaient que des formes à assembler, des objets à classer. Il balaya la

 salle du regard, s’arrêta un instant sur elle… puis détourna les yeux.

Il s’approcha.

Pardon, dit-il doucement en tendant la main.

Elle leva les yeux, surprise, mais avant qu’elle n’ait le temps de répondre, il attrapa son

 chapeau. Enfin — ce qu’il croyait être son chapeau.

Ses doigts effleurèrent ses cheveux, puis sa tempe. Il fronça les sourcils, perplexe, comme si

 l’objet refusait de se laisser saisir correctement.

Étrange, murmura-t-il. Ce chapeau est… chaud.

Elle resta immobile, une seconde, deux secondes. Le monde sembla suspendu entre deux

 interprétations possibles : l’erreur ou la folie.

Monsieur, dit-elle enfin, d’une voix posée, je crains que vous ne confondiez.

Il recula, soudain déstabilisé, regardant sa main comme si elle venait de le trahir.

Je… je pensais…

Mais il ne termina pas. Car ce qu’il voyait ne correspondait pas à ce qu’il comprenait. Pour

lui, les visages étaient des formes floues, des ensembles incohérents. Les objets, eux, avaient

 une logique rassurante.

Elle, en revanche, n’était pour lui qu’un contour élégant, surmonté d’un accessoire.

Vous prenez peut-être trop de choses pour ce qu’elles ne sont pas, ajouta-t-elle doucement.

Il la regarda de nouveau, plus longtemps cette fois. Quelque chose semblait changer dans

 son regard, comme un effort douloureux pour dépasser la surface.

Et vous, demanda-t-il, n’êtes-vous jamais prise pour autre chose ?

Elle esquissa un léger sourire.

Tous les jours.

Un silence s’installa. Puis il hocha la tête, lentement, comme s’il venait d’apprendre une

 vérité simple et immense.

Il s’excusa, maladroitement, et s’éloigna.

Elle reprit sa tasse, mais ne but pas. Elle regardait la porte par laquelle il était sorti, songeuse.

Car au fond, pensa-t-elle, il n’était peut-être pas le seul à confondre les êtres avec des objets

. Certains regardent sans voir. D’autres voient sans comprendre.

Et parfois, il suffit d’un chapeau — ou d’un visage — pour révéler à quel point le monde

 peut nous échapper.


Lilousoleil





lundi 17 novembre 2025

JEU 112 : "Le Cercle Sacré des Petits Téléphages" - Lilousoleil

 

 

 

Assis en rang d’oignons devant la télé,
les cinq mini-spectateurs ont l’air de participer
à une réunion très sérieuse de la Société des Enfants Qui Ne Bougent Pas,
fière institution de notre société moderne.

L’un d’eux semble négocier mentalement
pour savoir s’il peut s’approcher de cinq centimètres de l’écran
sans que les adultes surgissent en criant :
« PAS TROP PRÈS ! »

Le vieux téléviseur, lui, fait son possible :
il essaie de ne pas tousser,
il chauffe, il grésille,
il hésite entre montrer un dessin animé
ou une tempête de neige involontaire.

La lampe à côté supervise la scène
comme une tante un peu trop jugeante :
« Et dire que j’ai survécu aux années 70 pour voir ça… »

Mais les enfants s’en fichent.
Pour eux, c’est l’événement du siècle,
un spectacle digne des plus grandes soirées.
Un épisode incroyable,
un moment solennel,
un rite sacré :
regarder la télé… en toute immobilité collective.

On dirait presque qu’ils s’attendent à recevoir
un diplôme à la fin :
“Félicitations, vous avez tenu trente minutes sans bouger.
Vous êtes officiellement des experts en télévision.”

.

Lilousoleil

 

samedi 4 octobre 2025

JEU 111 : "Les âges de la vie" - Lilousoleil

 

 

 

 

Les âges de la vie

 

Dans la main tremblante, une photographie : le passé s’y abrite comme une flamme fragile. Le visage jeune s’y dessine, clair, lisse, plein d’élan. Pourtant, derrière lui, le présent veille, marqué de rides comme un livre feuilleté par le temps.

La mémoire s’invite dans ce dialogue secret. Elle murmure des noms, des rires, des instants oubliés que seule l’âme conserve. Chaque souvenir est une étoile suspendue au-dessus des années.

La fragilité n’est pas une faiblesse : elle est la tendresse du corps qui a tant vécu, la délicatesse de la peau qui raconte l’histoire mieux que les mots. Elle est le tremblement discret d’une vie qui se sait précieuse.

Et dans ce contraste éclate la beauté. Non pas celle des traits immobiles, mais celle du passage, du chemin parcouru, de la lumière qui habite encore les yeux. La beauté qui persiste, différente mais intacte, comme une vérité que rien ne peut effacer.

Ainsi, les âges de la vie ne s’opposent pas : ils se superposent, s’étreignent et se prolongent. Et dans cette rencontre fragile entre hier et aujourd’hui, se révèle l’éternelle grâce d’exister.

 

Lilousoleil

 

 

 

jeudi 18 avril 2024

JEU 93 : "Fugues"- Lilousoleil

 

 

 


Je feuillette l’album des souvenirs, une photo en noir et blanc trône avec délicatesse, fige un instant de liberté dans un cadre intemporel. Deux enfants, aux visages espiègles et aux sourires éclatants, s'évadent de l'objectif en glissant par-dessus un vieux portail grillagé. Leurs silhouettes graciles se découpent sur un fond de parterres de fleurs, d'arbres majestueux et de buissons touffus, créant une toile de nostalgie où le temps semble suspendu. Pourvu que la robe ne se déchire pas ! Mon frère et moi !

Mon regard se perd dans les détails figés de cette scène d'enfance, où chaque élément semble avoir une histoire à raconter. Je me souviens ! Les fleurs, témoin muet de jeux innocents et de rires cristallins, conservent encore l'essence des saisons passées. Les arbres, fidèles gardiens de secrets enfouis et de rêveries éphémères, étirent leurs branches comme pour toucher le ciel lointain.

Au cœur de cette composition, le mot "fugue" s'inscrit discrètement, comme une note en suspens dans une partition de vie. Il évoque les accords de piano de Bach, Nous nous échappions pour éviter ces répétitions qui nous ennuyaient comme dans la chanson de Maxime Le Forestier. Dans l'air imprégné de souvenirs, j’imagine le doux murmure des notes s'entremêlant aux rires enfantins, créant une symphonie de joie et de liberté.

 

Lilousoleil 

 

 

 

lundi 18 mars 2024

JEU 92 : "La farce de la salle de bains" - Lilousoleil

 

 


  

La Farce de la Salle de Bains

 

Dans le cadre exigu de la salle de bains, l'homme se tenait, figé dans une posture improbable, vêtu d'un costume sombre qui semblait tout à fait déplacé dans ce lieu d'intimité. Son regard se fixait dans le miroir, où son reflet semblait le défier avec un sourire moqueur.

L'eau de la baignoire stagnait là, comme une mare abandonnée, attendant désespérément d'être libérée de sa torpeur. Des bulles d'ennui semblaient éclater à sa surface, ajoutant une touche de comédie à cette scène absurde.

Soudain, un frisson parcourut l'homme, brisant la monotonie de l'air. Il entreprit alors de se dévêtir avec une grâce maladroite, comme s'il se battait avec ses propres vêtements. Sa cravate, rebelle, semblait s'accrocher à son cou comme un enfant à sa mère le jour de la rentrée des classes.

Le regard toujours fixé sur son reflet, l'homme se mit à débattre avec ses pensées, comme s'il tentait de convaincre une audience invisible de la justesse de ses actions. Puis, dans un geste théâtral, il se précipita vers la baignoire, manquant de glisser sur le sol carrelé dans sa hâte.

Une fois assis dans la baignoire, il jeta un regard circulaire autour de lui, comme s'il s'attendait à découvrir un public dissimulé derrière le rideau de douche. Mais la seule réponse à son acte était le silence, ponctué par le doux gargouillis de l'eau s'écoulant du robinet.

 
 
 

jeudi 30 novembre 2023

JEU 88 : "Marguerite" - Lilousoleil

 


Marguerite

« Blanche fille aux cheveux roux,
Dont la robe par ses trous
Laisse voir la pauvreté
Et la beauté »

Mais quelle beauté ? T’es moche, t’es moche vraiment moche ! Tu n’es pas une fleur et pourtant je t’aime, tu es triste et sinistre et je t’aime. T’es sotte très sotte et pourtant je t’aime.

Vois-tu la vie ne t’a pas ménagée et pourtant tu ne vois pas le mal !

« Tu portes plus galamment
Qu'une reine de roman
Ses cothurnes de velours
Tes sabots lourds. »

Fallait être dingue pour te draguer tant tu es moche. T’es bête et même très bête et pourtant je t’aime

Tu n’as rien pour accrocher le regard et pourtant nous voilà accrochés.

Finalement moi aussi je suis moche, t’es cloche et je suis cloche ;

Tu m’aimes et je t’aime. D’ailleurs la Marguerite n’a plus de pétales. Nous les avons extirpés un à un. C’est bête l’amour et c’est chouette. 

 

Lilousoleil

 

 

 

mardi 12 septembre 2023

JEU 86 : "Passagère du silence" - Lilousoleil

 

 


 

    C’est toujours un crève-cœur lorsque l’on découvre que son enfant, celui que l’on chérit de toute son âme n’est pas tout à fait comme les autres. Quand il naît, il est parfait et le restera malgré un handicap. Milly est une jolie petite fille aux cheveux de miel aux yeux pétillants de malice et de bonheur mais voilà elle n’entend pas. Ses oreilles restent insensibles au moindre son. Alors que faire de cette gamine ? Sa mère la rejette ! On ne fera rien avec elle. Je voulais qu’elle apprenne le piano ou le violon mais là c’est un désespoir. Son père lui garde son amour et est pourtant incapable de s’en occuper. Aucune démarche ne sera faite pour que Milly puisse se développer harmonieusement. Très vite elle est confiée à Nounou qui apprend à communiquer avec elle. Sa mère, elle ne la verra pratiquement plus juste une carte postale de temps en temps.

    Pourtant Milly a un secret. Elle lit, elle dessine et adore « faire de la peinture ». C’est avoir bonheur que Nounou lui installe un chevalet dans un coin de sa cuisine. Chaque jour Milly, sur la pointe des pieds se cramponne à son pinceau et fait naître des volutes, des arabesques puis à force travail car c’est du travail, elle réalise des petites fresques sur des grandes feuilles de papier, un peu à la manière du Douanier Rousseau ; Nounou lui a montré des albums de peinture.

    Elle ira aux Beaux-Arts, deviendra un très grand peintre connu et reconnu. Sa surdité ? Elle en a fait un atout. Tout dans son œuvre respire la paix et le silence, des couleurs douces aux coups de pinceau légers, effleurant la toile. Elle sera surnommée plus tard la « passagère du silence » !

 

Lilou soleil

 

  

dimanche 18 septembre 2022

JEU 80 : "Livret de famille" - Lilou

 

 Consigne ICI 



 

Livret de famille

  • Dis maman, pourquoi mon ti-cheurt n’est pas comme le tien ?

  • C’est comme cela mon enfant, les parents rayés et les enfants à carreaux

  • Pour que je me tienne à carreaux ? Oui je comprends bien mais on vit dans un monde rayé. Regarde même les cabines de bains sont rayées la dame est rayée et le sol est rayé aussi. D’ailleurs pourquoi elles sont grises les lattes. On pourrait bien les peindre en rouge bleue ou jaune. Mais ici tout est gris, le photographe s’est trompé de pellicule, il a oublié sa pellicule couleur.

  • Oh mon chéri c’est une histoire de famille, cesse de poser des questions !

  • Famille, quelle famille ! Dis maman si je me contorsionne, comme la grenouille qui voulait être comme le bœuf, tu sais celle qui est racontée dans le livret que l’école nous a prêté, tu crois que mon ti-cheurt sera aussi rayé que mon oreiller !

  • Essaie toujours !

Et voilà le mioche qui se tortille comme un ver, qui saute, se roule, s’étire, se plie se tourne et se retourne puis il demande :

  • Alors j’ai des rayures en long en large ou encore des carreaux ?

  • Ben des carreaux !

Alors il recommence la même gymnastique, souffle, transpire, vire en apnée, mais rien n’y fit. La mère se mit à rire.

  • Il en manque encore beaucoup avant que tu sois rayé !

Le gamin nerveux lâcha la main de sa mère et partit en courant vers la mère, sauta à pieds joints dedans. Son ti-cheurt était toujours à carreaux mais mouillé.

 

Lilousoleil

.


 

 

samedi 28 novembre 2020

JEU 62 : La cigale, la fourmi et monsieur de La Fontaine - Lilou Soleil

 

La fourmi

Monsieur le commissaire, je viens déposer plainte contre ma voisine la cigale. Quelle gale celle-là ! J’étais tranquille dans ma maisonnette, je passais comme tous les jours, un coup de balai sinon ça colle de partout, c’est bon les pucerons mais leur miellat, quelle poisse.

Tout à coup par la fenêtre j’ai vu arriver une mendiante aux ailes défraichies et pendantes, la tête du jour de l’an avec des antennes frisées comme vos moustaches. Elle criait des borborygmes à faire pâlir le capitaine Haddock.

Je l’ai reconnu aussitôt, c’est du harcèlement, Monsieur le commissaire, elle vient chaque année me réclamer des grains d’ellébore, de millet ou de n’importe quoi pour subsister. Je le sais, je l’ai déjà envoyée danser ! Tout l’été, elle chante jusqu’à plus soif nuit et jour. Enfin elle chante, elle grince comme un crincrin de l’avant-guerre de 14. C’est une drôline, elle attire les mâles et hop ! c’est parti pour un tour. Mais faire des provisions ; jamais !  Elle s’est pris un coup de balai au fesses et puis c’est tout.

 

 

La cigale

Monsieur le commissaire, je viens déposer une plainte contre ma voisine la fourmi qui m’a chassée de chez elle avec perte et fracas et surtout un bleu aux fesses.

Vous pourrez constater par vous-même, monsieur le commissaire. J’étais tranquille peinarde et j’allais à tout venant cet été faisant clin d’œil à qui voulait bien entendre mes chansons. Je ne faisais point de mal. Seulement je n’ai pas eu le temps de faire mes provisions d’hiver et me voilà SDF. Le compagnon que j’avais trouvé m’a fichue dehors.

Triste et dépitée, les ailes en berne et les antennes en bataille, je suis allée, comme chaque année, chez ma voisine la fourmi pour qu’elle m’aide à passer l’hiver. Je sais bien qu’elle refuse toujours mais on ne sait jamais. Ses placards regorgent de nourriture. Je lui ai demandé quelques grains pour subsister, ne pas mourir de faim jusqu’à la saison nouvelle. Pas moyen, elle m’a traité de pouffiasse et d’autre chose que ne n’ose pas vous répéter. Elle a osé me dire qu’après avoir chanté j’avais qu’à aller danser, que les bastringues ne manquent pas. Elle est jalouse car sur le plan mec, elle n’en a pas beaucoup.  Et C’est là que sans raison elle m’a flanqué un coup de balai en plein dans les miches.

Voilà monsieur le commissaire.

 

 

Le commissaire La Fontaine

 Encore ces deux furies. Quelles harpies ces mégères. Chaque année c’est le même refrain. Ces donzelles viennent tour à tour se plaindre l’une de l’autre… Elles me chauffent les oreilles. Elles peuvent pas se ne se kiffer !  D’accord mais elles me les brisent menu menu.

Monsieur le commissaire, elle m’a fait ci , monsieur le commissaire elle m’a fait ça ! Oh oh oh moi je suis là pour arrêter les voleurs pas pour régler les querelles de clocher. L’une veut faire danser l’autre et l’autre fait la manche sans aucun espoir. L’une remplit ses rayons de bouffe et l’autre ne pense qu’à lui piquer.

Ah bon sang mais c’est bien sûr ! Raminagrobis, à vous de jouer mon vieux !

 

Lilousoleil

 

 

 

vendredi 8 novembre 2019

JEU 51 : Eloge funèbre d'un doudou




C’était mon copain, c'était mon ami. 
Tu étais mon doudou, mon ninnin, mon consolateur,
 je t’emmenais partout, pas une minute sans moi, 
 tu prenais si peu de place. 
Tu absorbais tout, les odeurs les parfumées
comme le plus fétides.
Tu te colorais au contact des autres objets ; 
je me souviens encore du jour 
où tu as épongé les traces du rouge à lèvres cerise, 
ouvert maculant le fond de mon sac :
de blanc tu es devenu cramoisi. 
 Tu te roulais en boule ou au contraire 
tu t’étirais à te réduire comme une crêpe dentelle.
 Tu savais te loger dans les plus coins et recoins 
au point de disparaître parfois !

Tant de souvenirs en commun. 
Je me souviens encore de cette fois, cette soirée mémorable 
où alors que nous étions tout un groupe de filles à la piscine 
et où tu es tombé malencontreusement de mon sac de sport.
Une finaude t’a ramassé, t’a pris pour un simple chiffon 
et ô bonheur a commencé avec les autres une partie de passe à dix.
Dans l’eau tu t’étalais comme une tache bariolée 
glissant en silence au gré de l’eau au milieu du bleu du bassin.
 Les filles t’attrapaient et te pressaient avec force 
avant de faire une boule serrée 
comme si elles te transmettaient leur affection. 
J’étais jalouse ! 
Cette affection il n’y avait que moi qui pouvais te la donner,
 Que moi qui dégoulinais d’un amour fou…

Mais vois-tu aujourd’hui tu me quittes pour toujours
 comme ton propriétaire,
ce type infâme, ce Tristan
qui me quitte pour une moins jolie 
mais plus jeune forcément

Alors toi, Tristan,
ton vieux slip kangourou, 
tu le reprends…
.
.






jeudi 10 octobre 2019

JEU 50 : Biberon



Biberon du XIVème siècle
Intégralement en peau de chèvre
Bec en os de bœuf
Epousant parfaitement les lèvres
Rondes d’un enfant
Ostensiblement goulu
Nouveau né s’abstenir



JEU 50 : Bahut ancien





Bahut style Louis XV
Ayant beaucoup de possibilités
Huche à pain incorporée
Utilité pour les enfants
Tentant de jouer aux fléchettes



Avec tiroir amovibles
Nécessaire de couture bien rangé
Ciseaux et aiguilles jamais perdus
Insertions de nacre fatiguées
Et restaurables même par
Non professionnel
-

Lilousoleil




mardi 11 juin 2019

JEU 47 : Décor bucolique



Sur le thème des animaux
Lilousoleil  a caché astucieusement
et phonétiquement 14 mots.

Saurez-vous les retrouver ?

Cap Cod - Edward Hopper


C’est une maison élancée construite au milieu d’une prairie verdoyante. On dirait la demeure de Cap code du peintre Edward Hopper. Les chiens assis sont vraiment art déco en opposition avec le toit d’ardoise auburn. Contre le mur du fond, un four mitoyen sert en alternance avec la plancha pendant la belle saison aux habitants.
Quel régal de vivre à la campagne et de profiter de cette cuisson naturelle qui change du ragoût pilaf. Au loin, un massif de pivoines au parfum entêtant orne les bords du lac. Un lac c’est beaucoup dire tout au plus un étang chenu où flottent des nénuphars qui serpentent au fil de l’eau agitée par le souffle du vent.
Sur les petites pierres rendues glissantes par la mousse, Tic et Tac, les deux patous posent leurs pattes pour s’abreuver tandis qu’une libellule les taquine…