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mardi 11 septembre 2018

JEU 39 : Bêtises de jadis


 
 
 
 
Qui sait, peut-être les bêtises de jadis,
ressassées au fil du temps,
attisent-elles les flammes éternelles,
projetant leurs étincelles tout droit vers le ciel.
 
 
 
 
 
 
 




samedi 17 février 2018

JEU 33 : Fusion



 

Il y a quelques décennies, un événement contribua à élargir considérablement notre horizon.  Je me doutais que la vie s'étendait au-delà de nos frontières.  Mais je ne m'attendais pas, personne ne s'attendait, à ce qui émergea un jour sur notre terre, partout autour de nous:  une dimension où l'espace et le temps à notre façon n'existaient pas.

Une dimension qui depuis les débuts de l'humanité nous côtoyait pourtant.  Les vibrations de ce monde s'élevaient à un niveau que nous ne pouvions atteindre... jusqu'à maintenant.  Mais au fil du temps, de plus en plus d'individus avaient réussi à augmenter les leurs considérablement.
 Ce monde avait enfin surgi et nous invitait à fusionner peu à peu avec lui. Il ouvrait à nous et en nous des myriades de possibilités, les rêves pouvaient y devenir réalités, les dons s'épanouir en accéléré. Wow!
 
Tous ne pouvaient pas le voir, mais nul ne pouvait le nier, à présent. Plusieurs de mes contemporains ne peuvent même aujourd'hui, en 2118, percevoir cette dimension et en bénéficier. Pourtant le temps presse. Il faut apprendre à respirer autrement, à se nourrir autrement, à se déplacer librement, à modifier et optimiser notre énergie car, par notre faute, notre environnement s'est appauvri considérablement, comme beaucoup l'avaient prédit. Nous n'avons que deux choix : nous transformer ou périr dans la souffrance, de faim, de soif, d'empoisonnement.
 
J'ai retrouvé espoir depuis qu'ils nous côtoient. Ensemble, nous parviendrons à accélérer le mouvement de notre évolution vers un paradigme qui nous tend les bras. Si nous n'arrivons plus désormais à vivre ici-bas, eh bien, ceux qui le peuvent accéderont à cette dimension qui nous accueillera sans les soubresauts de la mort.
Franchir le pas, voilà ce qu'il nous reste à faire, à l'aide de nos amis de l'au-delà.
 
 


mercredi 13 décembre 2017

JEU 31 : Visiteur de nuit

 
 
 
Une bûche finissait de se consumer dans un âtre grisâtre.  Dernière bûche.  Après, ce fut noir comme néant et Jean resta coi.  Aucun compagnon ne s’unissait à son âme en cette nuit de fête, nuit du 25 décembre.  Un froid grandissant engourdissait son corps affamé. 

Pourtant c’était un homme de cœur, disait-on, un homme de cœur au centre d’un pays indifférent.  Son esprit, serein quand même, s’ouvrit tout grand.  C’était une méthode apprise autrefois auprès d’un sage méditant.  Et ça fonctionnait très bien.  Un esprit grand ouvert capte une paix infinie, bienfaisant remède pour une âme meurtrie.  Fantastique intermède.

Soudain on entendit un gémissement tout près, suivi d’un autre, et puis un aboiement.  S’ébrouant hors de son état statique, Jean s’empressa de répondre à ce visiteur imprévu.  Une énorme masse bondit dans cette ouverture et dans cet abri, au risque de renverser un hôte sidéré.  Oh, fiston, fiston!  Je n’en crois pas mes sens.  Après tous ces mois sans toi, tu m’as retrouvé.  Contre tout espoir, te voici revenu chez toi, chez nous, mon grand chien, ma fourrure adorée.  Viens voir papa!

Ah, bonheur infini, douceur sans prix, ah, merci, douce vie !
 
 

 
 

dimanche 12 novembre 2017

JEU 30 : Le journal vivant





Un monsieur prend l’autobus après avoir acheté le journal et l'avoir mis
sous son bras.  Un monsieur vêtu sobrement, un monsieur très ordinaire,
qu'on ne remarque pas.  Il trouve un banc libre, s'assoit, ouvre le journal.
Son esprit, bien plus fou que lui, soupire d'aise.  
Enfin l'évasion est à sa portée. 

Au fil de la lecture, tout ce que le monsieur lit prend vie et prend place
auprès de lui.  Le petit garçon égaré est là tout à côté. 
Des événements tristes forment de drôles de fantômes éplorés. 
De grandes fêtes se déploient dans cet espace étroit mais illimité. 
Rendu à la rubrique des décès, le miracle se poursuit:  
une femme trépassée, étonnée, reprend vie.
Un monsieur très surpris regarde partout autour de lui.  Un bon vivant
fraîchement enterré revient à lui, ébloui.  Pendant tout le trajet, une
ribambelle de gens sortent ainsi un à un du journal, éberlués.



Une demi-heure plus tard, sans avoir pris conscience du charivari suscité
par lui, le monsieur se lève, va vers l'avant, salue le chauffeur qui reste
bouche bée.  Il descend avec le même journal sous le bras, 
mais un journal maintenant tout ébouriffé, un tas de feuilles imprimées 
que le monsieur jette sur un banc de la place 
toute bruissante et bruyante en ce beau jour d'été.

Un passant tatillon, témoin de ce geste délinquant et du méli-mélo
du quotidien abandonné, ne peut s'empêcher de s'arrêter 
et de remettre un peu d'ordre dans ces papiers désordonnés. Il leur redonne
une apparence digne d'un journal bien élevé et repart, 
satisfait de sa bonne action d'homme civilisé.

Une vieille femme s'approche du banc et heureuse de l'aubaine, prend
le temps de s'asseoir pour lire tranquillement le journal, gratuit aujourd'hui.
Mais qu'arrive-t-il donc dans ces pages?  Ce journal est parsemé d'espaces vides,
des textes entourant des trous blancs. Troublant!  Commencerait-elle à perdre la tête?  
La voilà effarée, affolée. Son premier réflexe est de rejeter le journal et de s'en éloigner.  
Mais après tout, cet objet ensorcelé pourrait encore servir
à quelque chose d'utile avant d'être jeté.  Elle se ravise donc, 
l'emporte avec elle dans son cabas et dirige ses pas vers le marché.

Heureusement, cette vieille femme n'a plus sa mémoire d'antan.  
Oubliant son effroi de tout à l'heure, elle est toute contente de trouver chemin faisant 
une bonne idée pour son dîner:  un demi-kilo de blettes vraiment pas chères, 
qu'elle enveloppe dans les pages du journal. 
Elle a déjà oublié son effroi et personne d'autre 
ne s'apercevra qu'il n'était pas banal ce journal-là, 
métamorphosé après avoir subi d'excitantes métamorphoses.
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samedi 16 septembre 2017

JEU 29 : Haïku 1

 
 photo de Michelle
 
Vents tourbillonnants
Ciel bleu vif et feuilles de feu
Lumineux contrastes
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Michelle
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mardi 15 août 2017

JEU 28 : Lettre à Porcinet

Porcinet
Forêt des rêves bleus
Pays de l’Imaginaire




Cher Porcinet,

J’ai lu plusieurs des aventures de Winnie et de ses amis, dont tu fais partie.  Je tiens à te dire que sans toi, il y manquerait l’essentiel.  Oh oui!
Nul n’est plus que toi attentif aux besoins et aux désirs de tes amis.  Sans vouloir les sous-estimer car ils ont chacun leurs qualités, ils sont très centrés sur ce qui les agite ou qui les fige, sur ce qui les chatouille ou les fait souffrir:  Bourriquet sur ses malheurs, Winnie sur son estomac, maître Hibou sur son prestige, Coco lapin sur ses multiples activités, etc.
Pour ce qui est de l’amitié, tu es sans contredit le plus doué.  “L’esprit du cœur, c’est la délicatesse.”
Ta sensibilité doublée de gentillesse t’amène à ouvrir grand la porte de ta maison, comme celle de ton cœur, sans aucune arrière-pensée et avec simplicité.  “Rien n’est plus rare en ce monde que la véritable bonté.”  Voilà pourquoi je tiens à souligner en toi cette précieuse qualité.
Tes amis savent, en tout cas ils devraient savoir, qu’ils peuvent compter sur toi.  Il n’est pas d’ami plus fidèle.  “La seule façon d’avoir des amis, c’est d’en être un”, depuis longtemps tu l’as compris.
Malheureusement, tu as peur de beaucoup de choses.  Tu es un tout petit animal et le courage souvent te fait défaut.  Heureusement tu as tes amis pour te protéger des dangers … mais aussi parfois hélas t’y précipiter.  “La peur donne des jambes” dit un proverbe allemand.  “La peur donne des ailes” dit un proverbe français.  Mais les plus timorés savent que la peur paralyse trop souvent les plus beaux élans.  Enfin, comme le dit Robert-Louis Stevenson:  “Garde ta peur pour toi-même et partage ton courage avec les autres.”  Etre bien entouré d’amis, rien de mieux pour faire face à l’ennemi, qu’il soit réel ou imaginaire.
Je te comprends, petit Porcinet, j’éprouve bien souvent des frayeurs qui freinent mon ardeur.  Et pour t’encourager à continuer d’être toi-même, je suis venue te dire sincèrement que je t’aime.  Ne t’en fais pas trop avec la vie!  Je serai toujours là pour toi, si tu as besoin d’une amie.

Avec beaucoup de tendresse,

Michelle

jeudi 15 septembre 2016

JEU 21 : Façon fable de La Fontaine




Le père Noé et ses nombreux passagers

Le père Noé fait sa tournée, découragé:  quelle aventure!
C’est le chaos, les animaux s’agitent et crient, désemparés
L’arche retentissant d’un bruit assourdissant dans la mêlée
La folie et la détresse s’emparent de tous ses occupants
pourtant bien à l’abri, du moins pour le moment

L’embarcation bondée n’a nulle part où aller:  no way
On a perdu le sud, l’est et l’ouest et le nord
Combien de jours, combien de nuits, ce mauvais sort?
Voguer sans direction peut-être vers la mort

Noé frustré s’efforce en vain de calmer les passagers
Il crie “Mon Dieu, aidez-moi donc, j’en ai assez!”
Aucune réponse ne vint du ciel
alors Noé trouva refuge dans un bonheur artificiel
Il oublia pour quelque temps ce grand casse-tête abrutissant
Il prit la fuite en s’enivrant, divin calmant

Tout doucement il reprit ses esprits, le temps était clément.
Tout ça n’était qu’un rêve, un affreux cauchemar,
une histoire racontée par son Dieu à l’humanité naïve prête à y croire
pourvu qu’il y eut une heureuse issue à ce sauvetage méritoire

Alors Noé écrivit son récit sans oublier d’y ajouter l’apothéose espérée :
une blanche colombe tenant dans son bec un rameau d’olivier d’un vert ineffable
et gage d’alliance, déployant dans les nuées ses teintes irisées, un arc inoubliable.

De prime abord, ne croyez surtout pas aux mythes et aux fables
mais sachez qu’ils recèlent souvent entre leurs lignes des secrets délectables!
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samedi 20 août 2016

JEU 20 : "Zodiaque"




Certains week-ends, 
un zodiaque bizarre, 
joyeux et pervers, 
parcourt quelque chemin ambigu 
sur un train d’enfer.
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lundi 15 août 2016

JEU 20 : "Barque féerique"



Ma barque, voguons hors du temps 
dans ce jardin d’edelweiss en paix 
parmi une kyrielle de farfadets zen.
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samedi 13 août 2016

JEU 20 : "Liste bilingue"



Je relève ce défi épique
avec un mixage bilingue de couleurs : 
jaune, yellow, blanc, white, 
green, bronze, kaki.
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mardi 5 juillet 2016

JEU 19 : "Homme, qui es-tu ?"




Homme! libre penseur, te crois-tu seul pensant ?
Toi qui nourris souvent des rêves persistants
Qui poursuis des idées et puis n’en changes guère
Passant ta vie entière derrière des œillères

Heureusement pour toi la Vie est bien plus vaste
Que ton petit destin suivant un seul chemin
La nature accomplit du divin l’œuvre faste
Et l’Esprit nous unit dans son large dessein

Homme n’oublie jamais que tu n’es pas si grand
Bien plus vaste que toi est la Vie qui t’enserre
Et surtout n’oublie pas, tu n’es rien sans tes frères

Homme es-tu aussi libre que vraiment tu le crois?
Toi qui n’es qu’une goutte à l’échelle de la mer
Sois un fier petit moi au cœur de l’univers
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Michelle
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dimanche 6 septembre 2015

JEU 9 : La Cigale et la Fourmi



La cigale ayant dansé tout l'hiver vit avec bonheur poindre le printemps
Ah que la vie est jolie quand elle refleurit.  N'est-ce pas un heureux temps
Fourmi ma voisine?  Tu te rappelles mon désarroi au début de l'hiver
Oh bien sûr j'ai eu faim et me suis reproché d'avoir chanté tout l'été
Nonobstant mes ennuis, la chance m'a souri, on m'avait remarquée
Tout l'hiver les bonnes gens m'ont invitée sous leurs toits pour chanter et danser
Ah cigale j'ai souvent pensé à toi pendant tout ce temps car jour après jour
Insidieusement l'ennui s'est emparé de moi, qui n'ai rien pour égayer ma vie
Ni joie ni refrain pour dérider mon coeur, je ne sais ni rire ni me divertir
Et ma foi, cigale, je te saurais gré de me montrer à chanter et danser à mon tour...
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lundi 17 août 2015

JEU 8 : Texte 4

MON PREMIER TIRAGE DE YI-KING

Le Yi-King est un vieil oracle chinois, 
un livre de sagesse, le livre des transformations, 
que j'ai expérimenté la première fois grâce à Mona.  
Il est bien possible que j'en aie entendu parler avant 
dans les livres de Carl Jung.  
Voici le résultat de mon premier tirage:

1er hexagramme qui décrit la situation présente.
         Hexagramme 62 -  La prépondérance du petit.

2e hexagramme qui parle de la tendance future. 
              Hexagramme 16 - L'enthousiasme

J'ai été très impressionnée par les propos de ce livre 
et la justesse de sa vision des choses.

image choisie par Michelle

  
La prépondérance du petit met en garde contre les rêves irréalistes 
et conseille de porter attention aux petites choses:  
"La persévérance est avantageuse.  
On peut faire de petites choses, on ne peut pas faire de grandes choses.  
L'oiseau qui vole apporte le message :  
Il n'est pas bon de s'efforcer de monter, il est bon de demeurer en bas... 
On ne doit pas se laisser bercer de l'idée d'un grand succès, 
car la force nécessaire pour cela fait défaut... 
ne pas tendre vers les réalités élevées, mais de s'en tenir aux plus humbles."

Or, j'avais une tendance évidente à rêver ma vie au lieu de la vivre, 
je m'ennuyais dans la monotonie de la vie quotidienne 
et m'envolais dans des rêves trop grands pour moi 
pour tenter d'échapper à cette morosité.

Mais voilà qu'un 2e hexagramme venait apporter de l'espoir 
à mon âme désenchantée.   
Il me disait qu'une tendance se dessinait en moi 
qui me donnerait des ailes: l'enthousiasme.

image choisie par Michelle 


"On a ici le commencement d'un mouvement qui trouve en face de lui 
une attitude de dévouement et, par suite, 
entraîne tout avec lui et œuvre dans l'enthousiasme... 
Quand au début de l'été, le tonnerre, l'énergie électrique, 
sort de la terre en grondant, et que le premier orage rafraîchit la nature, 
une longue tension prend fin, la clarté et la joie s'instaurent."

Quel réconfort cet hexagramme m'a apporté 
et il s'est avéré par la suite que le Yi-King avait eu raison.  
Peu à peu l'enthousiasme a grandi en moi au fil du temps 
et des événements et a rendu ma vie intéressante et stimulante 
au-delà de mes espérances.  
Une vie qui n'a rien de grandiose mais où petit à petit 
j'ai appris à évoluer à ma façon, 
en me nourrissant des mille et un petits bonheurs 
rencontrés sur mon chemin.
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mercredi 5 août 2015

Jeu 8 : Texte 2

LA MONTAGNE


La première fois que j'ai fait un grand rêve, j'étais très jeune. 
Je devais avoir 8 ou 10 ans. 
J'ai fait ce même rêve au moins deux fois, peut-être trois.  
Je quittais l'endroit où je vivais à la campagne. 
 Dans un de ces rêves, je disais adieu à mon cheval.
  
Et je me retrouvais au pied d'une haute montagne 
accompagnée d'un compagnon poilu : 
un ours qui marchait comme un humain mais ne me parlait pas.


Et là commençait un long périple.  
Je n'escaladais pas cette montagne, j'entrais dedans.  
J'entrais dans un tunnel et marchais à quatre pattes à l'intérieur. 
 L'ours me suivait.  
Après avoir ainsi rampé dans le noir un bout de temps, 
nous arrivions à une pièce creusée dans la montagne
 où se trouvaient un ou des bureaux anciens
et sur ces bureaux je découvrais des petits coffrets, des fioles.  
Et j'ouvrais chacun de ces petits contenants.


Chaque fois, j'avais un merveilleux sentiment
en découvrant ce qui se trouvait là.   
Le rêve ne me montrait jamais le contenu.  
Et le périple continuait.

De nouveau je rampais dans le noir, l'ours derrière moi,
 et puis je découvrais une nouvelle pièce
où se trouvaient un ou des bureaux 
sur lesquels reposaient des petits coffres, des fioles.  
Et chaque fois que j'ouvrais un de ces contenants,
 je ressentais un nouvel émoi. 
 Et le rêve continuait ainsi.  
Je découvrais toujours de nouvelles pièces,
de nouveaux trésors, 
quatre fois, cinq fois, six fois ...  
C'était magique!
.
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J'ai compris plus tard que ce rêve préfigurait mon cheminement intérieur,
 avec ses moments pénibles dans le noir, 
mais aussi toutes les petites découvertes 
qui ont jalonné ma vie et m'ont permis peu à peu 
de me connaître et de m'aimer comme je suis.
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vendredi 5 juin 2015

JEU 6 : Poème 2




LE TRÉSOR

Vibrait un joyeux mélange
de bâbord jusqu’à tribord
mais lorsque pointa l’aurore,
nous avions perdu le nord
et la carte du trésor !

Souhaitant que tout s’arrange,
pour contrer le mauvais sort
et nous conduire à bon port,
nous avons prié très fort.
 


Car nous n’étions pas des anges,
il fallait bien que l’on mange,
nous n’avions que des oranges
pour soutenir nos grands corps.

Un soir à l’heure où tout dort,
vint vers moi une mésange,
se percha sur mes phalanges,
dans son bec un écu d’or !

Petit oiseau je t’adore !
.
.
 
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dimanche 17 mai 2015

JEU 5 : Devinette 5



Ardente élévation
Zigzagant dans le vent
Etincelant de joie
Rasant ou ronflant
Tourmentant ou réconfortant
Yogis marchent dessus
Unique et multiple
Illumine et détruit
Odorant au foyer
Pétillant élément
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dimanche 3 mai 2015

JEU 5 : Devinette 1



Âme du monde connu et inconnu
Zen comme l’eau
Essence spirituelle
Réalité éternelle
Totalité et néant du zéro à l’infini
Yin et Yang
Unique source d’énergie
Invisible, indétectable, insaisissable mais
Omniprésente
Passe-partout universel
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mercredi 4 mars 2015

JEU 3 : "La chapelle"



La chapelle ancienne est fermée
calme refuge au cœur des bois
passe par là un p’tit garçon
qui regarde à la dérobée
cette étrange petite maison
tout étonné, intimidé
à l’intérieur s’est faufilé
là dans la pénombre feutrée
un long silence …
l’enfant ému s’emplit les yeux
de doux cierges mystérieux

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D'après un poème d’Emile Nelligan :  
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