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mercredi 1 juillet 2026

JEU 120 : "Un sac de billes"

 

- Atelier d'écriture pour le mois de juillet -

 
Chers ami(e)s écrivant(e)s,
 
Ce mois-ci, je vous propose de prendre
 comme source d'inspiration
cette photo :


et ce livre :

de Joseph Joffo

.

Comme d'habitude, vous pouvez (au choix) :


- Placer les mots du titre

dans l'ordre ou dans le désordre

- Prendre le titre de ce livre comme titre de votre texte

- Ou faire référence dans votre texte au contenu de l'oeuvre

(en l'imitant, le complétant, le citant, le parodiant...etc)

.


Envoi à undeuxtrois4@orange.fr

avant le 31 juillet 2026
.
 
Laissez courir votre imagination...
 
et amusez-vous bien !

.

La Licorne
.





dimanche 7 juin 2026

Agenda ironique de juin : "Nemo" - La Licorne



Les héros ne sont pas toujours décorés...
loin s'en faut.
J'en connais un qui porte un nom illustre
et qui, en cas de force majeure,
n'hésite pas à intervenir vigoureusement
quitte à y laisser l'émail de ses quenottes.

Bon, là, il paraît qu'on l'a retrouvé, hagard,
à une demie-lieue de son domicile,
emberlificoté dans sa laisse, 
bulles écumantes au bord des lèvres,

Vous voulez en savoir plus ?
OK.
je vais vous raconter ça...
en chanson.





Allô, allô Edouard !
Quelles nouvelles ?
Absent depuis quinze jours,
Au bout du fil
Je vous appelle :
Que trouverai-je à mon retour ?


Tout va très bien, Monsieur le Président
Tout va très bien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Un incident, une bêtise,
Vot'chien Nemo n'a plus de dents
Mais, à part ça, Monsieur le Président
Tout va très bien, tout va très bien.


Allô, allô Alex !
Quelles nouvelles ?
Mon chien Nemo n'a plus de dents ?
Expliquez-moi
Garde fidèle,
Comment cela s'est-il produit ?


Cela n'est rien, Monsieur le Président
Cela n'est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Voyez-vous, il les a perdues
Tout d'suite après avoir mordu
Donald dans ses parties charnues
Mais, à part ça, Monsieur le Président
Tout va très bien, tout va très bien.




Allô, allô Seba !
Quelles nouvelles ?
Président Trump est-il fâché ?
Expliquez-moi
Ministre modèle,
Comment cela s'est-il passé ?


Cela n'est rien, Monsieur le Président
Cela n'est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien...
Si l'ami Trump fut mordu
C'est juste parce qu'il était venu
Au palais ni-vu ni-connu
Mais, à part ça, Monsieur le Président
Tout va très bien, tout va très bien.


Allô, allô Brigitte !
Quelles nouvelles ?
Que fait Donald à l'Elysée ?
Expliquez-moi
Epouse fidèle
Comment tout ça est arrivé ?


Eh bien ! Voilà, 
mon très cher Emmanuel,
Apprenant qu'vous étiez parti,
Le grand chef des Etats-Unis
A envahi notre pays...
S'est installé à l'Elysée...
A demandé à m'épouser...
Mais au moment où j'ai dit oui
Notre Nemo a réagi :
C'est alors que Trump l'a frappé
Lui filant un grand coup de pied !
Et c'est pour ça qu'en ce moment
Nemo n'a plus une seule dent !


Mais à part ça, mon cher ex-président
Tout va très bien, tout va très bien...




Tout va très bien, tout va très bien !

.
La Licorne
.


Pour l'Agenda ironique de Juin

Thème : "Animal"

Mots imposés :

Demi-lieue, héros, émail,
emberlificoter, bulle

.



et pour

dont voici les consignes du mois :


Proposition 320 – Commencer par la fin

Certains événements laissent une trace 
avant même qu’on sache les raconter. 
Quelque chose est arrivé 
et le texte entre après la déflagration.

Écrivez une scène importante en commençant par la fin.

Contraintes :
- Ne révéler l’événement qu’à la toute dernière phrase.
- Commencer par une image forte et immobile
- Écrire uniquement à partir des conséquences matérielles





vendredi 8 mai 2026

AI (5) : "Le vieux mainate"



Allez...un petit dernier pour la route...:-)





Lui, c'est un vieux mainate

Qui aime ses pénates

Il s'appelle Merlin

Et siffle dans son coin


Autrefois religieux

Il  priait tout le temps.

Maintenant qu'il est vieux

L'est dev'nu mécréant...


Ne le méjugez pas

Il a d'autres talents :

Il mène des débats

C'est un oiseau savant


La langue, il la maîtrise

Aussi bien qu'vous et moi

Alors, qu'on se le dise

Plus bavard, il n'y a pas !


 


J'aime sa mèche jaune

Ses pattes maigrelettes

La façon dont il trône

Sur sa branche...et rouspète !


Messire Mainate caquette

Messire Mainate m'épate

Mais pitié, qu'il arrête

De chanter cette cantate : 


"Mets de l'huile petit homme

Tes paroles j'y comprends rien

De l'huile petit homme

Dis des mots lents, tu veux bien ?


Mets de l'huile petit homme

Tes paroles j'y comprends rien

De l'huile petit homme

Pour le petit merle in...dien"

:-)

.

La Licorne

.



samedi 7 mars 2026

AI (1) : "Depuis le temps" - La Licorne



Depuis le temps qu'on demandait
Un nouvel air
Une nouvelle ère
Depuis le temps qu'on attendait
La fin d'un cycle
Dans l'hémicycle

Depuis le temps que ça tournait
Toujours en rond
En vieux ronron
Depuis le temps que ça changeait
En apparence
Avec constance
Depuis le temps qu'on nous servait
De beaux discours
Qui tournaient court
Depuis le temps qu'on nous menait
Tous en bateau
Incognito
Depuis le temps qu'on nous mentait
Le jour la nuit
Oui, sans répit
Depuis le temps qu'on nous servait
Via la presse
De belles promesses 
 
Depuis le temps qu'on y croyait
Aux élections
Et aux fictions
Depuis le temps qu'on le payait
De notre sueur
Et d 'nos malheurs
 
Depuis le temps qu'on se moquait
De tous les gens
Et tout le temps
Depuis le temps qu'on la sentait
L'odeur fétide
D'un monde cupide 
 
Depuis le temps qu'on s'endormait
Devant l'info
Les vidéos
Depuis le temps qu'on nous prenait
Pour des gamins
Et par la main
Depuis le temps qu'on espérait
Un monde nouveau
Un monde plus beau
Depuis le temps qu'on en rêvait
De cette saison
En floraison

Est-ce qu'on y va ? Est-ce qu'on y est ?
Est-ce qu'on la voit
La mauvaise foi ?
Est-ce qu'on évente les secrets
Est-ce qu'on est mûr ?
Sûr ? Sûr de sûr ?
Ou est-ce qu'on repart pour un tour ?
Tour de manège
Et sortilèges
Retour des roulements de tambour
Guerre et violence
Folie, Souffrance ?
 
 
 
 
.

La Licorne

.

 
P-S : 
1) Les émojis ci-dessus ont été créés
de toute pièce  pour ce texte...
 
 
 
 Jimi Hendrix - Quand le pouvoir de l’amour surpassera l’amour du ...
 
 
Pour l'Agenda ironique de mars


Sur le thème d’un nouveau départ, 
d’un recommencement, d’une nouvelle ère

Il fallait aussi introduire du cercle, 
du cycle, du circulaire,
 
et mettre en lumière des "émojis" ... 
qui n’existent toujours pas en 2026
.
 





jeudi 5 mars 2026

JEU 116 : "Vent de mars" - La Licorne


 Vent de mars

Robert Doisneau Cycliste lanceur de tracts 

rue Henry Monnier, automne 1944 - printemps 1945


Il roule sur les pavés

Sans jamais regarder

Ceux qui marchent à l'ombre

Sous ma caresse enjouée

Il en oublie le nombre

Il jette ses papiers

Comme on lance des colombes

Moi, je les fais danser

Au-dessus des décombres

Les mots volent légers

Et puis soudain retombent

Dans un silence forcé

Les passants sont passés

La guerre jette ses bombes

Personne pour se soucier

D'un cycliste engagé

A part le souffle frais

Du printemps qui renaît

Rien ne laisse présager

La fin de l'hécatombe

.

La Licorne

.


"Je sais que le jour viendra

Où le vent se lèvera..."

.




Consigne 313 :

Je vous propose de choisir un élément brut :

vent, rouille, sel, pierre,

os, boue, bois flotté, pluie…

et de rédiger un poème contemporain

où cet élément parle à la première personne,

mais sans jamais le nommer.




et pour le Jeu 116




mercredi 4 mars 2026

JEU 116 : "Les petits papiers" - La Licorne

 

 


Laissez voler
Les p’tits papiers
Au vent de mars
Mille notes éparses
S'envoleront
Papier chiffon
Sans vous toucher

Laisser passer
Tous les papiers
Papiers de guerre
Ou de colère
Qu’enfin ils puissent
Papier maïs
Se disperser

Un peu d’gaieté
Papier doré
Ce s'rait magique
Papier musique
Tant de chagrin
Papier dessin
A oublier

Laissez passer
Papier glacé
Le pire du mal
Papier journal
L'actualité
Papier froissé
Oui, c’est navrant

Tout est en ruine
Papier machine
A la télé
Papier monnaie
Tous ces gens louches
Papier tue-mouches
Sont moitié fous

C’est pas brillant
Papier d’argent
C’est pas fini
Papier tout gris
Ou l’on en meurt
Papier couleur
Ou l’on s'en fout
 
Laissez flotter
Les p’tits papiers
Dans la lumière
Papier de verre
Le ciel nous donne
Papier carbone
Sa belle clarté

Laisser voler
Les p’tits papiers
Le mois de mars
Et ses comparses
Les lanceront
Papier chiffon
Au vent fripon
 
Laissez passer
Tous les papiers
Papiers d'antan
Papiers collants
Roulez, marchez
Tous vers la paix
Et vers l'été 
 .
 
La Licorne
. 
 
 
 
 
 


dimanche 15 février 2026

Badoum, badoum...

  

 
Petite comptine pour les enfants 
 
 
 
 
 
Badoum, badoum, badoum... 
Un éléphant qui se balançait
Sur une toile, toile, toile d'araignée
C'était un jeu tellement, tellement sympa
Qu'il appela... les deux koalas...
 
 
 
 
 
Badoum, badoum, badoum... 
Trois animaux qui se balançaient
Sur une toile, toile, toile d'escalier
C'était un jeu tellement, tellement sympa
Qu'ils appelèrent le léopard qui passait par là...
 

 
 
 
Badoum, badoum, badoum...
Nos quatre amis, hum, se balançaient 
Sur une toile, toile, légers comme une fleur 
C'était un jeu tellement, tellement sympa
Qu'ils allèrent chercher ...une caméra !
 
 
 
 
 
Badoum, badoum, badoum...
La p'tite araignée qui sommeillait
Sur sa toile, toile, toile si bien tissée 
Trouva ce jeu tellement, tellement amusant
Qu'elle se mit à son tour à se balancer
 
 
 
 
 
Badoum, badoum, badoum
Et tous les cinq se balançèrent
Sur la toile, toile toile de l'araignée
C'était un jeu tellement, tellement amusant...
Quand, tout à coup, badaboum...
  
Ils tombèrent tous...
 dans l'aquarium !!!
 
 
 
 
Plif, plaf, plif, plaf, 
On ne retrouva d'eux que de petits bouts...
Bouts de syllabes que les poissons, sympas, 
Remirent, comme il purent, bout à bout...
 
Plif, plaf, plif, plaf
On aperçut un "élépard"... qui surnageait
Aux côtés d'un "léophant" et d'un "koara"...
Sous le regard de la "caméla"... 
  
Et sous les yeux moqueurs de l'araignée
Qui trouva cela tellement, tellement rigolo...
Qu'elle appela aussitôt le petit chien...
Pour les rejoindre dans l'eau...
 
 
 

 
Badoum, badoum, badoum...
Plif et plaf
plif, plaf, plif, plaf
 
Badoum, badoum, 
Plif et plaf
Plif, plaf, plif, plaf...
 
 

La Licorne

 (qui aime bien , parfois,

"retomber"...badaboum !

en enfance) 

 

 


 

 

jeudi 12 février 2026

AI (3) et Jeu 115 : "Voyage, voyage..."- La Licorne



Les hommes poursuivent ce temps
Qui court depuis toujours...

(Cabrel -"Sarbacane")
.


H.G. Wells


Je ne sais pas si vous l'avez constaté comme moi, mais il y a une façon assez simple de se "projeter" dans le temps. Une façon que H.G. Wells n'aurait pas reniée. Une méthode à la portée de tous, à tout moment.

Dès l'ouverture de l'engin, vous êtes propulsés très très loin dans le passé et le futur...sans retour possible, avant plusieurs heures voire plusieurs jours. Le paysage défile devant vos yeux, vous revoyez des époques oubliées, vous allez dans des contrées temporelles non encore explorées...et vous en revenez ébloui, ravi, émerveillé.

L'engin en question s'appelle... un "livre".





C'est quelque chose d'incroyable qui fonctionne grâce à un carburant un peu particulier : l'esprit. Le pouvoir de l'esprit a été découvert il y a longtemps, mais on n'en a pas encore exploré toutes les possibilités. On en teste encore certaines.

L'une d'elles est de pouvoir transformer de petites lignes noires et ternes sur fond blanc en images détaillées et multicolores. Une autre est de vous faire quitter l'endroit et l'époque où vous êtes pour vous emmener dans l'inconnu. C'est vraiment fantastique...et ce qui ne gâte rien, peu onéreux.

De grands hommes ont compris toute la beauté de l'expérience et ont décidé de commercialiser l'engin. De le rendre accessible au plus grand nombre.

L'un d'eux s'appelait Ernest Flammarion. C'était le cadet de la famille. Et son grand frère, Camille, avait cette même passion pour les voyages dans le temps et dans l'espace...mais lui, il utilisait d'autres outils, qu'il pointait vers le ciel. Il n'avait pas son pareil pour vous décrire le monde tel qu'il était il y a cent mille ans.

Il était astronome.




Sur cette photo, vous pouvez voir Ernest à droite, légèrement caché. A ses côtés, deux hommes endimanchés. L'un d'eux se tient au poteau, sans doute pour tempérer les effets du "décollage". Trois femmes sont venues assister au "lancement" et un autre est en train de consigner l'expérience dans un petit carnet.

De nombreux prototypes sont rangés sur les rayonnages. Lequel sera l'heureux élu pour le périple spatio-temporel de la soirée ? Nul ne le sait.

Ce qui est sûr, c'est que des "voyages" livresques, il y en aura des milliers pendant tout le siècle suivant. Ils se démocratiseront, devenant rapidement à la portée de presque toutes les bourses.
(...et ça continue, encore et encore...)

Pendant que son frère fréquentera assidûment l'Observatoire de 
Juvisy, Ernest vendra ses petits parallélépipèdes "magiques"...véhicules pour des "montées" fulgurantes et des milliers de rêves étoilés...

Deux frères...deux façons d'explorer l'univers...une épopée.

Et vous, c'est quand la dernière fois que vous êtes "parti" ?



La Licorne


Photo 3 :
Soirée littéraire à la librairie Flammarion,
4 rue Rotrou, Paris, 1926.
Agence Rol, BnF/Gallica.

Photo ci-dessous : 
Rodney Smith 





"Je courais, je courais, je courais, je courais
Et le temps s’en allait..."
.
Francis Cabrel





.

Inspiré par les consignes du Jeu 115 

de Filigrane


et de celles 
 
de l'Agenda ironique de février


(3ème texte du mois)
.
 
 




mardi 10 février 2026

AI (2) et Mil et Une : "Conversation au paradis" - LL

  

 William Shakespeare e Miguel de Cervantes

 

Cervantes s'éteint non loin de Madrid, un beau jour de printemps, au début du 17ème siècle.

Une dizaine de jours plus tard, c'est le célèbre Shakespeare qui rend l'âme...

Pourtant, l'histoire retiendra, pour tous les deux, la même date de décès : le 23 avril 1616.

Comment cela est-il possible ?

C'est simple : à l'époque, l'Espagne Catholique se base sur le calendrier grégorien et le 

Royaume d'Angleterre protestant sur le calendrier julien, calendrier qui a quelques jours de 

retard sur le premier !

.

Réunis par cette troublante fausse-coïncidence, nous les retrouvons quelque temps ou plutôt 

quelque "non-temps" après, assis tous deux sur leur nuage préféré...

Sh. - A cup of tea, my dear ?  

C. - Muchas gracias...querido amigo...Con un azúcar, por favor.

Sh - Servez-vous, je vous en prie ! Je plamotte le gâteau et j'arrive !

C - Vous me gâtez, William ! Même Sancho n'était pas aussi serviable !

Sh - Hum... le pauvre...ne le critiquez pas trop...Il avait fort à faire, je suppose. Avec 

vos fantaisies...nul doute qu'il devait souvent être "au four et au moulin" !

C - Peut-être. Mais le problème de fond, avec ce garçon, c'est qu'il n'avait pas grand-chose 

dans le crâne...

 Sh - Etre ou ne pas être futé, that's the question.

C - Il était débonnaire et gélasin...très bon compagnon, je l'avoue... Mais il n'avait aucune 

éducation digne de ce nom.  Je devais constamment le tancer  pour ses messéances. Vous qui 

êtes gentilhomme, vous comprenez ce genre de choses, j'en suis sûr. 

Sh - Eh bien, il se trouve que j'ai eu aussi un serviteur fidèle. Il s'appelait Roméo. Un vrai 

coureur de jupons, pour tout dire. Il avait le don d'embabouiner toutes les  guénuches 

qui passaient.  Je le regardais faire et souvent, je notais ses belles paroles enjôleuses...cela 

m'a bien aidé à écrire une certaine pièce, qui, en son temps, eut pas mal de succès. 

C - Je l'ai lue...je l'ai lue. Ah ! La scène du balcon ! Et Vérone ! 

Quelle merveille! Moi, je n'avais pas cette chance. Je vivais en Espagne dans un lieu banal, 

"dans une maison sans balcon, sans toiture, où y avait même pas d'abeilles sur les 

pots de confiture"...

Sh - Reprenez donc une part de mon gâteau au miel, mon cher. J'ai lu également votre 

oeuvre, voyez-vous. Votre héros qui, sur sa Rossinante, va de malenchère en malenchère 

m'a beaucoup fait rire ! Et réfléchir, aussi.

Comment s'appelait sa bachelette, déjà ? Her name is on the tip of my tongue...

C - Dulcinée, elle s'appelait Dulcinée... Mais c'est bien loin tout ça...Le temps d'amour a 

fui... je le crains, et nous voici ici, au paradis, à parler de petites pétoffes, sans le moindre 

parchemin ni la moindre plume pour poser nos pataraphes...

Sh - Nous étions des rêveurs, des poètes, des aligneurs de mots, Michel : nous avons écrit et 

créé du mieux que nous pouvions de notre vivant. Il faut maintenant laisser la place à 

d'autres, qui diront tout ça aussi bien, voire mieux que nous. 

Tenez, j'ai entendu, l'autre jour, une chansonnette monter jusqu'ici. C'était, ma foi, fort joli. 

Juliette en eût été charmée. Je vous la fais écouter ?

 

 

  La Licorne

 .

 

Pour l'Agenda ironique de février

chez Carnets paresseux

(2ème texte)

. 

et pour Mil et Une 

qui nous demandait de placer les mots suivants :

 

 

 

Plamotter : Ôter le pain de sucre du moule 

Débonnaire : bon, doux

Gélasin : rieur

Tancer : réprimander, admonester 

Messéance : Qui est malséant, qui ne convient pas

Embabouiner : Amener (quelqu’un) à faire ce que l’on désire 

en (le) séduisant par des flatteries, des cajoleries

Guénuche : petite guenon, femme laid

Malenchère : malchance

Bachelette : Jeune fille gracieuse

Pétoffe: Affaire ridicule, petite affaire, cancan

Patarafe (ou pataraphe) : 

Trait d’écriture informe ou irrégulier; lettre mal formée

.