Les hommes poursuivent ce temps
Qui court depuis toujours...
(Cabrel -"Sarbacane")
.
H.G. Wells
Je ne sais pas si vous l'avez constaté comme moi, mais il y a une façon assez simple de se "projeter" dans le temps. Une façon que H.G. Wells n'aurait pas reniée. Une méthode à la portée de tous, à tout moment.
Dès l'ouverture de l'engin, vous êtes propulsés très très loin dans le passé et le futur...sans retour possible, avant plusieurs heures voire plusieurs jours. Le paysage défile devant vos yeux, vous revoyez des époques oubliées, vous allez dans des contrées temporelles non encore explorées...et vous en revenez ébloui, ravi, émerveillé.
L'engin en question s'appelle... un "livre".
C'est quelque chose d'incroyable qui fonctionne grâce à un carburant un peu particulier : l'esprit. Le pouvoir de l'esprit a été découvert il y a longtemps, mais on n'en a pas encore exploré toutes les possibilités. On en teste encore certaines.
L'une d'elles est de pouvoir transformer de petites lignes noires et ternes sur fond blanc en images détaillées et multicolores. Une autre est de vous faire quitter l'endroit et l'époque où vous êtes pour vous emmener dans l'inconnu. C'est vraiment fantastique...et ce qui ne gâte rien, gratuit.
De grands hommes ont compris toute la beauté de l'expérience et ont décidé de commercialiser l'engin. De le rendre accessible au plus grand nombre.
L'un d'eux s'appelait Ernest Flammarion. C'était le cadet de la famille. Et son grand frère, Camille, avait cette même passion pour les voyages dans le temps et dans l'espace...mais lui, il utilisait d'autres outils, qu'il pointait vers le ciel. Il n'avait pas son pareil pour vous décrire le monde tel qu'il était il y a cent mille ans.
Il était astronome.
Sur cette photo, vous pouvez voir Ernest à droite, légèrement caché. A ses côtés, deux hommes endimanchés. L'un d'eux se tient au poteau, sans doute pour tempérer les effets du "décollage". Trois femmes sont venues assister au "lancement" et un autre est en train de consigner l'expérience dans un petit carnet.
De nombreux prototypes sont rangés sur les rayonnages. Lequel sera l'heureux élu pour le voyage du soir ? Nul ne le sait.
Ce qui est sûr, c'est que des "voyages" livresques, il y en aura des milliers pendant tout le siècle suivant. Ils se démocratiseront, devenant rapidement à la portée de presque toutes les bourses.
Dès l'ouverture de l'engin, vous êtes propulsés très très loin dans le passé et le futur...sans retour possible, avant plusieurs heures voire plusieurs jours. Le paysage défile devant vos yeux, vous revoyez des époques oubliées, vous allez dans des contrées temporelles non encore explorées...et vous en revenez ébloui, ravi, émerveillé.
L'engin en question s'appelle... un "livre".
C'est quelque chose d'incroyable qui fonctionne grâce à un carburant un peu particulier : l'esprit. Le pouvoir de l'esprit a été découvert il y a longtemps, mais on n'en a pas encore exploré toutes les possibilités. On en teste encore certaines.
L'une d'elles est de pouvoir transformer de petites lignes noires et ternes sur fond blanc en images détaillées et multicolores. Une autre est de vous faire quitter l'endroit et l'époque où vous êtes pour vous emmener dans l'inconnu. C'est vraiment fantastique...et ce qui ne gâte rien, gratuit.
De grands hommes ont compris toute la beauté de l'expérience et ont décidé de commercialiser l'engin. De le rendre accessible au plus grand nombre.
L'un d'eux s'appelait Ernest Flammarion. C'était le cadet de la famille. Et son grand frère, Camille, avait cette même passion pour les voyages dans le temps et dans l'espace...mais lui, il utilisait d'autres outils, qu'il pointait vers le ciel. Il n'avait pas son pareil pour vous décrire le monde tel qu'il était il y a cent mille ans.
Il était astronome.
Sur cette photo, vous pouvez voir Ernest à droite, légèrement caché. A ses côtés, deux hommes endimanchés. L'un d'eux se tient au poteau, sans doute pour tempérer les effets du "décollage". Trois femmes sont venues assister au "lancement" et un autre est en train de consigner l'expérience dans un petit carnet.
De nombreux prototypes sont rangés sur les rayonnages. Lequel sera l'heureux élu pour le voyage du soir ? Nul ne le sait.
Ce qui est sûr, c'est que des "voyages" livresques, il y en aura des milliers pendant tout le siècle suivant. Ils se démocratiseront, devenant rapidement à la portée de presque toutes les bourses.
(...et ça continue, encore et encore...)
Pendant que son frère fréquentera assidument l'Observatoire de Paris, Ernest vendra ses petits parallélépipèdes "magiques"...véhicules pour des milliers de rêves étoilés...et de
Deux frères...deux façons d'explorer l'univers...une épopée.
Et vous, c'est quand la dernière fois que vous êtes "parti" ?

Pendant que son frère fréquentera assidument l'Observatoire de Paris, Ernest vendra ses petits parallélépipèdes "magiques"...véhicules pour des milliers de rêves étoilés...et de
Deux frères...deux façons d'explorer l'univers...une épopée.
Et vous, c'est quand la dernière fois que vous êtes "parti" ?
La Licorne

"Je courais, je courais, je courais, je courais
Et le temps s’en allait..."
.
Francis Cabrel
Devant le monde qui s'incline
Certainement appuyés sur des bancs
Il y aura quelques hommes qui se souviennent...
(Cabrel - "Octobre")
.
de Filigrane
et de celles de l'Agenda ironique de février
chez Carnets Paresseux
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