"La montée vers le ciel"
ou
"Vise le ciel"
Est-ce que ce monde est sérieux ?
.
Celui qui part ou celui qui arrive?
La nuit partout est tellement noire
On ne va nulle part
.
Je suis déjà debout
Et déjà je promène
Une lame sur mes joues
Et le café qui fume
L’ascenseur qui m’attend
Et le moteur que j’allume
M’aident à prendre lentement
Ma place dans le trafic
Ma place dans le trafic
J’aimerais que quelqu’un vienne
et me délivre...
.
Du fond de la nuit j'appelle
Mon étoile maternelle...
.
Il y a vingt ans un orage
M’a fait tomber de mon nuage
Et m’a laissé seul dans ce monde abandonné
Au matin d’un lointain voyage
Je suis tombé de mon nuage
Je n’ai jamais senti la terre sous mes pieds
Rêveur, je cherche à retrouver mon ciel
Du fond de la nuit m'appelle
Mon étoile maternelle...
Je suis si fatigué
De sourire à ces gens qui m'écrasent
Je suis si fatigué
De leur dire toujours les mêmes phrases
Quand les vents se déchirent sur les angles des toits
Des rues que je traverse à peine
Quand les journées s’étirent et n’en finissent pas
C'est toujours le même film qui passe
J'suis tout seul au fond de l'espace
J'suis tout seul au fond de l'espace
C'est que le début, d'accord, d'accord...
Fais-moi cadeau d'une carabine
D'une flûte ou d'une couronne d'épines
Enroule-moi bien à l'arbre aux racines
.
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
.
Y a sûrement quelqu'un qui écoute
Là-haut dans l'univers
Peut-être que je lui demande plus qu'il ne peut ?
Là-haut dans l'univers
Peut-être que je lui demande plus qu'il ne peut ?
.
Allez, pour une fois, visons le ciel
Demain ma belle revient en ville
.
J'ai besoin d'elle pour vivre
C'est une question d'équilibre...
Après la pluie, le beau temps
Après l'hiver, le printemps...
Après tous ces vendredis treize
Un quatorze février au goût de fraise ?
Petite Marie, m'entends-tu ?
Voilà que t’arrives
Et que tout s’éclaire sur mon parcours
Et que tout s’éclaire sur mon parcours
Pas besoin de phrases ni de longs discours
Ça change tout dedans, ça change tout autour
Tout l’monde voit bien que sans toi
Je dérive au diesel
Toi t’as les clefs de tout, de la Tour Eiffel
C’est de là-haut que tu colores l’arc-en-ciel
Alors viens faire toi-même
le mélange des couleurs...
Je n'attends plus que toi pour partir...
Demain tu reviens en ville
Oh oui, on s'envolera tranquille
Vers d'autres mondes, d'autres soleils...
.
On s’envolera du même quai
Les yeux dans les mêmes reflets
Pour cette vie et celle d’après
Tu seras mon unique projet
Les yeux dans les mêmes reflets
Pour cette vie et celle d’après
Tu seras mon unique projet
.
Je vais sortir d'la naphtaline
On va vivre nos rêves d'opaline
Enroule-moi bien à la fusée-machine
.
Patchwork de chansons de Francis Cabrel
(avec un tout petit tout petit peu de moi)
La Licorne
A partir des consignes du Jeu 115 de Filigrane
et de celles de l'Agenda ironique de février
chez Carnets Paresseux
.
.
Consignes de l'Agenda ironique :
- un accident calendaire du genre Saint-Valentin
qui s’enchaine à un vendredi treize
- glisser ça et là quelques lignes du très grand Francis Cabrel.
Par exemple cinq ou six vers d’Encore et encore.
Paresseux, je vous laisse choisir lesquels ;
et si vous préférez piocher dans une autre cabrellerie,
indiquez simplement le titre de la chanson
d’où sortent les vers empruntés,
pour que les ceusses qui (comme moi)
n’ont pas tout Cabrel dans l’oreille
sachent où aller chercher :
c’est pas obligé (mais pas interdit non plus)
de mettre, dans votre texte,
les dits vers en gras ou italique,
ça laissera au lecteur le plaisir de chercher
lesquels de la chanson sont glissés où dans le texte
;-) tjs viser le ciel, voire la lune.... amitiés, jill
RépondreSupprimerOui, comme dit Marcel ;-)
RépondreSupprimer"Vise le ciel"...
Cabrel ne dit pas autre chose...
et Grégoire non plus d'ailleurs...
(je viens d'ajouter la vidéo à la fin)
Bises
"Je suis si fatigué
RépondreSupprimerDe sourire à ces gens qui m'écrasent
Je suis si fatigué
De leur dire toujours les mêmes phrases"
Je suis si fatiguée
de lire au moment où je clique sur "publier" un commentaire
un message qui dit "une erreur est survenue".
Quel morceau de bravoure que ce texte au "goût de fraise" ironique !
Merci Andrea !
SupprimerDésolée pour les incidents de publication des commentaires : pour ma part, je me bats avec ça depuis deux ans au moins ( j'ai trouvé des solutions...mais pour combien de temps ?)
Viser le ciel et y monter en chantant voilà un beau slogan vide d'ironie mais plein de franchise. (l'anonyme c'était moi )
RépondreSupprimerPeu d'ironie ici...en effet. Juste de la poésie.
SupprimerJ'ai gardé mon stock de second degré pour le deuxième texte ! :-)
superbe album de similis haïkus qui s'enchainent en visant le ciel !
RépondreSupprimerMerci à toi !
SupprimerC'est l'art de l'assemblage de morceaux...
qui, a priori, n'ont rien à voir les uns avec les autres...
mais...au final, si ! :-)
Parcourir "vise le ciel" m'a mis des étoiles plein les yeux.
RépondreSupprimerCabrel sait faire vibrer, jongleur de mots, artiste ciseleur, musicien des émotions, il est profond, nous emmène avec lui, bref, il éclaire.
Merci La Licorne.
...et merci à toi d'être venue me lire !
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