mercredi 2 février 2022

JEU 73 : "Par trop sévère, l'addition..." - Tiniak

 

 

UN petit roi, trônant sur sa table à langer
s'agite, quatre fers en l'air, et tout sourire
Il n'a aucune idée du pire
et n'a, pour souci, qu'être aimé

DEUX yeux rivés sur le plaisir qu'elle soit là
si près de lui, comme lui, à lever les bras
dans un oubli de soi magique
à chaque impulsion électrique

SEPT copains, là, main dans la main, crient à tue-tête !
tout au plaisir de profiter de cette fête
"Billets offerts... Autant y aller...
On verra bien si ça nous plaît"

Ils étaient dix, à ce moment - au tout venant...
puis, rassemblés sous la scène du Bataclan
unis, malgré eux, au décompte
des âmes fauchées par la honte

 

Tiniak

 

 


 


 

10 commentaires:

  1. Il y a des additions (ou plutôt des soustractions)
    qui vous traumatisent...à tout jamais,
    et vous laissent plein de questions...

    Merci, Tiniak, pour ton texte qui est "dans le thème"...
    Qui sait ?
    Agatha Christie, si elle vivait encore,
    en aurait peut-être fait un livre...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et merci en retour, La Licorne-en-Filigrane; notamment pour la mise en forme que j'apprécie.

      Supprimer
    2. Tant mieux...
      J'ai mis une photo que je trouvais plus "en rapport"...avec le sujet.
      et j'ai "centré" le texte
      (c'est un peu la "marque de fabrique" de mes blogs...
      dès que le texte est un peu rythmé, j'adopte la mise en page "centrée")

      Ceci dit, le jour où ça ne te convient pas, tu me le dis...surtout.

      Et bravo à toi pour ce texte qui "prend aux tripes".



      Supprimer
  2. ah mince! je ne l'ai pas sentie venir, celle-là!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ouais, c'était un peu l'effet recherché, je t'avoue. Pour souligner la brutalité de ce triste épisode.

      Supprimer
    2. mais c'est bien trouvé, ça m'a fait penser à une chanson et à un livre de chez moi, à propos des champs de bataille de l'Yser, en 14-18, et des nombreux cimetières que nous avons dans la région: "altijd iemands vader, altijd iemands kind", tous ces morts sont toujours le père ou l'enfant de quelqu'un.

      Supprimer
    3. Trouvé ! Willem van Vermandere... Bon, maintenant, il me faut dénicher une traduction :)
      Merci pour l'indication, Adrienne.

      Supprimer
    4. tu me l'envoies et je te le traduis :-)

      Supprimer
  3. Voilà ! Après ça on tire l'échelle et je vais encore passer pour un clown avec mon histoire de course cycliste !

    ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Après ça on tire l'échelle et tu vas nous servir une de tes savantes galipettes, oui; ;)

      Supprimer