Sous le pont
Mirabeau
Coule la
Seine et
nos amours
Faut-il qu'il
m'en souvienne
La joie venait toujours
Après la peine Vienne
la nuit sonne l'heure Les jours
s'en vont je demeure Les mains
dans les mains restons face à face
Tandis que sous le pont de nos bras
passe Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont
je demeure L'amour s'en va Comme la vie est lente
Et comme l'espérance est violente Vienne la nuit Sonne
l'heure Les jours s'en vont je demeure Passent les jours
et passent les semaines Ni temps passé ni les amours
reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure.
.
Guillaume Apollinaire
"Alcools", 1913
( et La Licorne pour la mise en page,
inspirée par Rabelais et les calligrammes d'Apollinaire )

Nostalgie de ce qui fut, un verre d'un fût pour se consoler, voire une bouteille... merci, JB
RépondreSupprimer:-)
SupprimerLa nost-algie est-elle une douleur qui se soigne sans ordonnance ?
Attention à ne pas dépasser les doses ! ;-)
Très sympathique mise en page. Et puis ça me donne l'occasion de relire ce poème une fois encore et dont j'aime énormément le ton et le contenu.
RépondreSupprimerEt puis la voix de Serge Reggiani !
(Je l'ai vu en scène, il y a bien des années et sa voix est toujours dans mes yeux !)
Un grand merci !
Oui, moi aussi, j'aime ce poème...et la voix de Serge !
SupprimerJe n'ai rien bu et je vois...(coup) double ? La rencontre surréaliste et pas si folle que ça des alcools et des calligrammes ! Bravo, c'est très poétique !
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