mercredi 3 avril 2019

Pereskia, déprime et tambocha


Pour l'Agenda ironique d'avril






Tant pis si la forêt se fane en pereskia
Tant pis si elles avancent, les fourmis tambocha (*)
Tant pis si la glace fond là-bas en Alaska
Et si je reste ici, toute seule avec mon chat

Tant pis si t'es parti danser la mazurka
Avec cette petite garce dénommée Natacha
Tant pis si vous bronzez tous deux au Sri Lanka
Et si je ne crois plus à ton prêchi-prêcha

Tant pis si je me noie dans une Nième vodka
Tant pis...c'est encore toi qui mènes la vie d'pacha
Tant pis, je rends les armes...j'ai pas la baraka
Je vide mes yeux en larmes que personne ne sécha...

Mais profite bien encore de ta matriochka :
Quand vous aurez fini vos jolis entrechats
Je pourrais bien t'attendre avec mon bazooka
Et te donner ce que trop longtemps tu cherchas...!

La Licorne






(*) D'après un poème d'Aimé Césaire :  Insolites bâtisseurs :

Tant pis si la forêt se fane en épis de pereskia
tant pis si l’avancée est celle des fourmis tambocha
tant pis si le drapeau ne se hisse qu’à des hampes
desséchées
tant pis
tant pis si l’eau s’épaissit en latex vénéneux préserve la parole rends fragile l’apparence capte aux décors le secret des racines la résistance ressuscite
autour de quelques fantômes plus vrais que leur allure
insolites bâtisseurs





7 commentaires:

  1. Tu as raison, faut pas se laisser aller dans la vie!

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  2. tant pis pour tant pis,
    le bazooka aura le mot de la fin !!
    :)
    un démarrage sur les chapeaux de roue pour l'agenda ironique d'Anna !

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  3. Un poème
    épidermique
    allégorique
    atypique

    J'aime beaucoup !

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  4. Une jolie suite toute en musique pour continuer de sourire à la vie ;-) Bravo

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  5. Bon jour,
    C'est une passion brûlante ... au bazooka. :)
    Max-Louis

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  6. Oui...
    Bon, petite précision, quand même :
    j'ai écrit cela bien avant les événements au Sri Lanka...

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