mercredi 9 septembre 2026

JEU 122 : "Ecrire la vie" - AlainX





Ecrire la vie

Elle décide d'écrire la vie.
Et pourquoi pas de la mettre en musique
il suffit d'aligner des notes sur la question.
Ce ne doit pas être bien compliqué.

Qu'on ne se méprenne pas, 
il n'est pas question d'écrire SA vie.
D'autant qu'elle n'a pas grand-chose à en dire.
Si ce n'est qu'elle s'effiloche.
Et la filocher elle n'y arrive point.

La vie est un carillon
une horloge qui égrène Big Ben.
C'est haut, notez le.

Il faut attendre la fin de vie
pour monter à la tour éternelle.
En attendant on babelle. *
Comme disent les gens du Nord.


Après l'avoir déposé dans l'herbe
ne reste plus qu'à tirer son chapeau
à celle qui tente vainement d'écrire la vie
pour ce qu'elle est, réellement, ou non.

**



* Parler de manière abondante




3 commentaires:

  1. C'est joli : "On babelle"...
    Oui, écrire la vie, la mettre en mots...elle qui est si souvent "en maux",
    qu'est-ce qu'on peut faire de plus important, hein ?

    Et aussi la vivre jusqu'au bout...au bout du bout...
    avec ses hauts et ses bas...ses joies et ses misères...
    Mes parents ont vécu jusqu'à 95 ans et plus...je les ai vus traverser bien des tourments, bien des galères, bien des souffrances...avec un courage dont je ne sais pas si notre génération serait capable.
    Un exemple, en tout cas...

    J'avais lu, il y a longtemps, avec beaucoup d'émotion, "Derniers fragments d'un long voyage" de Christiane Singer (un exemple, elle aussi). Aujourd'hui, j'ai pratiquement l'âge qu'elle avait à ce moment-là...ça fait drôle.
    La vie passe vite...tellement vite.

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    1. Les mots des maux sont importants aussi. Certains sont salvateurs lorsqu'ils sont prononcés par des personnes qui aiment.
      J'ai vu des gens de ma génération traverser de lourdes épreuves, puis s'en aller en paix comme si à un moment on lâchait tout, y compris sa propre vie. La quasi-totalité de ces personnes confessaient une foi chrétienne et s'en allaient donc rejoindre un monde d'amour pour l'éternité. Ça faisait sens. Quel sent donne les gens plus jeunes à leur existence ? Je m'interroge…
      j'ai lu le livre de Christiane Singer que tu évoques. J'en garde un souvenir mitigé. À la fois des propos beaux et forts, et d'autres qui m'ont semblé des lieux communs avec leur fadeur. Mais peut-être que je devrais y revenir… maintenant que les années avancent.
      Sur le « tellement vite » j'ai ce sentiment que ça ne fait que s'accélérer… au secours !

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    2. Merci pour ta réponse, Alain.
      Concernant Christiane Singer, elle était en fin de vie, en pleine "douleurs"...on lui pardonnera donc quelques "fadeurs"...
      Mais quand elle parle, quand on l'entend "en direct", c'est tout de suite "mieux"...
      J'ai retrouvé cette vidéo (qui avait disparu d'internet), je suis contente qu'elle soit de nouveau disponible.
      Je te la partage :
      https://youtu.be/FqL9WpJh1fY

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