vendredi 1 mai 2026

JEU 118 : "La soupe aux mots" - La Licorne

 

 

 

Faites comme Queneau : 

 Prenez un mot

Prenez-en deux

Ou encore mieux 

Prenez-en  dix

Prenez-en mille

Si ça vous dit

 Si c'est utile.

 

Un mot bizarre

Et un mot rare

Un mot banal

Un mot bancal

Un mot désuet

Un mot coquet

Un mot badin

Un mot coquin

Un mot violent

Un mot savant...

Plus c'est varié

Et meilleur c'est !


Epluchez bien.

Assez de mots ? 

Lavez le tout,

Jetez dans l'eau

D'un grand faitout.

Remuez bien...

Puis, pour le goût,

Un peu de sel

Et d'ironie,

Du vermicelle,

Un brin d'folie.


Il faut attendre 

Un petit peu.

Quand c'est bien tendre,

Coupez le feu.

 

 Mixez, mixez...

Puis partagez 

A ceux qui passent

Faites goûter

A tout l'espace. 

Soupe de légumes

Pour ceux d'Neptune.

De pommes de terre

Pour Jupiter.

Soupe de mots

Pour ceux d'Oxo. 

Deux louches en plus, 

Pour Uranus.

 

Voyez s'ils aiment

Votre poème :

S'ils disent "Schtroumpf !" :

Ils aiment de ouf

Mais s'il en reste

C'est qu'ils détestent. 

Si ça arrive,

Pas d'prise de tête 

Changez d'convives...

Et de planète.

 

Chers marmitons

A vos casseroles,

Chers compagnons, 

A vos mots drôles...

Et chers amis, 

Bon appétit...

.

La Licorne 

.

  

  
 
 
 
 

JEU 118 : "A la soupe" - An'MaÏ




A la soupe !


- A la soupe la Denrée ! Tu vas te régaler !

- Mais le Glaude, je n'aime pas la soupe ! Aux choux, aux pois aux poireaux ou au pain, je n'aime pas la soupe ! Et quand on y rajoute du vin pour faire chabrot*, ça me débecte !

- Comment ça tu n'aimes pas la soupe ? J'étais pourtant sûr que ça te plairait !

- Ben non tu vois ! Je n'aime pas vos soupes à vous les terriens !Je déteste en particulier le potage au vermicelle ! On dirait des petits vers qui nagent dedans ! Beuuuuurrrrrkkk ! Je n'aime pas non plus le bouillon du pot- au-feu. C'est gras et puis dedans il y a tous ces yeux qui me regardent ! Ça me fout les jetons ! Je n'aime pas le bouillon de toute façon, qu'il soit d'onze heures ou de minuit !

-Tu aimes quoi du coup mon pote ? J'étais persuadé que tu adorais la soupe aux choux !

- Tu as mal compris le Glaude ! Ce que j'adore, c'est la soupe aux Schtroumpfs ! Si tu en as, j'en mange un plein bol ! Deux même ! Ou trois ! J'ai bon appétit ! Sur ma planète, on la fait tellement bien ! Je t'invite à venir la goûter, elle vaut le voyage, crois-moi ! Un pur délice !

- Voyons la Denrée ! On ne mange pas les Schtroumpfs chez nous ! Ces petits bonshommes bleus au bonnet blanc, sont une race protégée ! Tellement protégée qu'on ne peut les voir qu'en ouvrant une BD de Peyo ! Les petits Schtroumpfs, la jolie Schtroumpfette, le grand Schtroumpf, Gargamel et son chat Azraël qui ne rêve que d'avaler quelques Schtroumpfs bien grassouillets....Un régal !

- Un régal tu dis ! Donc ça se mange une BD de Peyo ! Et les Schtroumpfs aussi du coup !

- Non la Denrée, ça se lit ! Une BD, une bande dessinée si tu préfères, c'est un livre avec plein d'images dedans qui racontent une histoire.

- Ah oui, un livre ! On nous en a parlé là-haut ! Ça aussi je croyais que ça se mangeait ! J'ai entendu cette expression plusieurs fois :"Ce livre m'a tellement plu que je l'ai dévoré !"

- Je comprends, je comprends ! Bon, si on allait la goûter maintenant cette soupe en train de bouillonner dans la marmite ! Ma mère me disait toujours "Goûte avant de dire que tu n'aimes pas !"

- Et c'est quoi cette soupe le Glaude ?

- Un velouté aux potirons !

- Ah non le Glaude, ça je ne peux pas !

- Et pourquoi donc la Denrée ?

- Sur ma planète, les potirons sont une race protégée !


* Faire chabrot, ou chabròl en occitan, est une coutume de la moitié sud de la France qui consiste, quand il reste un fond de soupe ou de potage, à ajouter dans l'assiette du vin rouge pour diluer ce bouillon puis de porter le plat à la bouche et à l'avaler à grandes goulées.


An'Maï




JEU 118 : "La soupe aux trois schtroumpfs bleus" - Lothar

 

– La soupe aux trois schtroumpfs bleus

(interchangeables, seconds rôles, clones clownesques)

 

Bégaiement de bulles, glou-glou de mémoire.
Je chauffe. Je frémis. Je parle.

Moi, la soupe.

Devant moi, trois schtroumpfs bleus.
Bleus comme des bleus.
Bleus comme des visages 

qu’on n’appelle jamais par leur nom.

Je les goûte plus que je ne les vois.
Même saveur, à peine décalée.
Le premier a un arrière-goût du second.
Le second ressemble au troisième.
Le troisième… flotte entre les deux.

Ils rient, ils gloussent, ils se renversent sur mes bords.
Ça clapote, ça se mélange, ça s’imite.
Leurs gestes se confondent comme des légumes trop cuits.

Dehors, ça hésite :
« C’est lequel déjà ? »
« Celui qui parle ? Celui qui tombe ? »
« Ils sont trois… ou un seul mal réparti ? »

Je remue.
Je les sens se superposer, se dissoudre, se schtroumpfer.

Et je comprends :

la vraie soupe aux schtroumpfs, c’est ça – 
un goût unique qui prétend être plusieurs.
 

 

 Risch et Villeret pas tels De Funes, soupe au lait, cools raoul 
 
 
– La soupe Pierre Richard : 
deux frères, deux silhouettes, zéro distinction

On me déplace,
dans l’île de la Tortue.
Nouvelle cuisine. Même confusion.

Deux silhouettes.
Deux frères synchronisés.

Même maladresse qui se répète, 
comme une louche qui glisse deux fois.

À côté, Pierre Richard se dédouble sans prévenir.
Ou peut-être qu’il ne s’est jamais vraiment séparé.

Je ne distingue pas.
Je sens des chocs, des chutes, des gestes 
qui se répètent avec un léger décalage.

Dehors, ça recommence :
« C’est lequel qui tombe ? »
« Le frère… ou l’autre frère ? »

« Ils sont deux… ils sont jumeaux, 
ou c’est le même qui insiste ? »

Je bouillonne doucement.
Tout finit par se ressembler ici.

Les visages glissent.
Les identités fondent comme légumes.

Je ne suis plus une soupe.
Je suis une tache où chacun voit ce qu’il croit reconnaître.

– La soupe Risch-Villeret-Extraterrestre : 
la bifurcation, la divergence, la chute

Puis vient la rupture.
Pas brutale.
Une séparation lente, comme quand le gras remonte.

Dans La Soupe aux choux, ça hésite… puis ça tranche.

Maurice Risch s’éloigne : « J’aurais pu. »
Jacques Villeret plonge : « J’aurais pas dû. »

Le goût change.

Je les sens pourtant, tous les deux, penchés au-dessus de moi.
L’un avec un parfum de “oui, c’est vrai, j’aurais pu”.
L’autre avec une pointe de “me voilà”.

Et soudain, autre chose arrive.
Quelque chose de net.
De seul.

L’extraterrestre.

Lui, je le reconnais immédiatement.
Pas parce qu’il est différent…
mais parce qu’il ne se mélange pas.

Dehors, ça hésite encore :
« Risch… c’est pas Villeret ? »
« Villeret… c’est pas Risch ? »
« Et l’autre, c’est qui ? »

Moi, je sais.

Je garde les traces.
Les presque-choix.
Les rôles refusés qui flottent encore à la surface.
Et, dans la vapeur bleue qui raconte 

que Risch est le Villeret du pauvre,
et que Villeret est le Risch du riche,

ce qui se confondait se sépare.
Ce qui hésitait se fixe.

La bifurcation.
La divergence.
La décantation.

Conclusion de la marmite

Je suis la soupe aux schtroumpfs,
la soupe aux frères,
 la soupe aux visages clonés 
qu’on mélange trop vite.

Je garde les ressemblances.

Je trie les différences.
Et si vous écoutez bien, au fond,
là où plus rien ne se distingue vraiment, 
vous m’entendrez encore.

Bluuuurp.

Ou quelque chose d’approchant.

 .

Lothar

 

 

JEU 118 : "La Soupe au bleu" - Jill Bill

 





La soupe au bleu


Une soupe à quoi ici.....
Servie dans cette soucoupe......... !?

Au « bleu » cher ami Casimir....
Au « bleu » !! Hum, miam, miam....
Avec un cht'ti canon d'rouge, eh eh........
Je chasse ce bleu au village d'à côté
Certes, sans autorisation, je ruse,
Mais c'est encore meilleur...
Goûte y donc mon alien !! Déguste...

Oui m'sieur Gamelle, ouiiiii......
Schtroumpfement bon, dans ma langue....

Va pour la soupe aux Schtroumpfs, eh eh...

C'est c'que j'appelle ma grosse bouffe
Depuis qu'ma femme cette gourgandine
est partie avec Azraël, un zig....

Un zig m'sieur Gamelle.... !?

Un auto suffisant, mange mon fils....... mange !!!

J'aimais bien chelle au vert
Au bleu ché kekchose m'sieur Gamelle...

J'remplirai ton bidon Casimir ;
Ils en diront des nouvelles, là-haut à OXO !!!






JEU 118 : "La soupe aux schtroumpfs"


- Atelier d'écriture pour le mois de mai -

 
Chers ami(e)s écrivant(e)s,
 
Ce mois-ci, je vous propose de prendre
 comme point de départ
cette photo :



 et ce livre : 


(Bande dessinée de Peyo)
.


Comme d'habitude, vous pouvez (au choix) :


Schtroumpfer les mots du titre

dans l'ordre ou dans le désordre

- Prendre le titre de ce livre comme titre de votre schtroumpf

- Ou faire référence dans votre schtroumpf au contenu de l'oeuvre

(en l'imitant, le complétant, le citant...etc)

.


Envoi à undeuxtrois4@orange.fr

avant le 21 mai 2026
.
 
C'est le moment de laisser aller 

votre imagination débridée...

et votre sens de l'humour !
.

Amusez-vous bien !

.

La Licorne
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