jeudi 2 novembre 2017

Agenda ironique : "Les Bougon-Macabre"



Pour l'Agenda ironique de novembre
chez Martine, Ecri'turbulente...
La consigne (j'espère que j'ai tout compris !) :
Votre texte devra être écrit en utilisant la figure de style de l’anadiplose
qui consiste à répéter le dernier mot d’une proposition ou d’une phrase
 au début de la proposition ou de la phrase suivante...
Je vis ce beau Lyon, Lyon que tant je prise.
Du Bellay, Les Regrets, Lyon

Il y a anadiplose
car le mot Lyon est répété
dans deux propositions différentes,
séparées d’une virgule.
Il devra aussi évoquer les Bougon-Macabre
(nouvelle version des Rougon-Macquart de Zola)





La grande librairie
2 novembre 2017


Parlons donc un peu d'Emile...
Emile, qui, en ce début de siècle,
s' attelle à une tâche singulière :
décrire les aventures et les fredaines,
les bonheurs et surtout les malheurs...
 d'une famille mystérieuse et compliquée :
les Bougon-Macabre.
 

  

Les Bougon, famille réputée d'Auvergne,
si tant est qu'on puisse être connu en Auvergne...
ont le verbe haut et le portefeuille plein.
Plein comme un œuf.
En conséquence, ils ont également plein d'amis et autant d'ennemis
 ce qui complique leur vie et les rend peu agréables,
avares de compliments et d'une humeur morose
que leur patronyme ne dément pas.
Les Macabre, quant à eux, sont originaires de Transylvanie,
 et ne se nomment pas encore ainsi à leur arrivée en France 
 mais, à vrai dire, plus personne ne se souvient de leur premier nom,
 nom de toute façon aussi improbable qu'imprononçable.


  
 
C'est en 1953, le soir du 31 octobre, à minuit,
que Pierre Bougon épouse Mélanie Macabre,
jeune demoiselle au teint pâle et aux cheveux encore plus noirs
que le caractère de son mari.

Mariage d'amour ou d'intérêt,
nul ne saurait le dire, mais ce qui est certain ,
c'est que treize enfants naissent bientôt de cette union .
Six fils et sept filles, chétifs et malingres, qui, pourtant,
s'appliquent à survivre et donnent ensuite naissance
 à une ribambelle de  petits rejetons, tous  sombres de corps et d'esprit,
 tous profondément tourmentés, et qui, d'une façon ou d'une autre,
 resteront fidèles à l'esprit familial
et en vivront consciencieusement les méandres insondables et tortueux.
 
Tortueux aussi, ce livre, qui nous conte, sans rien nous épargner ,
les tares et les débauches de tout ce petit monde.
 Un monde glauque à souhait,
un monde de colère et de crimes,
mêlant perversion et vengeance,
 un monde plus noir que noir.
De rebondissement en rebondissement,
de désastre en turpitude, 
vous ne lâcherez plus cette famille hors-norme.




Une œuvre bien dans l'air du temps, donc, qui ne vous décevra pas :
aucune mièvrerie, aucun printemps factice dans cette prose
qui réussit à vous embarquer pendant trois cent trente pages
sans vous arracher le moindre sourire.
De l'atrocité non-stop.
 
L'auteur prépare déjà la suite...
suite qui pourrait être le début d'une très longue saga...
Saga prometteuse  qui nous fait déjà saliver...
En attendant jetez-vous sur ce premier tome
qui se déguste tel un carré de chocolat noir à 90%
avec éclats de sang séché.

Dans toutes les bonnes librairies horrifiques :
"Les Bougon-Macabre, une famille généale " Tome 1 -
Emile Héhunenuit -  Editions du Rictus





mercredi 1 novembre 2017

JEU 30 : Un petit peu plus long, s'il vous plaît....




 
 
Après la forme très succincte du Haïku,
j'ai envie de vous proposer plus ou moins l'inverse ...
Il s'agira donc ce mois-ci,
de partir d'un texte court...
et de "l'allonger" afin d'en faire un récit
beaucoup plus touffu ...

A vous d'y ajouter tous les détails
et tous les commentaires
qui vous viendront à l'esprit,
afin de nous régaler de votre prose
et d'y mettre votre touche personnelle...
et inimitable.

Mais attention :
la trame doit être identique !
On "brode", on précise, on commente...
mais on ne change rien à l'histoire elle-même ...
ni à sa chute...
OK ?

Allez, je vous sens mûr(e)s
pour ce petit (...long ?) défi ...:-)
(Longueur limitée quand même à 1500 mots,
parce que faut pas abuser non plus...:-)

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Voici le texte de départ :

    Un monsieur prend l’autobus après avoir acheté le journal
et l’avoir mis sous son bras. Une demi-heure plus tard,
il descend avec le même journal sous le bras. 

    Mais ce n’est plus le même journal,
 c’est maintenant un tas de feuilles imprimées
que ce monsieur abandonne sur un banc de la place.
 
    A peine est-il seul sur le banc que le tas de feuilles imprimées
redevient un journal, jusqu’à ce qu’une vieille femme le trouve,
le lise et le repose, transformé en un tas de feuilles imprimées.

Elle se ravise et l’emporte et, chemin faisant,
 elle s’en sert pour envelopper un demi-kilo de blettes,
ce à quoi servent tous les journaux
après avoir subi ces excitantes métamorphoses.
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Julio Cortázar
"Cronopes et fameux"
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Envoi comme d'hab
avant le 21 novembre 2017
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Au plaisir de vous lire !
La Licorne
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lundi 2 octobre 2017

Merci...


Merci aux participants du mois de septembre...

Vous n'étiez que quatre,
mais la qualité était là...
j'ai beaucoup aimé vos petits textes...

Pour vous dire ma gratitude, je vous offre
quelques haïkus glanés ici et là...















Au bout d'une branche
Le jardin suspendu
Dans une goutte d'eau



....

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La Licorne