La fillette ne s'intéresse pas à lui, ne le regarde pas, comme s'il n'existait pas. Lui reste sans bouger, finit par rentrer, disant à ses parents : — Il n'y a personne dehors !
*
Il regarde le ciel bleu et tout à coup une vision d'enfance surgit des années 1950, cette fillette et la marelle lui revient, comme un flash inattendu. Et le mot « ciel » écrit sur le sol, C'est si loin, si loin. Il essaye d'arrêter le temps, retenir l'instant, mais la vision s'estompe. Une pensée s'impose alors :
— sur la terre comme au ciel.
Il ferme les yeux et voit le prêtre du catéchisme prononçant ces mots dans une prière à apprendre par cœur.
Est-ce que cela se passera ainsi lorsque la mort viendra frapper ? Être emmené un jour de la terre jusqu'au ciel, à cloche-pied sur le parcours d'une marelle qui sera son dernier voyage ?
Y aura-t-il quelqu'un là-haut pour l'accueillir ?
Peut-être son père, mort peu de temps après cette visite chez ses amis, où il y avait cette fillette qui allait de la terre jusqu'au ciel…
Il constate : — tout est écrit, finalement.
Il ferme les yeux et voit le prêtre du catéchisme prononçant ces mots dans une prière à apprendre par cœur.
Est-ce que cela se passera ainsi lorsque la mort viendra frapper ? Être emmené un jour de la terre jusqu'au ciel, à cloche-pied sur le parcours d'une marelle qui sera son dernier voyage ?
Y aura-t-il quelqu'un là-haut pour l'accueillir ?
Peut-être son père, mort peu de temps après cette visite chez ses amis, où il y avait cette fillette qui allait de la terre jusqu'au ciel…
Il constate : — tout est écrit, finalement.

Merci pour ce beau texte plein de sensibilité et de sens, Alain.
RépondreSupprimerOui, il s'agit d'aller de la Terre au Ciel...
On y va rapidement ou doucement, avec adresse ou en déséquilibre...
et c'est seulement quand l'âge est venu et quand le "ciel" se rapproche
qu'on se rend compte du chemin parcouru...
Merci pour ce beau commentaire empreint lui aussi de ta propre sensibilité.
SupprimerNe nous précipitons pas trop toutefois. Entre La Terre et le Ciel il y a tellement de beauté à voir, respirer et traverser. (Bon, il y a aussi quelques horreurs, hélas).
À l'âge qui avance, je préfère m'attarder à tout ce qui a réussi au long du chemin.
Chez moi et autour de moi. Et le bilan n'est quand même pas si mauvais… !
On le dit, que tout est écrit, après, côté mort...... envie de dire qui mourra saura, amitiés JB
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