C'est une maison rose, adossée à la colline...
Elle est vide et les volets, fermés, rouillent tout doucement.
Les chats aiment s'étendre sur son perron. Leur sieste n'est jamais dérangée.
Parfois, quand le vent souffle un peu fort, une tuile s'envole...et n'est pas remplacée.
Les voisins qui s'attardent devant elle pour un brin de causette, évitent de la regarder.
Le facteur passe tout droit devant, sans s'arrêter.
Et les enfants n'en font plus le tour en riant.
Le silence s'est installé d'un coup, il y a deux ans.
Il enveloppe le lieu d'un linceul invisible
au point que c'est à peine si les oiseaux osent se poser sur les arbustes de la haie.
Les gens modulent leur voix quand ils s'approchent, certains même chuchotent...
et chacun se souvient...sans rien en dire.
Sur la façade, une pancarte.
"A vendre".
Elle est là pour la forme.
Qui voudrait acheter le lieu du drame ?
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La Licorne
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Pour Mil et une
Sujet 207
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et pour l'atelier
Thème de novembre :
Il y a des absences que le temps n'efface pas. Elles demeurent dans un fauteuil qu'on ne déplace pas, une tasse qu'on garde, une habitude que l'on poursuit sans même y penser.
À table, dans une salle d'attente, au fond d'un jardin ou dans une maison devenue trop grande, une place reste vide. Quelqu'un manque. Et pourtant, d'une certaine façon, cette personne est encore là.
Écrivez un texte dans lequel un absent occupe toute la place, sans jamais apparaître directement. Faites-le exister à travers les gestes de ceux qui restent, les objets, les souvenirs, les silences ou les mots que personne n'ose prononcer.
Vous pouvez écrire sur un être disparu, une personne éloignée, un amour perdu ou toute autre absence qui vous inspire. Votre texte pourra être tendre, douloureux, pudique, lumineux ou même teinté d'humour.
Il ne s'agit pas de raconter la mort, mais de raconter ce qui demeure après elle.

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