vendredi 16 octobre 2015

JEU 10 : Texte 7



Petra prétendait posséder un puissant pouvoir psychique :
Depuis ses premiers penchants pataphysiques
Prémices d’exploits potentiels plus probants,
Elle avait picoré poussière et parfums capiteux
En épluchant par le menu
D’improbables et précieux opuscules
Pétris de prose pernicieuse,
À plat ventre sur le tapis persan
De son professeur de piano
Qui le pauvre,
N’avait aucune prise sur cette perverse panthère !
Quasi pétrifiée en pamoison, Elle plongeait alors en apnée.... 
Perdue au plus profond du pourpre précipice de la pensée,
Planant en apesanteur et pérorant sans pudeur aucune sur la preuve par l’œuf
Dans une pénombre pleine de passion,
Elle y prenait un coupable plaisir de plumitive péremptoire,
Poussant des piaillements de poule pondeuse et proférant telle une pythie...
Epouvantable et pénible tapage, 
Performance plutôt pathétique !
Mais, patience, la punition approche pour cette péronnelle :
A l’heure pile 
L’imposante pendule planquée en tapinois va frapper :
 L’uppercut de midi pétant percute au poil !
Pif ! Paf ! Patatras !
Pas de pitié pour Petra !
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jeudi 15 octobre 2015

JEU 10 : Texte 6





Pan !
En plus du coup de pistolet
Il lui a planté son poignard pointu
En plein dans la poitrine !
Pas la peine de supputer :
Le trépas assuré 
Palpitant pétrifié subito.
Passion polar.....
.
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mercredi 14 octobre 2015

JEU 10 : Texte 5




 
 
Prendre la poudre d’escampette !
Passer la porte
Pourquoi patienter ?
Le pré en pente
Le pinson perché...
Paupières qui papillotent
Tout me parle de promenade,
Me pousse à la paresse.
Pomme poire prune,
J’aime la Pluie brune
Prune pomme poire
Mon cœur en passoire
Poire prune pomme
Pouvoir partir
Un point
C’est
Pou !
.
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mardi 13 octobre 2015

JEU 10 : Texte 4



Jouerons-nous jamais 
à ce jeu jubilatoire du jeudi 1er, 
jour à dire, jour de jactance ? 
Je juge fort justement venu 
ce joyeux appel à jaspiner 
dans le joli jardin des sons 
jaillissants de la gorge gironde 
d’une gentille et toujours jeune muse 
joignant généreusement le sens de la jaserie 
au goût juteux des allitérations juxtaposées.
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Amezeg
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samedi 10 octobre 2015

JEU 10 : Texte 3



Faire feu facilement des futiles formes de l’éphémère
Et fixer fermement sa foi au fond infini du firmament,
Enfourner follement fadaises et fariboles,
Fuir le formidable fatras des foutaises,
Favoriser le reflux du fugace,
Fermer la fenêtre aux fumées confuses de l’effroi,
Fondre en confiance les faibles forces du moi
Dans le fourneau fécond du Soi.   
.
Amezeg
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vendredi 9 octobre 2015

JEU 10 : Texte 2


photo de Corinne

Un dimanche de fête, au beau milieu de la foule..
Un jour de farniente, en famille..
Ta maman qui nous prend en photo.. 
De dos. Deux t-shirts.. en continuité.. 
De marins, ou de forçats..
Ta figure, pas fatiguée, 
au-dessus de celle de ton cheval fougueux préféré,
Deux figurines facétieuses, 
avançant au son du fifrelin dans la fête..
Je me fais forte de te porter ainsi encore longtemps.
Pour que tu rayonnes. 
Tel un pharamineux phare lumineux !!:-))

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jeudi 8 octobre 2015

JEU 10 : Texte 1



 
Voulez-vous voir votre vrai visage ?
Visitez vos rêves !
Vous verrez :
vous trouverez votre voie 
et vivrez votre vie
véritable !
.
La Licorne
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jeudi 1 octobre 2015

JEU 10 : Allitérations



Bonjour !

Prêts pour le défi suivant ?
Savez-vous ce qui vous attend ?
Non ?

Alors, lisez ceci, 
vous allez en avoir une petite idée !

Songeuse solitaire
Suzanne, si séduisante,
Se sent songeuse soudain,
Sans son sage séraphin,
Sans sa soeur, sans sa servante,
Sans savoir si ses secrets
Ses songeries, son silence,
Seront subtiles souffrances...
Sinon surprises sacrées!

.Noël Prévost
.

Vous avez deviné ?
Non, rassurez-vous, je ne vous obligerai pas 
à n'utiliser que des mots commençant par la même lettre...
mais je vous propose d'écrire un texte 
qui comporte le plus souvent possible un son donné...
.
Exemples : 



ou 

Voilà ! Vois en moi l'image 
d'un humble vétéran de vaudeville,
distribué vicieusement 
dans les rôles de victime et de vilain
par les vicissitudes de la vie...

(du Film : "V comme Vendetta")
.

J'attends donc de vous cette sorte de prouesse avec
le son "F", le son "M",
le son "J",  le son "K" (c, qu, k...)
le son "Pou le son "V"

(au choix...mais un seul à la fois !)
.
Le thème est libre, la forme 
et la longueur du texte aussi...
.
Amusez-vous bien...!
.
Envoi à undeuxtrois4@orange.fr
avant le 21 octobre
.
La Licorne
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lundi 28 septembre 2015

Fable : Les femmes et le secret




Rien ne pèse tant qu'un secret ;
      Le porter loin est difficile aux Dames :
               Et je sais même sur ce fait
               Bon nombre d'hommes qui sont femmes.
Pour éprouver la sienne un Mari s'écria
La nuit étant près d'elle : Ô Dieux ! qu'est-ce cela ?
               Je n'en puis plus ; on me déchire ;
Quoi ! j'accouche d'un oeuf ! D'un oeuf ? Oui, le voilà
Frais et nouveau pondu. Gardez bien de le dire :
On m'appellerait Poule. Enfin n'en parlez pas.
               La femme neuve sur ce cas,
               Ainsi que sur mainte autre affaire,
Crut la chose, et promit ses grands dieux de se taire.
               Mais ce serment s'évanouit
              Avec les ombres de la nuit.
               L'Épouse indiscrète et peu fine,
Sort du lit quand le jour fut à peine levé :
               Et de courir chez sa voisine.
Ma commère, dit-elle, un cas est arrivé :
N'en dites rien surtout, car vous me feriez battre.
Mon mari vient de pondre un oeuf gros comme quatre.
               Au nom de Dieu gardez-vous bien
               D'aller publier ce mystère.
Vous moquez-vous ? dit l'autre : Ah ! vous ne savez guère
      Quelle je suis. Allez, ne craignez rien.
La femme du pondeur s'en retourne chez elle.
L'autre grille déjà de conter la nouvelle :
Elle va la répandre en plus de dix endroits.
               Au lieu d'un oeuf elle en dit trois.
Ce n'est pas encore tout, car une autre commère
En dit quatre, et raconte à l'oreille le fait,
               Précaution peu nécessaire,
               Car ce n'était plus un secret.
Comme le nombre d'oeufs, grâce à la renommée,
               De bouche en bouche allait croissant,
               Avant la fin de la journée
               Ils se montaient à plus d'un cent.
.
Jean de La Fontaine
.



samedi 26 septembre 2015

Fable : Le loup et le chien



Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
À se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
« Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée ;
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. »
Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons, sans parler de mainte caresse. »
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
« Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encore ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. »
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encore.





mercredi 23 septembre 2015

Félicitations !




Le défi était de taille...
A en faire 
Fuir certains...
Or, vous l'avez relevé "haut la main" 
Non, La Fontaine n'est pas inimitable 
Tous vos textes l'ont prouvé
Alors, encore une fois, bravo !
Il est temps de faire une pause mais
Ne vous en faites pas
En octobre, on remet ça !


La Licorne


vendredi 18 septembre 2015

JEU 9 : Le renard et le corbeau




Jeune renard
Est heureux !
Ah, corbeau est son prisonnier.
Notre ami Ysengrin
Du haut de son arbre perché
Ecoute Maître Corbeau
Lui réciter une fable dont il fut la victime.
Alors renard écoute et lui dit :
Faut-il que tu sois bête,
Oublies-tu comment j'ai volé ton fromage ?
Non renard, es-tu aussi futé que tu le crois ?
Tu n'es certainement pas capable de chanter
Avec un corbeau dans ta gueule.
Impossible n'est pas renard !
N'écoutant que son orgueil, il chante.
Et laisse s'envoler sa proie.

                                         Françoise






jeudi 17 septembre 2015

JEU 9 : Le loup et le caniche


         


Un Loup n'avait que ses poèmes et ses mots,
Tant les Chiens ici étaient légion..
Ce loup rencontre un Caniche, aussi propre que beau,
Obèse et obséquieux.. Autant dire un gros con.

L'attaquer de face, le faire voler en éclats,
Sire Loup l'eût fait volontiers,
Seul contre tous, il se sentait d'attaque,
Mais le Frisé avait sa cour d'alliés,
Pour le défendre à coup de matraques.
Le Loup donc l'aborde poliment..
Tape discute et lui fait compliment,
Sur sa cour et ses suivants, qu'il admire..

"Il ne tient qu'à toi, pauvre Loup,
D'avoir, à cet endroit, autant de succès que moi..
Tes pareils sont, ici et là, bien solitaires..
De pauvres diables errants, sans loi ni foi..
Dont le destin sans fin est d'errer dans le désert"..
"Ben ok, d'accord," répondit le Loup.. "Que me faut-il donc faire ?"
"Oh, pas grand-chose, dit le Propret.. Cliquer sur un plus,
Laisser de temps à autre un "wow", un "mdr" ou un "super ! j'adhère !"
Cliquer sur tout, et même parfois, entrer en guerre,
Bien protégé derrière ton armure de verre..
Tu seras amplement payé en retour par une foule de followers,
Te distillant à volonté caresses, bisous, en temps et en heure.."

Le Loup voit briller au loin la fin de sa solitude,
La fin de ce destin sans fin dans la multitude.
Il s'assoit près du Chien, et remarque ses pattes. Boudinées.
"Ben bordel, s'écrit le Loup.. T'as vu l'état de tes pattes ??
Si demain y'a plus d'électricité, tu vas faire quoi de tes journées ?
Tes pattes arrière sont si gonflées, qu'il te faudra traîner en savates.."

Le Loup se projette alors dans un futur qui le fait frémir..
Il s'imagine vivre dans un monde de "lol" et de bricoles..
Il saute de sa chaise, et vers la forêt de la vie, s'en court courir..
Son ombre le suit.. En dansant près de lui. Comme une folle.




mercredi 16 septembre 2015

JEU 9 : Le chat du roi


Lamba, chat du roi
 

                                              Lamba, nonchalamment, guettait une souris, 
                                         À cette heure tardive où tous les chats sont gris...
                                         Faudrait-il, ventrebleu !, qu’un compagnon du roi
                                         Orné de sa médaille, et de fort bon aloi,
                                         Ne fasse encor ce soir que dîner misérable, 
                                         Tordant de la souris le cou et puis le râble ?
                                         Argumentait, hautain, le greffier patenté,
                                         Ignorant la provende avec témérité, 
                                         Niant la providence et refusant son choix
                                         En dépit du bon sens et sans la moindre foi.
.
Amezeg
.


dimanche 6 septembre 2015

JEU 9 : La Cigale et la Fourmi



La cigale ayant dansé tout l'hiver vit avec bonheur poindre le printemps
Ah que la vie est jolie quand elle refleurit.  N'est-ce pas un heureux temps
Fourmi ma voisine?  Tu te rappelles mon désarroi au début de l'hiver
Oh bien sûr j'ai eu faim et me suis reproché d'avoir chanté tout l'été
Nonobstant mes ennuis, la chance m'a souri, on m'avait remarquée
Tout l'hiver les bonnes gens m'ont invitée sous leurs toits pour chanter et danser
Ah cigale j'ai souvent pensé à toi pendant tout ce temps car jour après jour
Insidieusement l'ennui s'est emparé de moi, qui n'ai rien pour égayer ma vie
Ni joie ni refrain pour dérider mon coeur, je ne sais ni rire ni me divertir
Et ma foi, cigale, je te saurais gré de me montrer à chanter et danser à mon tour...
.
.


jeudi 3 septembre 2015

JEU 9 : La revanche du Corbeau

Un "texte exemple" pour ce défi, pas facile...:-)



- Le fromage était fort bon, Monsieur Du Corbeau...moelleux et vraiment goûteux...
et je donnerais cher, ma foi, pour savoir où vous vous l'êtes procuré...
Ah,  mais sachez que je ne donne l'adresse de mes fournisseurs...
qu'à mes amis, Monsieur Le Goupil
Fariboles...je vous ai connu jadis bien plus disert...
 et je parierais que tous les oiseaux de cette forêt sont déjà au courant...
Oui, vous avez raison... il m'arrive de jaser avec mes congénères...
et ceux-ci m'ont dit, d'ailleurs, bien des choses à votre sujet...
- Non ? Vraiment ? Et quoi donc ? Je serais ravi de l'apprendre...
Tellement de choses...Que vous aimiez agrémenter votre menu
de quelques volailles, par exemple...et parfois d'autres volatiles moins domestiqués...
Ah oui ?
- Il m'est aussi venu à l'oreille, enfin, si je puis employer cette expression...
que vous n'étiez guère digne de confiance...et que l'on ne devait point se fier à vos dires...
sous peine de le regretter...
- Ne pouviez-vous pas le constater par vous-même ?
En vérité, je n'avais pas besoin de personne, en effet. Mais je souhaitais l'entendre de votre bouche...
Maintenant que c'est fait, je vous laisse volontiers à vos malices et à vos intrigues...
Vous ne me "plumerez" plus de sitôt, Monsieur l'Hypocrite!
Et je suis sûr que vous trouverez sans peine un autre "dindon" pour vos farces.
Pour ma part, je m'en vais voler vers d'autres cieux et me régaler, hors de votre présence,
de ces délicieux mets fermentés qui vous font tant envie...

Et sur ce, Maître Corbeau, d'un large coup d'aile...s'envola ..
laissant, cette fois-ci, Maître Renard...sur sa faim... ;-)
.
La Licorne

mardi 1 septembre 2015

JEU 9 : Fable revisitée



En ce mois de septembre et de rentrée des classes,
je vais faire appel à votre culture...scolaire !

Je vais en effet vous demander de choisir
une fable de Jean de La Fontaine,
mettant en scène ...deux animaux.
(jusque-là, c'est facile)

Ensuite, il s'agira...
 d'écrire un dialogue entre ces deux-là.

Le dialogue peut être rédigé en prose ou,
pourquoi pas, en vers...
dans la langue du 17 ème siècle
ou en langage moderne.

Vous pouvez rester 
dans la lignée de la fable initiale
ou la détourner, en faire un pastiche 
ou une version très personnelle.

Vous pouvez aussi éventuellement inventer
la suite de l'histoire...
ou évoquer la scène qui l'a précédée..
Vous avez de nombreuses possibilités.

La première contrainte sera  de garder le contexte 
et de faire en sorte qu'on reconnaisse facilement
de quelle fable il s'agit...

et la deuxième sera de débuter chaque tirade 
par les lettres suivantes :
L, A, F, O, N, T, A, I, N, E
ou, si vous êtes plus prolixe, par :
J, E, A, N, D, E, L, A, F, O, N, T, A, I, N, E
ou même
L, E, S, F, A, B, L, E, S, D, E, L, A, F, O, N T, A, I, N, E


Et si, par hasard, votre mémoire vous faisait défaut,
sachez que toutes les fables du monsieur
sont regroupées sur ce site.
(cliquer sur le lien)
.
Aiguisez vos plumes...
affûtez vos mots...
Il me tarde de vous lire !
.
 Envoi comme d'habitude à
undeuxtrois4@orange.fr
...
avant le 21 septembre.
.
La Licorne
.





lundi 24 août 2015

Mémorable

Une autre "première fois"...
que je vous laisserai commenter...
(si vous le désirez)

samedi 22 août 2015

Poésie bretonne :-)




La nuit était noire 
La lune était blanche 
Nous étions seuls 
Elle et moi 

Sa peau si douce 
Ses yeux si bleus 
Je savais ce qu'elle 
Attendait de moi

Je lui dis de se calmer 
De ne pas se rebeller 
Je fis courir ma main 
Doucement sur ses reins 
 
Je n'y connaissais rien 
Mais je fis de mon mieux 
Pour placer mes doigts 
Délicatement entre ses seins

Je me souviens de ma peur 
De l'excitation de mon coeur 
Jusqu'à ce moment béni 
Où ma honte s'enfuit 

Après quelques Hisse et Han 
Il ne fallut pas longtemps 
Pour qu'en un jet puissant 
Jaillisse le liquide blanc 

 Enfin j'avais réussi 
J'étais un homme à présent 
C'était la toute première fois
cet automne...
 
Que je trayais...
une vache Bretonne ;-)

A 101 ans...