Fontaine Pallas-Athéna à Vienne
- Grands Dieux ! Que faites-vous là, mon cher Dan ?
- Eh bien, comme vous pouvez le constater, Inna,
je bulle et je me la coule douce.
J'aime rester dans mon lit,
mais ce n'est pas de tout repos,
vu sa longueur.
- Je vois, je vois...Et quel vent fripon vous amène jusqu'à moi ?
- Un vent léger, ma chère. Je me suis dit que je pourrais passer
à Vienne, histoire de vous revoir.
- Vous avez bien fait. Justement, je pensais à vous.
- Ah bon ? J'en suis flatté.
- Oh, ne vous réjouissez pas trop vite. C'est que, comment dire ?
J'avais une petite faveur à vous demander. Mais je ne sais pas si j'ose...
- Faites donc, vous savez que je ne peux rien vous refuser.
- C'est que l'été a été particulièrement long, cette année, et ...
- Et quand la bise fut venue... ?
Hum, moi, j'aime quand c'est le temps de la bise...
- Ne vous moquez pas, je vous en prie...
- Mais je ne me moque pas, chère amie...
Loin de moi l'idée de vous charrier...
je bois vos paroles, je me noie dans vos yeux...:-)
et j'attends que vous me contiez la source de vos ennuis...
- Vous n'avez pas changé, je vois.
Une pluie de compliments...un déluge de bons mots...
Ne croyez pas que je vais succomber aussi facilement à votre charme...
je ne suis pas une évaporée...
- Dommage ! Pour une fois que je croisais quelqu'un de potable...;-)))
Mais revenons à notre sujet : que vous arrive-t-il ?
vous en avez entendu parler, je suppose ?
- Bien sûr que je suis au courant. Tout le monde me pompe avec ça...
ça fait couler des torrents d'encre et de salive depuis quelques années.
- Eh bien, cette année, ça a été pire que jamais.
Le soleil impitoyable a brillé en continu.
Une chaleur intense, une canicule insupportable..
Et pas le plus petit nuage à l'horizon...
Pas une goutte pendant des mois, rien de rien...
J'ai tenu pendant pendant trois mois, mais aujourd'hui, voilà...
je suis à sec. Vraiment à sec.
Vous n'êtes pas la seule dans ce cas. On m'a déjà sollicité bien des fois.
Fin août, j'étais même débordé...
Je suppose que vous avez besoin d'un peu de liquide ?
- C'est ça. Vous avez compris. Vous pourriez me dépanner ?
- Je vous dois bien ça, Inna.
Puisque d'habitude, c'est vous qui m'en donnez...
Laissez-moi une minute, j'ai encore quelques réserves,
je vais chercher ce qu'il faut.
- Oh, c'est tellement gentil à vous, Dan ! Merci beaucoup !
- De rien, ma chère. Tout le plaisir est pour moi.
Nous nous connaissons depuis si longtemps...
Disons que ce sera ma façon d'arroser nos retrouvailles.
Mais si l'année prochaine, il pleut de nouveau suffisamment,
eh bien, pour me remercier, n'hésitez pas...
à vous jeter dans mon lit... :-)))
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La Licorne
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(mots placés)
et
Pour l'Agenda ironique d'octobre
chez Tiniak
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Tiniak nous proposait de traiter
de quelque chose d'actuel et de pénible
(ne souhaitant pas rajouter de la violence à la violence,
ni du chaos au chaos,
j'ai choisi le thème de la "canicule" et la "sécheresse",
qui, vous en conviendrez...furent "pénibles")
.
Il convenait de traiter le sujet
de façon "ironique" et "poésique"...
et d'ajouter, si possible,
une fleur, une odeur, un geste,
une musique, un moment paisible… ?
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J'y ai donc mis...
un peu de romance...
un geste de générosité...
et pour faire bonne mesure,
quelques belles musiques...
(que vous trouverez
en cliquant sur les 4 images).
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Bonne lecture...
et bonne écoute !
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Pour la poésie "anti-violence",
je laisse la place à plus douée que moi :
Je déborde de transports à la lecture de ce régal lexical, Dame Licorne.
RépondreSupprimerY a pas ! Je vais encore voter pour toi ;)