Swissshhh, rrr’fissshh, wissshhhh…
Clang-cling… P’step… P’step… P’step… Cling-cling…
Mrrummeunem… Grmbl ?… Mrneum mâh, ho ho ho…
Swissshhh, rrr’fissshh, wissshhhh… Swissshhh…
Piyou-ouiyou, ouiii pip pip…
“- Brrr ! Ça caillou-bilou… On était mieux sur not’ caillou à nous, nom de Z’…
– Ȋaou, Dimitrios ! Va pas nous attirer les foudres du Vieux. On est chez lui, tout d’ même !
– Mwof ! A c’t’heure, ça roupille sec, là-d’ssous.
– Que tu crois, mon pélot. Mate un peu voir qui se pointe à la terrasse, là en bas.
– Oἴmoi, Agápios ! Ce s’rait-y pô… ?
– Que ouiche, ίattataί ! Not’ déesse en personne.
– Êmarton, mon pélot. Ante ! On continue la ronde, hein ?
– Amé !”
L’Æden était encore paisible, en ce petit matin succédant aux vastes agapes qui l’avait pourtant secoué, douze jours et douze nuits durant, pour célébrer le retour en grâce d’Athéna au palais d’Olympie. Il y aura fallu la victoire totale des Dieux sur les Géants, où le génie tactique, la ruse et la sagesse de la fille de Zeus ont prévalu sur la brutalité primale des assaillants.
Première à jouir de cette paix nouvelle, Athéna vint prendre le frais sur la terrasse dominant la mer quand, opportunément, un vent dissipa les nuées et lui permit d’apercevoir la main calleuse de la Grèce, agrippant les flots capricieux de la Méditerranée. Une bienveillante nostalgie dirigea les pensées de la déesse vers la cité d’Athènes qu’elle chérissait tant. En retour, l’attachement et la dévotion des habitants à son égard induisirent qu’on lui préférât désormais le nom d’Athéna à celui de Pallas.

Un lent soupir mélancolique s’échappa de la divine poitrine, formant une petite nuée devant l’ourlet charnu de ses lèvres.
“Nous, les dieux, songea-t-elle, serons toujours liés, bon gré mal gré, au commun sort des mortels. Oἴ, οἴ…”
À main gauche, légèrement en retrait de son point de vue, Athéna vit, sur le chemin de ronde, Panayiotis, l’un de ses fidèles Dékadarques donner, d’un geste bref, l’ordre de relever la garde.
Un souffle marin, bien connu, soulevant sa crinière, lui caressa la nuque.
« – Tout va bien, ma nièce ?
– Tout coule, Pôpo’, tout coule*…
– Oui. Et dessus, la vague. »
Swissshhh…
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