dimanche 14 juin 2015

JEU 6 : Poèmes 6 et 7

 
 
 
 
Dans un (tout) autre style... ;-) 


 
 
Jamais content

 
Bon Dieu, qu'est-ce que c'est que c'monde étrange ?
Qu'est-ce que j'fous là ? Par où on sort ?
J'me sens comme un carré au milieu des losanges
Pis c'est qui qu'a inventé la mort ?
Si c'est toi, je t'le dis : faut qu'ça change !
Y'a des jours où ça va pas fort !
Regarde en bas, soulève ta frange !
C'est quoi cette terre qui tourn' pas rond, mille sabords
Autour d'une drôle de boule orange ?
Pourquoi on doit faire tant d'efforts ?
Pourquoi c'est toujours les mêmes qui "engrangent" ?
Et pourquoi j'me pose tant d'questions sur mon sort
Pendant qu'les autres y boivent, y mangent
Y bossent, y tweetent, y font du sport ?
Sans compter ceux qui s'vautrent dans la fange...
Ceux qui tueraient pour un peu d'or...
J'sais pas comment t'as dosé ton mélange
Mais y s'font tous la guerre, c'est gore !
Un joli monde que celui-là, Milord !
...ça pue l'essence, ça pue le chlore
La mer, elle sent l'huile de vidange
J'te parle pas d'la faune et d'la flore...
Non, sans dec, cette foutue vie, j'l'échange
Tout de suite, sans un remords
Contre celle de...tiens, celle d 'un ange
Un ange, c'est cool, ça rêve, ça dort
Et pis en plus personne le dérange
Vu qu'on n'y croit plus, c'est tout confort...
Alors, c'est bon, tu dis oui, c'est d'accord ?
Merci mon Dieu. Vrai ! ça m'arrange !
...
.
 
Bon Dieu , qu'est que c'est que c'monde étrange ?
Qu'est-ce que j'fous là ? Par où on sort ?
J'me sens comme un con au milieu d'ces nuages roses et oranges...
Non, mais c'est quoi, c'nouveau décor ?
Elle est où mon amie Solange ?
Et pis, ces ailes, ça m'gratte à mort...etc.
.
 
 
 
 



Réponse...divine 
(envoi d'Amezeg) :
 

Ah ! Diable ! Tonnerre de Brest et mille sabords !
J’naviguais tranquillement, sans même tirer un bord,
Et v’là qu’ monte, c’est pas du Mont Thabor,
Une détresse me poussant aux remords.
On voudrait p’t -être que J’arrange
Les vains désordres qui dérangent
L’idéaliste, le turfiste et l’agent de change...
Croyez-moi, la main parfois Me démange
De lâcher la barre, de virer tout à fait de bord,
De laisser le monde et de rentrer au port...
Mais, peuchère ! Je suis le monde, Je suis le port,
Et Je suis aussi la détresse, la joie et tout le saint ressort
Qui animent cette pauvresse Me suppliant si haut et fort...
.
 




JEU 6 : Poème 5

photo de l'auteure


- Qu'avez-vous donc appris, ici, dans cette vie semée d'efforts ?
- J'ai appris à voler, à danser, sans me lamenter sur mon sort..
- Et quand la vie s'acharne, quand elle vous bouscule et vous dérange ?
- Alors, je m'assois sur un banc. Je regarde le ciel. Et je souris aux anges :-))
.
.


vendredi 12 juin 2015

Jeu 6 : Poème 4


 
Lâcher-prise...
 

Un soir, une nuit ou à l'aurore
Peu importe le décor, 
Si vraiment tu es sans ressort, 
Abandonne ton passeport,
Dépose tes livres et ton savoir dans la grange,
Oublie toutes les louanges,
Fais le silence, et écoute ton coeur en échange.
Comme c'est étrange !

Le vide s'installe, et semble indolore.
Une présence invisible...Peut-être un ange,
Sonne au son du cor.
Comme c'est étrange !

"Regarde en toi. Libère le trésor."
Seul dans le noir, le vide encore...
Nu comme un ver. Qui cela dérange ?
"Ouvre ton coeur...Prépare les vendanges !"

Pardonne sans aucune attente, à ceux qui t'ont fait du tort, 
Pardonne-toi aussi, d'avoir bâti tous ces gardes corps.
Haines et rancoeurs sont des prisons avec leurs états majors.
Elles ligotent l'Amour à bras le corps.

Seul, le pardon permet, en dernier ressort
De s'évader et enfin, d'éclore...

Telle une mésange,
Envole-toi comme un archange.
C'est trop fort !
Utilise cette clef d'or...
 





dimanche 7 juin 2015

JEU 6 : Poème 3

 
 
Bon, allez,
comme je ne vous avais pas donné "l'exemple"...
au moment de la rédaction du thème de juin,
je vais le faire un peu plus tardivement...

Après un petit "coup de fil" à l'ange souriant...
voilà ce qui m'est venu :
 


 
La Terre est bleue comme une orange...
Bleue, vraiment ? C'est étrange ...
Poète, as-tu raison ou tort ?
Connais-tu la couleur des anges ?
Ou celle des anciens dinosaures ?
La Terre est bleue comme une orange...
Et ronde comme un fruit qui dort
Poète, poète, toi qui nous venges,
Nous diras-tu la vie, la mort ?
Iras-tu sur les bords du Gange
Et jusqu'au fond de l'athanor ?
Nous tireras-tu de la fange
De nos jours ternes et incolores ?
La Terre est bleue comme une orange...
Bleue, vraiment ? C'est étrange...
Je la vois moi...multicolore
Enfin bleue... si ça vous arrange
Avec un peu de blanc au nord
Et puis verte et puis or...
La Terre est bleue comme une orange...
Poète, seras-tu le plus fort ?
Sauras-tu chanter les louanges
De nos brèves amours météores ?
Sauras-tu dire la mer qui change
Et de nos âmes les trésors ?
J'aime le chant des mésanges
Qui vaut toutes les métaphores
Et j'aime de nos vies le mélange
Riche de nos corps-accords...
La Terre est bleue comme une orange...
Non, la vie n'est pas qu'un décor
Lointaine est la vendange
Mais je veux croire encore
A la Terre et aux Anges...
Je veux croire à l'Aurore...
.
La Licorne
.
 


vendredi 5 juin 2015

JEU 6 : Poème 2




LE TRÉSOR

Vibrait un joyeux mélange
de bâbord jusqu’à tribord
mais lorsque pointa l’aurore,
nous avions perdu le nord
et la carte du trésor !

Souhaitant que tout s’arrange,
pour contrer le mauvais sort
et nous conduire à bon port,
nous avons prié très fort.
 


Car nous n’étions pas des anges,
il fallait bien que l’on mange,
nous n’avions que des oranges
pour soutenir nos grands corps.

Un soir à l’heure où tout dort,
vint vers moi une mésange,
se percha sur mes phalanges,
dans son bec un écu d’or !

Petit oiseau je t’adore !
.
.
 
.



jeudi 4 juin 2015

Clin d'oeil...

Il y a parfois des hasards...surprenants... !

Regardez ce que Michelle m'envoie... ;-)

La photo est prise 
au-dessus de la porte de son lieu de travail...


.


mardi 2 juin 2015

JEU 6 : Poème 1



Sur la poésie qu’on tord
À sa guise et sans effort,
Qu’on maltraite de tous bords,
Qu’on frappe de mille morts,
Que l’on traîne dans la fange
Et dans des rimes étranges;
Je veux dire, haut et fort,
Que pour ma part je me range
Sous la bannière et les ors
De la liberté des anges
Qui inspirent et qui dévorent
Le poète sous la frange...
.
Amezeg
.

lundi 1 juin 2015

JEU 6 : Rimes imposées

Pour le mois de juin, 
nous reviendrons à un peu de poésie...:-)

Il s'agira cette fois
d'écrire un poème avec deux rimes imposées :

La première sera : 
"-or
(ou -ore, -ord, -ort...etc)


La deuxième : 
"-ange"
(ou -enge)



Bon, je n'ai pas choisi les plus courantes...
mais c'est volontaire, évidemment...
pour corser un peu la chose...

Le sujet est libre,
 la longueur du poème aussi...
très court ou très long...à votre guise !
Mais aucune autre rime ne sera admise...

La règle étant, il me semble, 
simple à comprendre,
je ne vous donnerai pas d'exemple...
mais j'attends vos créations
avec impatience...
comme d'habitude !

Date limite : 21 juin 2015

Envoi du texte à :
undeuxtrois4@orange.fr
.


jeudi 28 mai 2015

Florilège de devinettes...



1.
Tous les voleurs me possèdent.
Je viens en premier dans les vengeances.
Tous les devins m'utilisent.
Les savants ne peuvent se passer de moi,
car je suis le centre de gravité.
.
2.
Vous me brisez rien qu'en me nommant.
.
3.
J'ai peu de force, mais beaucoup de pouvoir,
Je garde les taudis comme les palais,
Mais si mon maître part,
Il faut s'assurer qu'il m'emmène avec lui.
.
4.
Je viens de nulle part, mais puis être partout,
Je voyage plus loin que tout aventurier,
Souvent vous m'avez rencontré,
Mais sans jamais me voir.
.
5.
Dès que vous m'avez,
vous voulez me partager,
mais dès lors je ne suis plus.
.
6.
On en parle souvent sans le voir,
Il revient toujours, sans cesse,
On le cherche quotidiennement, 
mais il n'est jamais là,
Se rapprochant de plus en plus,
Des milliers de gens attendent sa venue,
Mais hélas, triste sort, 
bien qu'ils s'attendent à le voir apparaître,
Ils ne le trouveront jamais aujourd'hui.
.
7.
Nous sommes quatre frères en ce monde 
qui sont tous nés ensemble.
Le premier court sans cesse et ne se fatigue jamais,
Le deuxième mange sans jamais être rassasié.
Le troisième boit et a toujours soif,
Et le quatrième chante une chanson 
sans jamais s'essouffler.
.

Vous pouvez proposer vos solutions...
si ça vous dit !
Réponses le 1er juin...
.


vendredi 22 mai 2015

JEU 5 : Diplôme



Ah, vous méritez bien tous les quatre...
Zélés acrosticheurs
Et très habiles poseurs de devinette, de 
Recevoir ce diplôme...
Tous vos textes nous ont intrigués et interrogés,
Y compris les plus récents...Bravo à tous!
Une mention spéciale toutefois à Corinne :
Il faut bien du talent pour réaliser d'aussi belles vidéos...
On a bien apprécié tes images, Mistouflette...
Puissions-nous en revoir d'autres dans les mois prochains !
.
La Licorne
.


jeudi 21 mai 2015

JEU 5 : Devinette 7



A mesure que le temps s'écoule, un besoin impérieux se fait sentir,
Zoomer sur chaque instant de son 
Existence...
Retourner tous les amas heureux ou douloureux amassés dans la mémoire,
Triturer les certitudes, bouleverser les acquis, casser les conditionnements.
Y aurait-il un coin encore non visité ?
Une à une, détruire les barrières, bousculer les remparts, écraser les forteresses.
Inviter le Cœur à s'ouvrir à tout ce qui advient...
Oser se mettre à nu. Tout lâcher sans peur et sans attendre.
Poser son fardeau, et partir à l'inconnu... en toute confiance...

N'est ce pas le Sens de la Vie ?



lundi 18 mai 2015

JEU 5 : Devinette 6




Aristide,
Zizi,
Égayant de mon chant
Ruelles de Montmartre ou
Taillis et buissons,
Y versant à loisir
Un air très populaire,
Injuriant le bourgeois
Ou charmant le bocage,
Polisson fort en bec...

Qui suis-je donc ? 
.
Amezeg
.

dimanche 17 mai 2015

JEU 5 : Devinette 5



Ardente élévation
Zigzagant dans le vent
Etincelant de joie
Rasant ou ronflant
Tourmentant ou réconfortant
Yogis marchent dessus
Unique et multiple
Illumine et détruit
Odorant au foyer
Pétillant élément
.
.


mercredi 13 mai 2015

JEU 5 : Devinette 4



A mon tour de vous soumettre une énigme "acrosti-chienne"...
Zut ! Ce n'est pas aussi facile que je le pensais...
Et puis les précédentes étaient brillantes...
Réfléchissons...Un personnage ? Un animal ? Non.
Tentons un mot abstrait.
Youpi ! Je crois que j'ai une idée...
Un terme dont vous trouverez 
Ici même deux exemples :
Objet grammatical
Ponctuellement reconnaissable...
.
La Licorne
.


mardi 12 mai 2015

JEU 5 : Devinette 3



Aboyant quelquefois,
Zézeyant sans savoir,
Embrassant l’ennemi,
Rugissant en silence,
Totalement
Yogique,
Unifié en son fond,
Innocemment présent,
Ouvert à l’inconnu :
Paisible est le f...? 
.
Amezeg
.

dimanche 10 mai 2015

JEU 5 : Devinette 2

photo proposée par l'auteure

Architecte visionnaire,
Zélé, mais aucunement zélote,
Évoluant et créant
Rapidement, toujours à l'écoute
Tangible et pareil à un
Yoda, d'un monde
Universel et naturel,
Il a commencé une
Œuvre que d'autres finiront
Pour les futures générations.
.
.


Vidéo réalisée par Corinne-Mistouflet

dimanche 3 mai 2015

JEU 5 : Devinette 1



Âme du monde connu et inconnu
Zen comme l’eau
Essence spirituelle
Réalité éternelle
Totalité et néant du zéro à l’infini
Yin et Yang
Unique source d’énergie
Invisible, indétectable, insaisissable mais
Omniprésente
Passe-partout universel
.
.

vendredi 1 mai 2015

JEU 5 : Devinette-Acrostiche


En ce mois de mai, 
le challenge sera le suivant :
inventer un texte-devinette dont chaque ligne
commence par les lettres suivantes :
AZERTYUIOP

Exemple :

Animal
Zigzaguant
Etonnant
Renversant
Tête dénudée
Yeux presque fermés
Utile car excellent
Insectivore,
Oreillard ou...
Pipistrelle

C'est........

.
Bon, en tant que devinette "pour l'exemple",
je l'ai faite extrêmement simple et courte,
mais vous pouvez, bien sûr,
être bien plus loquaces...
et plus subtils que moi...
afin que le jeu soit plus intéressant...
.
Petit conseil :
Le "Z" et le "Y"
étant deux lettres  "difficiles",
avec des possibilités limitées....
il est peut-être sage de construire son texte
en y pensant dès le départ...
.
Date limite : 21 mai

Envoi à
undeuxtrois4@orange.fr
.
P-S : Evitez, évidemment,
de donner la réponse...
les visiteurs ou commentateurs
auront ainsi le plaisir de chercher un peu...
.


samedi 25 avril 2015

ECRIRE : Citations




L’écriture automatique et les récits de rêves
présentent l’avantage de proposer une clé 
capable d’ouvrir indéfiniment 
cette boîte à multiple fond qui s’appelle l’homme.

André Breton
.

Ecrire : essayer méticuleusement de retenir quelque chose : 
arracher quelques bribes précises au vide qui se creuse, 
laisser, quelque part, un sillon, une trace, 
une marque ou quelques signes.

Georges Perec
.

Les mots écrits peuvent avoir plus de profondeur
que ceux qui sont dits,
comme si le papier libérait des mondes inconnus,
prisonniers d'un enchantement.
.
J.K. Stefansson
.

L'écriture est un exercice spirituel,
elle aide à devenir libre.

Jean Rouaud





jeudi 23 avril 2015

JEU 4 : "Docteur Methyl et Mister Paille" Texte 8


Encore sept textes proposés ce mois-ci...
c'est génial !
Bravo et merci !

C'est vraiment agréable de contempler
la diversité des imaginaires...
et de lire les productions de chacun...
.
Ne voulant pas être en reste, j'ai tenté, moi aussi, 
de créer quelque chose à partir de ces photos...
Après avoir réfléchi...
je me suis inspirée d'un célèbre roman...fantastique.
Et voilà ce que ça donne :


 Mercredi 23 avril 1915
La journée avait été longue, les patients nombreux. 
A vingt-et-une heures, le docteur Methyl rentra chez lui
par le côté bleu,
déposa sa canne et son chapeau dans le vestibule
et se dirigea d'un pas décidé vers la petite salle du fond, 
celle qui était, depuis plusieurs mois
et selon ses instructions,
interdite d'accès.
Il verrouilla la porte derrière lui.


Sur l'étagère du haut, le précieux liquide, 
d'un vert éclatant, bouillonnait...
Il prit la fiole dans sa main, l'examina .
La distillation semblait terminée.
Parfait.
Jetant un coup d'oeil par la fenêtre presque close...
il rabattit le volet, puis, fébrilement, 
avec un sentiment d'urgence, 
il avala deux gorgées du produit...


Aussitôt, un éclair zébra la pièce.
Un bruit mat. Un silence.
Long. Très long. Interminable...
L'homme s'était brusquement... 
"volatilisé"...
Juste à côté des vêtements affalés, vides...
une ombre commença alors à prendre forme
sur le parquet... 


L'ombre étrange s'étira...se redressa...
Au fil des minutes, elle devint de plus en plus dense...
de plus en plus sombre aussi.
A minuit, en catimini, 
elle poussa la demi-porte verte et se faufila dehors.
 Elle parcourut les rues...quitta la ville...
Les premiers champs  n'étaient pas loin...

C'était là.
Un rocher de forme presque cylindrique,
facilement reconnaissable. 
Exactement ce qu'on lui avait indiqué.

La force surhumaine que lui donnait chaque soir la potion
allait lui permettre de le rouler un peu plus loin...
Et là, juste sous la surface du sol :
l'entrée cachée, le tunnel souterrain... 
 et  le trésor enfoui...
Il en était sûr...
L'or, l'or à portée de main !
Les yeux brillants de convoitise,
l'ombre noire du docteur jubilait déjà...

Posant ses deux mains sur la pierre, 
bandant ses muscles,
le double de Methyl se mit à pousser, pousser...
quand "FLASH" ! 
un trait de lumière l'arrêta net...

Quelle impression bizarre...
les bras en coton...les jambes molles...
Incroyable ! Il ne pouvait plus du tout...bouger.
Paralysé.


Quelques mètres plus loin, dans la pénombre,
il distingua vaguement une longue silhouette féminine...
qui souriait, satisfaite.


"Eh bien, dit la fée du lieu, 
en voilà un qui ne fera plus beaucoup de "foin"... !
Vous pouvez gambader à nouveau, 
lutins, gnomes et korrigans...
chanter, danser...toute la nuit...
Le "trésor des Anciens" ne sera pas volé aujourd'hui !
Ni demain, d'ailleurs...

De longue durée est mon sortilège :
le temps s'est arrêté pour Mr Lempaillé...
Soyez tranquilles, chers amis,
il ne reprendra vie ...que dans cent ans...:-) "
.

La Licorne
.  

lundi 20 avril 2015

JEU 4 " Lampe torche" Texte 7



J'abandonne, sur le parquet quadrillé et vernis,
Mon costume, mes coutumes, et mes souliers.
Je laisse tout tomber, sans regret, quand j'écris.
Sans tenue d'apparat, mes chaussettes aux pieds,
Sans avoir ni chaud ni froid, je deviens alors ce moi,
Naissant d'une lumière d'inspiration que je ne connais pas.
Est-ce mon ombre, ou ma véritable silhouette,
Qui s'élève hors de moi, qui grandit, et qui m'échappe, parfois ?
Que suis je ? Un fil ?
De pacotille ?
Un ruban ?
En raphia ?
J'erre.. au fil de mes pensées.. Sur mon petit rafiot.
A la coque polie par les flots.
Fidèle comme une ombre, ma silhouette est tantôt Rimbaud,
Rambo, Donald Duck, Lassie ou Pluto..
Les deux pieds dans mes chaussettes, en canard sur le plancher des vaches,
ou sur un étalon que je cravache,
La chenille sort de son cocon... 
Et mes maux deviennent alors papillons !
.
.

dimanche 19 avril 2015

JEU 4 :"L'individu est dans le pré" Texte 6



Je m’en suis extrait peu à peu... 
ce n’était pas une petite affaire !
 Aaah...! se sentir prendre enfin forme individuelle, 
hors de cette masse trop bien ficelée, 
trop bien tassée, étouffante...

N’avons-nous poussé dans ce champ de Nature 
que pour former un jour cet entassement impersonnel 
qui roule toujours tout entier dans le sens d’une pente ou d’une autre, 
collectivement, si collectivement...si facile à manœuvrer tout d'un bloc !

Allons, voyons maintenant si un autre, 
si un frère, si une sœur, ne veut pas lui aussi, elle aussi, 
s’extraire de cette masse étouffante 
et prendre forme individuelle à son tour...
Oh ! ça y est ! En me penchant bien, 
j’en aperçois un ou une qui semble chercher la sortie... 
Ho hé ! par ici...!
  
Amezeg
.


samedi 18 avril 2015

JEU 4 : "Pour ne pas finir sur la paille" Texte 5



Pour vivre il faut gagner son foin
Ne pas faire le mâle-hein!
Au roule-haut compresse-heures
Mourir au champ donne-heurts

 Livrer bataille
À force de travail
Être pousse-hier
Et finir en poussières...
.
.

mardi 14 avril 2015

JEU 4 : "Un soliste dans le pré" Texte 4



Pierre qui roule n’amasse pas mousse,
Pré fauché bientôt repousse,
Se succèdent les éons
Et puis les générations...

Feu de paille sur la terre,
Qui amasse pousse misère.
Souviens-toi : tu es poussière.
Le trésor est de lumière
Qui fait croître l’éternel
Et décroître le mortel.

Asservi à la matière,
Esclave des possessions,
Peux-tu tu aimer cette Pierre
Naissant de la réunion,
Du ciel épousant la terre,
En toi-même, fils du mystère ?

Amezeg
.


dimanche 12 avril 2015

JEU 4 : "Le temps s'est arrêté" - Texte 3


Le temps s'est arrêté
Plus de passé,
Plus de futur.
Seul l'instant présent est à vivre...

Tous les fardeaux s'en sont allés.
Les objectifs se sont évanouis.
Les habits sont tombés.
Les haines ancestrales ont disparu.

Le futur n'existe pas !
L'Ego vacille...
Son exigence de sécurité n'est plus de mise.
Plus de bagages à traîner!
Plus d'avenir à assurer...


Nu comme un ver,
Le cœur en bandoulière,
Les cinq sens en alerte,
En offrande à l'inconnu,
L'être humain continue son chemin
Sur cette nouvelle Terre lavée de ses expériences...
.
.

samedi 11 avril 2015

JEU 4 : "Quittance le prix de la libre-été" - Texte 2



Au jeu du quitte ou double
Je te quitte mon double
Qui te chair-ira pauvre kit?
De ton hypo-crise-gît, je t'acquitte!

Devenir l'ombre de moi-m'aime
Ce n'est pas un problème
Pour vivre dans l'allume-hier
Devenir un homme fier

Sentir la légère-été
Libre de mes pensées
Rejoindre le cercle des vainqueurs
En-tendre battre mon coeur
.
.