mercredi 12 février 2020

Gourmandise littéraire


Pour l'atelier 




Je viens de faire quelques achats en ville et je piétine sous la pluie
et sous un abribus tout en consultant mon portable.
Mazette ! Les mots proposés ce mois-ci par Annick 
ne sont pas faciles !
Un frisson me parcourt et je ne sais trop 
s'il est de froid, de plaisir ou d'angoisse...
Vais-je venir à bout de ce faramineux défi ?

Commençons par le début : 
se mettre à l'abri, trouver une chaise accueillante,
de préférence dans un endroit chaud et pas trop fréquenté.
Tiens, le salon de thé du coin de la rue fera parfaitement l'affaire.
Il n'y a presque personne à cette heure-là : c'est merveilleux !
 
Je m'assieds  derrière la grande plante verte et commande un café
et une pâtisserie appétissante arrosée de coulis de framboise...
Suspendre le temps un instant.
Déguster le moment.
Vertuchou ! Il n'est pas mauvais ce petit dessert...
A savourer avec parcimonie.  




Je tire de mon sac un carnet, un crayon...
je commence à écrire...
et voilà, que sans m'en rendre compte, 
avant la dernière bouchée,
j'ai déjà terminé !

Petit frisson de satisfaction... :-)
 .
La Licorne

Il fallait placer les mots suivants :


1 faramineux
2 coulis
3 parcimonie
4 pluie
5 chaise
6 suspendre
7 piétiner
8 achat
9 merveilleux
10 plante
11 mazette
12 vertuchou

et le 13ème pour le thème : frisson





mardi 11 février 2020

"Agenda ironique : "Faille temporelle et nombre récurrent"




Pour l'Agenda ironique de février
chez Jacou





1515, c'est Marignan ?

Oui, mais pas seulement...
Le 15 mars 1515,
c'est aussi la naissance d'une sainte...
la naissance de Sainte Thérèse d'Avila.

Teresa, 
fille de Don Alonso Sanchez de Cepeda, 
naquit en effet, il y a 5 siècles et 5 ans, 
au sud de la vieille Castille.

La date de son arrivée au monde 
est facile à mémoriser, 
vous en conviendrez...
Celle de sa mort le sera un peu moins. 
Vous allez comprendre pourquoi.
 



Elle mourut le soir du 4 octobre 1582.
C'est-à-dire le dernier jour du calendrier julien.
On l'enterra le lendemain, soit le 15 octobre, 
le premier jour du calendrier grégorien...

Entre les deux,
un gouffre, un vide...une faille...
10 jours perdus dans les couloirs du temps...





Mais que fit Sainte Thérèse durant ces 10 jours 
qui lui furent volés, 
entre sa mort et son enterrement ?

On raconte qu'au moment où elle rendit l'âme, 
une douce colombe sortit de sa bouche...
On dit aussi que juste à côté de son couvent, 
un vieil arbre tout sec 
se mit subitement à reverdir et à refleurir...


On raconte bien des choses...
et on invoque bien des miracles...
mais moi, je crois que pendant ces 11 jours, 
qui n'en faisaient finalement qu'un...
elle  s'en fut tout simplement, avec ravissement 
et dans une extase bien supérieure 
à toutes celles qu'elle connut de son vivant, 
vers le pays inconnu où les jours
ne se comptent plus,
où les heures et les secondes 
ne s'écoulent plus...
et où l'on peut enfin, 
oublier tous les calendriers, 
qu'ils soient juliens ou grégoriens...
oublier les rois et les papes,
qu'ils se nomment
Grégoire XIII, Philippe II
François 1er ou Henri IV,
oublier les peines et les angoisses
et contempler enfin l'éternité
tout en chantant 
la joie d'être au paradis...


Oui, ce soir-là, sans mystère,
elle s'envola définitivement





Toujours est-il que c'est tout de même 
à cette improbable anomalie temporelle
et à la fameuse bulle
"Inter gravissimus"
de son souverain pontife
que Thérèse, née le 15 mars 1515,
dut d'être enterrée le 15...et non le 5...






Où est la  légende,
 où est la vérité ?

A vous de démêler les faits...
;-)

Cependant, certains m'ont rapporté que, 
sur sa tombe, on aurait gravé
ces quatre quatrains
tétrasyllabiques :

Je suis Thérèse...
Dieu, me voilà
Je suis Thérèse
D'Avila

Ma vie d'ascèse
Se termina
 Sous Grégoire Treize
 Un jour de froid

Moi, fille Sanchez
De Cepeda
Ne vous déplaise
On m'enterra

(Belle parenthèse)
Le Quinze du mois...
J'en suis bien aise,
Le Quinze me va !
.




Remarquez au passage
que cela fait (si l'on admet
que dans le premier quatrain
deux vers sont identiques)
précisément quinze vers ! ;-)

On n'échappe pas à son destin !


La Licorne

.



La consigne de Jacou  était de répondre à la question :


MAIS, OÙ DONC SONT PASSÉS CES DIX JOURS ?
(escamotés lors du réajustement calendaire)


Avec, en plus, quatre contraintes:

– Placer dans votre texte, au choix  : 
Henri IV, les quatre mousquetaires, 
les quatre filles du docteur March, 
le lac des Quatre Cantons,


Ne pas dépasser 29 phrases.

– Insérer un quatrain.

Saupoudrer de quelques mots comportant le suffixe tétra.
.






lundi 10 février 2020

JEU 54 : Essais




Divertissement oblige, impossible d’y échapper,
Le dictionnaire devint mon livre de chevet.
Apprendre sans repos ni répit
En français, les mots ainsi:
Pas l’intégralité, mais en sélectionner
Certains, ne comportant point la  voyelle proscrite,
Entre les consonnes T et V, coincée.
Imaginez donc le travail de titan,
Ce pari à moi-même imposant.
Posséder termes en nombre inimaginable,
Aligner et trier infinis vocables,
Les envoyer de mon encéphale à ma réflexion écrivaine
Mots de tête et en casse-tête,
Craindre la méningite,
Irritations des poils de ma boite crânienne.
Invention de paraphrases, métaphores,
Le moindre verbe, impossible à décliner en totales manières
Avec certaines personnes, ni s’adresser à ces dernières.
Écrire, poser interrogations, sibyllin jargon français,.
En méandres orbitales, transposé.
Craignant totales incompréhensions,
Clairvoyances malmenées,
Je clos cette diatribe,
Essai sinon transformé,
Tentative néanmoins expérimentée.
À Dame Licorne, rapport envoyé,
En ce dimanche ratatam*, 
en l’an 2020, mois de février.

* J’ai compté: am stram gram pic et pic et colégram, 
bour et bour et ratatam




JEU 54 : Les métamorphoses





La main tremblante, abandonnant sa révolte, 
Pierre frôle Sara.
Il se penche et parle. La regarde.
Les distances faiblissent.
Il lit les espaces entre les lignes,
cette transparence des sens éveillés,
le partage des corps allongés dans l’ombre.
Contre elle, Pierre entre en elle.
Le langage des métamorphoses chasse alors
la désolation et les déserts,
absorbe le limon et la glaise, éloigne les tempêtes.
Attendri, il la revêt de rêves, réinvente les ciels immortels.
La contemple, épris.
Terre franche, tantôt visible, tantôt invisible.
Expressive.
Attisé par les arrondis clairs de la chair,
dans les corps déployés, brassés, associés, gestes animés,
le désir enfle ; il libère la sève.
Le regard ample, il embrasse ses lèvres. 
La regarde.

jeudi 6 février 2020

JEU 54 : Métamorphose



Métamorphose




Ce matin, dans son cocon
Enfermée elle se protège
Des êtres malfaisants


Ce midi, de ce cocon
Fragile, des ailes de neige
Elle déploie discrètement


Ce soir, fini le cocon
Elle sort de ce piège
S’envole vers son océan


Maintenant, loin du cocon
Elle pense à ce privilège
D’être en vie pleinement.





lundi 3 février 2020

JEU 54 : Les misérables






Agis !

Les misérables vont et viennent
Ici, maintenant
Cachant des sanglots secs, des crachats
Et la faim indécente se mêlant à la crasse
Impose le silence à nos trop vaines larmes


Par centaines, par milliers même, les voilà
Arpentant les trottoirs, avides de regards, 
de bienveillance, de charité
Se tenant droits malgré la faim oppressante
Avançant
Cherchant la vérité de la condition terrestre, là, 
dans nos vies de parias immobiles,
Offrant à notre abondance, 
l’espoir incomplet des galères à venir, 
des chagrins à bannir


Silence
Je crois saisir 
le son de l’ambiance pesante 
de nos inactions


Les misérables jaillissent et crient, 
c’est bien cela
Ils sortent, avancent, vivent
Osant l’effroi direct de la perte
Dans la faim et le froid
Faisant trembler la masse
Par milliers
Mêlés et enchainés 
à la crainte de nos appels déjà taris

Silence

Par pitié
Entends l’absence de don jaillir à l’infini
Est-ce la danse finale des passagers blessés
Se noyant dans les rêves de notre Charité ?

Silence, on broie
La vie s’en va…

Ne te laisse pas faire 
par les ragots acides des médias 
te demandant l’immobilité 
et la paresse
Ose
Prie
Fonce
Lève-toi
Aide

Evade-toi
Observe l’horizon
Rien n’est immobile dans tes prières
Crois-moi
N’attends pas
Agis !




samedi 1 février 2020

JEU 54 : Lipogramme en...U



Pour le mois qui vient,
je vous propose d'écrire
un lipogramme , c'est-à-dire un texte
dans lequel vous aurez supprimé
une lettre de l'alphabet.

La lettre interdite sera la lettre
U.




De plus, le titre du texte sera imposé...
vous le choisirez obligatoirement
parmi les titres suivants :


"L'idiot"
"L'étranger"
"Essais"
"La métamorphose"
"Le vieil homme et la mer"
"Les misérables"
 "Les grandes espérances"


.
Une idée ?
Deux idées...?
Plein d'idées ?

Allez,
c'est parti !



LE TEMPS QUI PASSE–A vos plumes chez Arlette | Mandrine6's ...


Euh...pardon...à vos crayons...
voulais-je dire...:-)


 Envoi à undeuxtrois4@orange.fr
avant le 21 du mois.
.
La Licorne
.






La lecture d''autres lipogrammes vous inspirerait ?
Allez chercher dans les archives du blog
ICI
.

Nous avons déjà testé les lipogrammes
en "I", en "O" et en "L"...
 .






samedi 25 janvier 2020

Comptine


Pour l'atelier d'écriture






Publicité - téléphone - phonétique - tic et tac - t'as qu'à voir - avoir un grain - gringalet - lait de vache - vachement con - comparaison - raison garder - délirant - rentrer tard - tartelette - étoilé - les griottes - autrement - mandature - turbulence - lancinante - nantissement - mentionner - nénuphar - farine blanche - enchaîner - néanmoins - moins d'impôts - potiron - ronds de jambe - jambes à son cou - couche culotte - ôte-toi d'là - lamentable - table de deux - deux mille cent - sans séquelles - quel vacarme - armistice - islandais - descendu - duodénum - homo sapiens - pince de crabe - abstrus, abstrait...abscons - convalescence - sensitif - typhoïde - identique - tic nerveux - veuve de guerre - guerre de Troie - trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats, chats, chats...

La Licorne




Il fallait placer les mots suivants :


1 grain
2 téléphone
3 turbulence
4 couche
5 farine
6 publicité
7 abstrus
8 griotte
9 vacarme
10 rentrer
11 comparaison
12 étoile

et le 13ème : convalescence








mercredi 22 janvier 2020

Merci !




Voilà une année qui commence bien !

Pas de syndrôme de la page blanche,
ni de  peur bleue de ne pas y arriver...
vous avez vaillamment relevé ce défi rimbaldien
et produit de superbes poèmes arc-en-ciel
sans lâcher le fil rouge de la consigne...

Alors, bravo à tous et surtout 

MERCI
 .

La Licorne
.



lundi 20 janvier 2020

JEU 53 : Sans nom





Dans l’infini rougeoyant de mes larmes
Une étoile scintille d’un vert chatoyant
Tel l’œil d’un félin aux aguets
Au creux d’une nuit sournoise


Cet infime éclat émeraude orné de parme
Dévoile un mal sans nom brûlant
Chaque recoin d’une mer sans reflets
Au cœur de mon âme turquoise


Sur un navire en bois de charme
Un homme sème pourtant
Sur l’île de mon cœur des bleuets
Pour chasser ces flammes narquoises




samedi 18 janvier 2020

JEU 53 : Infinis fragiles








Faut-il atteindre l’indigo
Des jours de pluie
Et la lumière des nuits sans étoiles
Pour parler de mémoire
Ces infinis fragiles
Des hommes qui affrontent le noir
Et se retiennent de tomber
Là où la mer tresse les souvenirs

Comme on s’amarre malgré la rouille
Aux vagues bleues du souffle majeur
J’entends battre en nous
Le bruit sourd
Du manque et de la douleur
 .

.





JEU 53 : L'étoile dans le ciel vert









Soir après soir les jours se taisent,
Chaque matin la nuit éteint
Le grand tohubohu bleu d’hier.

L’étoile s’isole dans le ciel vert
Et chacun vaque à son chemin
Où sont les cris et les colères ?

Printemps tardif, automne mauve,
Où va l’ami, passé la porte ?
Comment savoir ce qu’on oublie ?

Qui de la vague ou de la houle ?
Qui de la poule ou de l’oeuf ?
Comment dire ce qu’on ne sait pas ?

Questions infinies et idiotes
Chaque matin la nuit éteint
Le grand tohubohu bleu d’hier.

Où vont les cris et les colères ?
Passent l’été rouge et l’hiver,
Soir après soir les jours se taisent.
.
.





mardi 14 janvier 2020

JEU 53: Quoi qu'on y fasse et quoi qu'on dise







Quoi qu’on y fasse et quoi qu’on dise
elle survivra à nos bêtises.
Elle qui ? Elle, notre petite terre

Improbable et rose et bleue
qui tourbillonnera aussi bien sans nous
dans le tourbillon des étoiles

Rouliroulant dans la grande mer du ciel
verte la mer, orange le ciel –
Tout comme nous tournons ici bas

Engoncés dans notre infinie bêtise
– bêtise sans goût ni couleur
mais pas moins fière d’elle et de nous –

Alors, pour cette année bissextile
souhaitons-lui 366 révolutions !
.





mardi 7 janvier 2020

JEU 53 : En mer





Dans la nuit infinie parsemée d'étoiles
Un homme perdu sur une mer d'opale
Egrène les images en noir et blanc
Qui faisaient battre son coeur d'enfant

Les vagues qui frôlent sa barque grise
Le font dériver à leur guise,
Et le bercent tout doucement...
Comme sa mère il y a si longtemps

Et la lune là-bas triomphante
Lui murmure la chanson lente
Et douce et sans fin
Du temps qui jamais ne revient...
.
La Licorne





lundi 6 janvier 2020

JEU 53 : Escale aux Caraïbes





Le bleu des mers du Sud
se noie dans le noir infini
de la nuit en mer des Caraïbes
Sous les rayons de pleine lune
« L'étoile de l'homme » luit
C'est son étoile, son gagne pain
qui l'emmène tous les jours à la pêche
toute repeinte de tons fleuris
en violet et en vert, oiseau de paradis
pour attirer chance et fortune
comme les anciens l'ont prédit
Elle danse en rythme sur la vague
frêle youyou, précieuse barque
attendant que son marin s'embarque
pour la pêche de nuit




samedi 4 janvier 2020

JEU 53 : Un instant






Dans l'azur de tes yeux
Une étoile qui brille

Dans le gris de la vie
Le rire d'une petite fille

Dans le sable blond de la mer
Un homme en espadrilles

Dans l'or d'un seul instant
L'infini qui pétille


La Licorne





jeudi 2 janvier 2020

JEU 53 : Toi en quatre couleurs



Toi en quatre couleurs








Bleu comme le ciel où tu brilles désormais comme une étoile
Bleu comme le ciel du Maroc, lieu de nos dernières vacances ensemble
Bleu comme tes yeux qui éclairaient ton visage en sourire
Bleu comme tes regards qui me faisaient belle et intelligente

Orange comme ma couleur préférée que tu avais fait tienne
Comme tous les endroits de notre appartement que tu pouvais peindre
En orange et qui nous faisait nous sentir chez nous, infini ensemble
Orange de notre premier et dernier vrai appartement choisi et fixe

Blanc comme le sommet des vagues de l'Océan Atlantique,
Mer et désert au Sud du Maroc, notre dernier voyage ensemble
Blanc comme la robe de mariée que je pouvais enfin remettre
Blanc comme nos deux peaux qui se touchaient encore et encore

Noir comme la vie sans toi, corps et âme, toi, mon ami et mon homme
Noir comme la nuit où je ne trouves plus ton ventre qui soulage
Mes douleurs, noir comme parler de toi au passé, noir comme les larmes
Qui débordent d'un puits sans fond de ta présente et future absence.


 

JEU 53 : Amours riment avec le plus beau des jours







Emmêlés et nuageux, tes cheveux, un baiser fiévreux, y glisse.
Perçoit ton impatience, o’ mon ombrageuse amie.
Il est des jours de tendres pluies, ta peau, endormie, me câline .
Écrin de sage passion, aube de timides caresses, éclosion de  furtives embrassades.
Effleurer une courbe rosie, mes yeux osent tout, ma main attendrie, ne le tente.
Instants promesses, liens dénoués, hommages à ta lumineuse beauté,
Vers toi, à jamais ma mie, un jour déflorée, pensées et baisers rouge passion.
Favoris grisonnants, perruque blanc cassé, tenue du matin froissée,
étoiles d’or, broderie délavée,
Satin élimé, de couleur puce, d’antan , gris sale devenu.
Mon amour rauque, souffle et m’incline, au delà de  l’infinie éternité.
Du haut de ces escaliers familiers, te vénérer, chaque moment voudrait,
Un dernier regard énamouré, confusions de sentiments,
Pantin d’homme désarticulé, d’amour, consumé,
Pensées englouties, houle sombre, mer inconnue, je me débats,
Chute fatale ai fait.
Adieu, mon amante de papier.
.



mercredi 1 janvier 2020

JEU 53 : Poème en couleurs







L'étoile a pleuré rose au coeur de tes oreilles,
L'
infini roulé blanc de ta nuque à tes reins ;
La
mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles
Et l'
Homme saigné noir à ton flanc souverain.

Arthur Rimbaud 
.




Pour ce mois de janvier,
en prévision d'une année "haute en couleurs",
je vous propose d'écrire un poème, 
qui comportera entre quatre à seize vers
et dans lequel, à l'exemple de Rimbaud,
 vous insérerez, justement, quatre couleurs.

La deuxième contrainte sera d'utiliser,
comme lui, les quatre mots suivants :
 étoile, infini, mer, homme.


Bonne inspiration !
(et bon début d'année)


Envoi à
undeuxtrois4@orange.fr
avant le 21 janvier 2020
 .
La Licorne 
.