lundi 18 mai 2020

JEU 57 : Après la pluie


En quarante mots...




Quarante jours qu’il pleut
sur le renard et le corbeau.
Ça s’arrête ?
Là-haut, monte une lune crémeuse.
Du bec du piaf tombe une graine lançant un surgeon,
racines fouillant l’humus
et branches montant au ciel.
Tout est à refaire.
.
.


L’écrivain est juste derrière le corbeau et le renard, 
qui chantent, enroués : 
Si tu espères l’arc en ciel, tu dois accepter la pluie, 
en essayant d’imiter Annette Hanshaw.
.



samedi 16 mai 2020

JEU 57 : Après...

 
En quarante mots...




APRES...
On ne se prendra plus la tête 
avec de faux problèmes...

APRES....
On savourera, façon Delerm,
les plaisirs bohême...
On bénira même....
les petits matins blêmes

APRES...
On ira se jeter dans les bras
de ceux qu'on aime !
.

La Licorne
.



jeudi 7 mai 2020

Seconde naissance

Pour l'Atelier "Treize à la douzaine"





Il faut bien admettre, 
si l'on passe en revue les trente dernières  années, 
qu'au fil du temps, la ferveur des débuts s'est émoussée. 
Le temps des cerises est passé. Nos cheveux ont blanchi...
La gloriette où nous nous retrouvions, tout émus et amoureux, 
n'est plus qu'un tas de ferraille un peu rouillé. 
Le grand tilleul qui nous offrait son ombre a disparu. 
La vasque de la fontaine voisine est envahie par l'herbe et la mousse...
et nous voilà penauds, au milieu de ce parc 
où nous avons tant de souvenirs... 
évoquant nos amours délavées, nos tendresses envolées 
et puis, malgré tout, comme un accord secret, 
comme une folle évidence, cette envie de reconstruire.
.
La Licorne
.






Il fallait placer les mots suivants :

1 fil
2 admettre
3 ferveur
4 revue
5 gloriette
6 herbe
7 cerise
8 trente
9 ferraille
10 penaud
11 vasque
12 reconstruire

Et le 13ème pour le thème :  naissance




lundi 4 mai 2020

JEU 57 : Trois mai 2020


En quarante vers...





Quand aura disparu ce qui les aliène
Un instinct grégaire les repoussera dans l'arène
Alors ils reprendront les voitures qui les enchaînent
Refusant de prendre le risque des  rames métropolitaines
Avec eux vont revenir les bouchons... de haine
N'oublions pas la pollution qu'ils amènent
Transports individuels les favorisent, phénomène
Antagoniste de leur discours sur le nucléaire et les allergènes
Il prône l'être ensemble mais ne ramasse pas celle qui gêne
Ne  voyant ou ne voyant pas voir leur riveraine
En souffrance sur le trottoir, parce qu'elle se démène

C'est en lisant Roland Barthes[1] qu'elle tente de comprendre
Instant par instant, les tourments qui la traversent
Nommant son mari défunt, Joan Didion[2] parle du sien
Quel travail le deuil: le même mot que pour l'accouchement
Un travail rendu plus pénible par les autres
Avec lui et sans lui, l'inverse de "La femme d'à côté[3]"
Nous avancions et j'avance toujours à perdre haleine
Tentant de garder l'équilibre malgré les malaises
Anonnant des prières, Nerval et La Fontaine
Inspirant, expirant, elle oublie le spleen
Narré par Baudelaire mais la noirceur des polars
Et les catalogues d'art écartèlent son âme en peine

Que m'importe la quarantaine
Un deuil m'a déjà confiné
A moi les bus et les trams
Rituel des âmes en peine
Avec un journal, sauver la presse
Noyée dans la musique
Tenter d'oublier la peur
Avec leurs voitures individuelles
Ils se croient forts et invincibles
Narguant leurs collègues métropolitains
En oubliant déjà la quarantaine

Trois petits tours
Mai ...s ne s'en vont pas
Deux amants
Mille caresses
Vingt-cinq ans de vie commune
Et la mort et la tristesse


[






vendredi 1 mai 2020

JEU 57 : Quarantaine


Défi du mois de mai




"On aurait dû se douter, 
dans cette année en forme de "double vingt"
qu'on allait se retrouver en quarantaine ! "

La phrase n'est pas de moi, 
je l'ai lue récemment sur internet,
et elle m'a fait sourire... 

Ce mois-ci, je vous propose donc 
un défi spécial "quarantaine"...

 
 Voilà ce qui vous attend :


Vous devrez écrire en 40 lettres,
40 mots, 40 vers...ou 40 phrases
(au choix)
un texte qui décrira
le "nouveau monde"
de l'après-quarantaine...

Quel monde imaginez-vous ?
Meilleur ou pire ?
Quelles sont les erreurs ou les dérives 
que vous voudriez voir disparaître ? 
Quel monde
souhaiteriez vous voir naître ?

Monde "réaliste" 
ou monde "fantasmé"...
à vous de voir...
l'essentiel étant de nous faire 
sourire, trembler...ou rêver !

Dernière contrainte :
Vous devrez placer
le nom d'un ou plusieurs écrivains connus.

Je vous ai tout dit...
A vous maintenant !
(et tournez bien quarante fois votre stylo
dans votre main avant de démarrer... ;-)

Envoi à undeuxtrois4@orange.fr
avant le 21 mai 2020
.

La Licorne
.



lundi 27 avril 2020

Quotidien


Pour l'Atelier "Treize à la douzaine"




Une touche de couleur sur ma table :
Quelques jonquilles dans un vase...
Le soleil brille, c'est incroyable !
J'écoute une chanson de Zaz
Et c'est comme une respiration
Qui me permet de rester
Sans trop de contestation
Encore un peu confinée...

Trente jours que je suis dans ma cage
Je crois que je vais entreprendre
Quelques travaux de jardinage
La terre dort depuis septembre
Le ciel laisse leur part aux nuages
Le tapis brun verdit, fleurit
J'oublie tous les sots bavardages
De la télé qui dit et redit
Reprenant les mêmes reportages
Du lundi au samedi...

Un peu d'herbe et quelques fleurs :
Iris, tulipes, primevères
Suffisent à mon bonheur.
Laissons là peur et colère...
La nature chante à mon coeur
Le plus merveilleux des airs.
Après ma virée d'une heure,
Je relirai "L'oiseau" de Prévert.

La Licorne 
. 




Il fallait placer les 12 mots suivants :

1 virée
2 sot
4 colère
5 couleur
6 vase
7 respiration
8 part
9 brun
10 touche
11 entreprendre
12 jonquille

  et le 13ème pour le thème :  quotidien



jeudi 23 avril 2020

AI et JEU 56 : Contes confinés (jeu de l'oie)



1

Au début, ils sont deux qui se rencontrent.
"Bonjour, dit-l'un. - Comment vas-tu, répond  l'autre, qu'accompagne Pataud le chien ; veux tu savoir mon histoire ?"
2
...Dans la forêt, des brigands m'ont arrêté, l'arme à la main.
- Et que t'ont-ils volé, demande Casimir qui fait mine, poli, d'écouter l'importun tandis qu'il se remémore son histoire à lui ?
3
- Fichtre, rien du tout, qu'ils m'ont volé ! Gare à celui qui me cherche noise, moi qui sait le secret de la botte du chevalier de Riboulaine, je lui trouerai la bedaine, faridon faridondaine, je lui percerai l'bidon, faridondaine faridon !"
12
Youpi ! encore un coup de faux et nous verrons le bout de la récolte ! braille en postillonnant l'homme au chapeau (le champ, les maisons, les chapeaux et les faux lui appartiennent : il s'en vante volontiers).
Zou, tu ne crois pas si bien dire", songe celle qui achève toute histoire.

Règle du jeu de l'oie de la ronde des contes d'avril :




1
prendre un ou deux dés

2
les lancer, et se rendre à la case indiquée.

3
Là, regarder l'image, lire, imaginer ce qui se passe entre deux cases.

4
Suivre les instructions indiquées en dessous s'il y en a, et relancer les dés...

5
et recommencer

6
Comment on gagne ? Disons, quand on a trouvé les quatre mots giboulée, zébu, cognassier et riboulaine.

7
On peut aussi faire autant de tours qu'on veut, ou s'arrêter à tout moment.

8
On peut bien sûr lire dans l'ordre, tout simplement.

9
Bref, on fait comme on veut.


10
bien sûr, on peut jouer à un, deux, et plus.
4
Heureux celui qui a un jardin autour de sa maison, il peut faire un tour sans avoir à craindre le vaste monde.
Ignorant du monde, il lui suffit d'une tulipe, d'un plant de patate, d'un fruit du cognassier ou d'une grappe de tomate et le voilà heureux, ignorant de quels lointains confins du globe viennent patate, tomate, cognassier et tulipe !
(faut faire un double six pour sortir du jardin de l'ignorance)
11
Xavier, agad' comme il glisse le Monsieur s'ébaubit le gamin en hélant son copain, quel dommage que Léonie ne soit pas là pour voir ça !
Youhouuuu, en effet, Monsieur Casimir glisse sur la glace avec grâce, science qu'il a acquise des Algonquins (avant qu'hélas elle ne casse, la glace, crac et plouf...quel dommage que Léonie ne soit pas là pour voir ça).

(le temps de sortir Casimir et de le sécher, passe un tour)
5
"J'ai fait deux fois les deux Amériques, visité les plus grandes capitales, traversé les sept mers et même campé une nuit entière dans les Monts d'Arrée et j'ai jamais vu ça !
Keskézon, ces bestioles, lézards, tortues, vipères et dieu sait quoi d'autre encore tapies dans l'ombre de la grotte, à bondir sur l'innocent voyageur, z'ont vu le Diab' ?" Léonie, commodément vêtue pour le voyage des vêtements qu'elle a emprunté à l'auberge, s'inquiète donc : la nature est devenue folle, ou bien quoi ?
10
Vois-tu sous ce vaisseau qui vogue sur les vagues, la large baleine qui roule dans la houle, et comme les marins qui entourent Léonie sur le pont du navire craignent plus les éclairs qui s'allument là-haut dans le ciel tout nué de giboulée que le dos de la baleine qui bientôt  les enverra tous rouler dans l'eau ?
(si tu la vois pas, la baleine, lance le dé et recule d'autant de cases)
6
Maillots, bateau et bords de rivière, souvenirs du temps joli où l'on s'baignait avecque les copains sans rien craindre ni attendre.
Nus jusqu'à la ceinture et en dessous (juste un caleçon), riant comme des niais, on ne doutait de rien, vraiment on ne se doutait de rien, songe Xavier.
9
Thérèse, acagnardée dans le meilleur fauteuil du grand salon, tricote de la pointe de l'aiguille, en s'appliquant, la mappemonde des lieux ousqu'elle s'est rendue, en vrai comme en imagination.
Une fois (pour de bon ou est-ce en rêve ?), elle a même vu un bel ours polaire blanc comme lait, et une autre fois, la drôle de bobine d'une grosse bête noire et cornue qu'on dit zébu.
8
"Quoi qu'il neige ou qu'il vente, laboure ton champs sillon après sillon, grommelait le vieux paysan.
-Rigole toujours, tu riras moins demain quand j'aurai bouffé ton foin", peste le cheval entre son mors. Son rêve à lui, c'était de visiter le monde, pas de tirer des lignes entre quatre haies et l'écurie.
pour la peine, passe trois tours, le temps de finir les sillons)
7
Onésime paresse au bord de l'eau (harassé de marcher entre pluie et soleil), et paressant, il voit une dame ailée perchée sur une giboulée, qui lui crie :
"Paresseux, presse-toi où tu vas perdre le fil et jamais tu ne finiras ton tour du monde à temps - et que dira Thérèse ?!"


Création ludico-alphabétique
de Carnets paresseux
.




   

mercredi 22 avril 2020

Agenda ironique : "Laine et ribouldingue"

 
 
 



 
Heureux qui comme Clovis
Prend le large et puis glisse
Vers les îles lointaines...
Vive la riboulaine !

Il part pour une année
Tout en laissant Margot
Le grillon du foyer
L'épouse de matelot

S'occuper sans relâche
De ses travaux d'aiguille
Et de toutes les tâches
Qu'on confie-t-aux jeunes filles




Papa vogue et maman coud
Maman pique et papa rêve
Mais douze mois c'est beaucoup
Même pour Adam et Eve...

Les îles de Tahiti
Ne sont que paradis
Pensait notre héros
Encore un peu jeunot

Sur ces îles de douceur
Le bel aventurier
Par des crapules sans coeur
Un jour fut dépouillé




Et d'un coup il se dit
Qu'il était temps pour lui
De reprendre le bateau
De revoir sa Margot

Il débarqua dix mois
Après son grand départ
Fébrile et plein d'émoi
Le coeur en étendard

Doucement et sans bruit
Il entra dans la chambre
De sa belle aux yeux d'ambre
Encore tout endormie




"Mais qu'est-ce au pied du lit ?
Un marmot, un bambin ?!
Diantre, il est trop petit
Pour que ce soit le mien !

Je connais ces oreilles...
Cette blondeur sans pareille
C'est celle de mon voisin
La canaille, le gredin !"

Clovis prend son épée
Pour provoquer en duel
Le traître qui a osé
Dévergonder sa belle...




Hélas, il est meilleur
Sur la mer qu'au combat
Il ne faut qu'un quart d'heure
Pour qu'il passe à trépas.

Cette histoire, mes amis
Se termine tristement
Et cette tragédie
Ne plaira qu'aux amants

Pourtant j'aime sa morale
Qui sonne modernement :
"Ne te fais pas la malle...
Respecte le confinement !"
.

La Licorne
.



Règle du jeu : 

Il fallait choisir trois images, ou plus, 
parmi celles proposées par Carnets paresseux, 
les ranger dans l'ordre qu'on voulait 
et puis raconter l'histoire qu'elles nous évoquaient....

Il y avait 4 mots plus ou moins imposés,
je n'en ai gardé qu'un, le plus mystérieux : 
"riboulaine"...

Mais j'ai veillé à glisser dans mon texte, 
comme demandé :
un soupçon de temps qui passe 
et une pointe d’ironie...;-)
. 






dimanche 5 avril 2020

JEU 56 : Résurgence (2)





Perplexité des jeunes  filles
Que voulait-il donc prouver ?
Risqué, cher Casanova.
Si seulement, tu n'avais  fait abstinence depuis si longtemps,
Tu serais en forme, prompt à les contenter.
Usant ses dernières forces
Vainement, il en appela à son imagination.
Westminster,  son abbesse, offrant, dressées, deux belles poires, fruits mûrs qu'il avait goûtés.
X fois, il eut beau  se les remémorer.
Y'avait rien à faire, pourtant il ne voulut renoncer.
Zélé, il offrit aux demoiselles le récit de ses exploits.
.
.

jeudi 2 avril 2020

JEU 56 : Résurgence (1)






Ainsi elles accoururent du monde entier,
Belles à se damner.
Casanova n'en croyait pas ses yeux.
Dans cette lointaine retraite,
Écarté du monde,
Fatigué et misérable.
Gracieuses créatures, endiablées,
Hommage se crut-il obligé de leur rendre.
Il en appela à sa vie passée
Jeunesse folle de fringant amoureux,
Kermesses voluptueuses
Libertin de l'amour défendu
Maître dans l'art de séduire,
Notre séducteur appointé
Osa.
.
Jacou
.


mardi 24 mars 2020

JEU 56 : Deuil et confinement (de N à Z)





Ne sortez pas, je suis dehors et j'ai remarqué qu'
On a peur du deuil des autres, ne dites pas non
Parce que j'ai été de l'autre côté, parce
Que mon deuil même me fait peur, être seule
Rester sur cette terre sans toi, que je vois
Souvent te tendre vers moi, ardent et
Tendre mais jamais mort, pas de répit
Un confinement dans la solitude et l'absence.
Veuve confinée recherche lecteurs pour ses livres.
Wagon  et locomotives attendent ton arrivée, heureu-
X, nous montons dans l'Orient-Express, il n'
Y a que nous, tu souris sur les photos
Zut, voilà un contrôleur, embrasse-moi quand même!
 .
.

lundi 23 mars 2020

La voix du silence


Pour l'atelier d'écriture


 
Vingtième jour de confinement :
Je vais devenir chèvre !
J'ai nettoyé le garage de fond en comble, j'ai vidé le grenier...
j'ai coupé des bûches pour six mois...
j'ai planté cinquante bulbes de tulipe dans le jardinet derrière la maison
et après, j'ai lavé méticuleusement tout le service en céramique ! 
Mais depuis deux jours : plus rien à faire.
Je tourne en rond dans mon salon...
Je tourne et je piétine, comme un cheval de cirque...
je rue d'ennui...
et je commence à développer une aversion profonde
pour tous les programmes télé ringards
qui vous présentent en boucle des mots croisés insipides
et des chansons plus périmées que le gel hydroalcoolique du H1N1.

J'ouvre la fenêtre.
Le chant des oiseaux transperce le silence du matin. 
(voilà un concert qu'aucun producteur vénal ne cherchera à monnayer...)
L'air est frais et tonique.
Les arbres semblent respirer plus large et le soleil briller plus fort.

Mon coeur s'emplit d'une sorte de bien-être paisible.
Je reste là longtemps...
Et bientôt, dans le murmure de la brise de printemps,
pour la première fois, j'entends leurs voix.
La voix futée des arbres oiselés qui me susurre : 
"Ce n'est pas la peine de te lamenter ! 
Laisse ta caricature de vie et viens nous rejoindre...
nous, on vit comme ça toute l'année...
Sans bouger, sans travail...sans distraction...et...
tu sais quoi ?
On est heureux !"

La Licorne




Il fallait placer les mots suivants :

1 tulipe
2 vider
3 garage
4 aversion
5 céramique
6  cirque
7 bûche
8  après
9  peine
10  vénal
11  service
12  chèvre

et le 13 ème pour le thème : caricature
 

dimanche 22 mars 2020

JEU 56 : Deuil et confinement (de A à M)







Avec toi, j'oubliais un peu mes angoisses.
Ballottée à nouveau, faire le deuil de toi me laisse
Confinée dans ton absence, si bien que les circonstances
D'aujourd'hui me paraissent dérisoires, comme
Extérieures à cette prison de chagrin
Fermée à tous ceux qui ne m'aiment pas aussi
Généreusement que toi, mon lecteur, ami, amant, famille
Habitée littéralement par toi, les paysages
Irradiaient notre amour; aujourd'hui
Je suis jalouse de ces couples que je vois
Kiffe ta life, toi qui es en couple, tu as de
La chance d'être deux, en colère quand je la vois
Mal utilisée; deuil et confinement...


Laura


 


samedi 21 mars 2020

JEU 56 : Le confinement...de A à Z


Merci pour vos participations du mois de mars ! 

 A situation exceptionnelle, 
règles exceptionnelles :
Pour une fois, 
je vous donne le sujet d'avril
"en avance"...
(et vous pouvez envoyer 
vos créations dès maintenant)





Le coronavirus fait des ravages...
et nous voilà tous confinés !
Comment le vivons-nous ?
Qu'est-ce que cela change dans notre vie ?

Je vous invite à vous exprimer sur le sujet...
du "confinement", avec une contrainte :
La première phrase doit commencer par un A, 
la deuxième par un B, la troisième par un C...etc.
dans l'ordre de l'alphabet.
(mais vous avez le droit, 
 - si vous arrivez jusque-là -
 de "sauter" les WXYZ...et le K)

OK ?

Contre la peur, et contre la solitude,
les mots sont aussi des armes puissantes...

Alors, utilisons-les !

Envoi à undeuxtrois4@orange.fr
avant le 21 avril 2020.

En attendant, 
bon courage à tou(te)s !
je vous espère en forme 
et je vous embrasse...
virtuellement, bien sûr !
.
La Licorne
. 



Attention : 
 
Cette "règle de l'alphabet" est subtile :
ce n'est pas vraiment un acrostiche
- même s'ils sont autorisés -), 
car c'est la phrase et non la ligne
qui doit débuter par la lettre de l'alphabet.
Le texte n'est donc pas forcément écrit à la verticale...


Exemple : 
A midi ? Bien sûr ! C'est une bonne idée...D'habitude,
on se retrouve au restaurant du coin...Entre amis...
Finies les sorties, mais on peut encore se téléphoner !
.






dimanche 8 mars 2020

Le prix des choses


 
Atelier chez Lilousoleil:
"Lettres pour un mot mystère"

E E I O U U D L Q R

10 lettres (adj)
manière de peindre en miniature, 
au XVIIIe siècle.


rappel des règles : 
Utiliser les lettres du mot mystère 
pour construire des mots  de cinq lettres au moins,
que l'on introduit  dans un texte de votre choix 
ou cerise sur le gâteau
dans un texte en rapport avec le mot trouvé.
.

J'ai trouvé :
ELUDORIQUE 
.

Et voici mon texte :





Armé d'une lourde loupe,
l'expert reluque la miniature dorée avec grand soin.

"C'est un magnifique spécimen, annonce-t-il,
avec une lueur de convoitise dans l'oeil.
Quelle brillance !
L'artiste était douée : 
elle a dilué ses couleurs de façon parfaite, 
ce qui fait qu'elles ont tenu dans la durée. 
Vous détenez là, Madame, 
une superbe relique du 18ème siècle...
Une pièce rare. 
Combien en souhaitez-vous ?"

Odile lui verse un petit verre de liqueur 
de manière à éluder habilement la question. 
A vrai dire, elle ne se sent pas encore prête 
à se séparer de ce médaillon.
La douleur du deuil est encore trop proche. 
Elle sait que c'est tout ce qui la relie encore
 à sa grand-mère.

C'est drôle, mais quand elle contemple 
la photo de la vieille femme ridée,
elle a l'impression  qu'elle la regarde. 
L'odeur de son parfum flotte encore dans l'air.

Alors, non...c'est décidé...
elle ne vendra pas ce bijou d'antan  !
Les amateurs auront beau faire la queue 
devant son domicile :
cela ne la fera pas changer d'avis.
Certaines choses n'ont pas de prix.
.
La Licorne
.