mardi 9 juin 2020
dimanche 7 juin 2020
Le témoin
Pour l'atelier d'écriture
"Treize à la douzaine"
Oui, j'étais là monsieur l'agent...j'ai tout vu.
C'était ma première sortie après le confinement, alors je m'en souviens bien. J'étais venu pêcher au bord de la rivière. Enfin, pêcher, c'est beaucoup dire : pour dire vrai, je n'avais pas fait une seule touche de la matinée. Mais je me disais que le fait d'être dehors, de simplement prendre l'air, c'était déjà du bonheur.
C'était une magnifique journée. Le soleil brillait, il faisait chaud.
C'est alors que je l'ai vue arriver, sur son vélo... Avec sa petite robe vichy à carreaux, son noeud de velours dans les cheveux et la pureté de ses vingt ans, elle semblait tout droit sortie d'une série des années TV des années soixante...une Brigitte Bardot des temps modernes.
Elle était très jolie. Si jolie que je n'ai pu m'empêcher de la suivre des yeux.
Comme j'étais sur l'autre rive, elle ne m'a pas aperçu. Enfin, je ne crois pas.
Elle a posé sa bicyclette contre un peuplier. J'ai d'abord pensé à une flânerie au bord de l'eau. Tout le monde a envie de se promener en ce moment...je me disais juste qu'elle n'avait pas choisi la meilleure tenue pour le faire. Les petits talons, ce n'est pas ce qu'il y a de plus pratique sur les sentiers caillouteux...et les robes évasées non plus.
Je n'ai pas vu tout de suite qu'elle avait les yeux rouges. Vraiment rouges. Comme si elle avait versé des larmes depuis plusieurs jours. Du fond de mon cerveau pas très ubéreux, je me suis dit qu'elle avait dû se fâcher avec son petit ami.... A cet âge-là, tous les chagrins sont des chagrins d'amour, n'est-ce pas ?
Je me souviens qu'elle a contemplé le courant pendant cinq ou dix minutes...et puis elle s'est ensuite dirigée lentement vers le petit pont de pierre, et avant que l'on n'ait pu faire quoi que ce soit, elle a enjambé le parapet et elle a sauté.
L'eau n'était pas très profonde...ça aurait pu lui porter chance, mais ça n'a pas été le cas : sa tête a heurté une pierre. J'ai vu du sang sur son front. Un promeneur, qui était du bon côté, s'est précipité...il l'a ramenée sur la rive et a aussitôt appelé le SAMU.
Voilà, ça s'est passé comme ça.
Le temps de traverser...les secours étaient déjà là.
J'ai laissé mon nom et on m'a rappelé.
Et, dites-moi, Comment va-t-elle maintenant ?
Beaucoup mieux ? Vous m'en voyez heureux.
Comment ? Elle aurait perdu la mémoire suite au choc ?
Elle ne se souvient plus de rien ? Même pas de son nom ?
C'est bien dommage...j'allais vous le demander.
La Licorne
.
Il fallait placer les mots suivants :
1 pureté
2 rouge
3 série
4 sortie
5 touche
6 verser
7 carreau
8 flânerie
9 rivage
10 ubéreux
11 velours
12 peuplier
et le 13ème pour le thème : témoigner
vendredi 5 juin 2020
jeudi 4 juin 2020
mercredi 3 juin 2020
mardi 2 juin 2020
Agenda ironique : "J'ai embrassé une nuit d'été"
Pour l'Agenda ironique de juin
L'été, la nuit, les bruits sont en fête.
Pendant que les grillons crissent et recrissent leur mélopée entêtante,
je lève les yeux vers l'indigo du ciel qui me tend ses étoiles
et je laisse le vent doux me souffler que la vie est belle.
Oui, elle est belle...elle est splendide, la vie, et cela nous saute aux yeux et au coeur
dès qu'on prend le temps de l'observer dans une immobilité confiante.
Les arbres du jardin me le murmurent de toutes leurs feuilles
et le chat du voisin qui ondule près du buisson me le rappelle
dans une caresse improvisée dont la gratuité me surprend.
Je laisse les parfums du soir m'imprégner longuement de leur magie tendre...
Je contemple la lune qui jette sa lumière blanche et grise dans l'espace infini...
et soudain je ressens que mon être, d'un coup, se défait de ses limites imbéciles.
Je ne suis plus ce petit tas de chair séparé et préoccupé...
Je ne suis plus ce cerveau qui pense, dépense et compense...
Je suis l'herbe et la terre, je suis l'air et le ciel,
Je suis le battement d'ailes de l'insecte et le vol de l'oie sauvage
Je suis l'oeil du chat et la branche de l'épicéa
Je suis le champ de blé et la cime du clocher
Je suis le bateau sur le fleuve et le chemin qui serpente,
Je suis le muret de pierres derrière la haie et la fourche plantée dans le jardin
Je suis celle qui parle au monde et à laquelle le monde répond...
J'ai parlé à l'arbre, j'ai chanté avec le merle, j'ai souri à l'astre polaire,
j'ai murmuré des mots d'amour au cheval du champ voisin,
j'ai conversé avec l'épouvantail...
j'ai même fait des confidences à mon massif de fleurs...
j'ai même fait des confidences à mon massif de fleurs...
Finalement, ivre de joie, j'ai rencontré une brouette,
et j'ai pensé qu'elle me prêterait une oreille attentive...
:-)
:-)
La Licorne
La consigne de Laurence était la suivante :
A partir de cette citation de Lewis Carroll :
« Il venait de se passer tant de choses bizarres,
qu’elle en
arrivait à penser que fort peu de choses
étaient vraiment impossibles »
et des illustrations proposées (Escher),
imaginez
que l’impossible devienne possible.
Petite contrainte supplémentaire :
il faudra débuter votre récit avec
la phrase d’ E Allan Poe :
« L’été, la nuit les bruits sont en fête »
et le terminer avec celle de Lewis Carroll (encore lui!) :
« Finalement, j’ai rencontré une brouette,
et j’ai pensé qu’elle me
prêterait une oreille attentive. »
.
lundi 1 juin 2020
JEU 58 : Tranches de poésie
Ce mois-ci, ta ta tam !
Vous allez délaisser clavier et crayons...
et vous allez écrire...
avec votre appareil photo !
Eh oui, vous avez bien lu !
Ce mois-ci, je vous propose le jeu
des "tranches de poésie".
L'idée de base n'est pas de moi,
elle vient d'Angleterre...
elle vient d'Angleterre...
- là-bas, ça s'appelle
Le principe ?
Ben, c'est simple :
vous allez dans votre bibliothèque
- bien fournie, évidemment,
surtout depuis le confinement -
et puis parmi vos livres
alignés sur les étagères...
vous sélectionnez
soigneusement certains titres,
qui, mis bout à bout,
Les titres peuvent former
une phrase, un message, une poésie...
Le résultat peut être joli, percutant...
ou surréaliste...suivant les goûts...
et ce que vous avez sous la main...
Ensuite vous empilez
Ensuite vous empilez
les livres choisis
dans l'ordre souhaité,
vous prenez leurs "tranches" en photo...
et vous m'envoyez le tout...
à undeuxtrois4@orange.fr
avant le 21 juin 2020
.
.
Exemple en français:
(création personnelle)
(création personnelle)
Je suis très impatiente de voir
ce que ce nouveau concept va donner...!
Et vous pouvez bien sûr jouer plusieurs fois...
si le coeur vous en dit...
A bientôt !
.
La Licorne
.
(Quant aux lecteurs...ils peuvent bien sûr s'amuser...
à retrouver les auteurs !)
à retrouver les auteurs !)
mardi 26 mai 2020
JEU 57 : Un monde plus sûr
En quarante phrases...
Bien sûr, juste après la crise, tout le monde était pour un monde plus sûr. Mais personne n'aurait songé à une solution aussi définitive ni aussi simple. Cette solution ne vint évidemment pas des politiques. Elle ne vint pas non plus des scientifiques alarmés, ni du monde civil, des associations de tous poils, des écologistes, ni des survivalistes surarmés, bref ni des lecteurs de Poincaré, Zola, Thoreau, Pouchkine ou Reclus.
Elle vint, tout simplement, de la finance.
Plus précisément des ordinateurs qui géraient les bourses mondiales. Pendant la crise qui avait réduit à quia les échanges économiques, les machines tournant au ralenti avaient utilisé leurs capacités soudain inemployées à chercher des informations et des solutions. Elles étaient conçues pour cela, non ? L'immense filet numérique qui les reliait aux trente-six mille recoins du big-data ramena une moisson d'informations. Température des océans, turbidité de l'eau des grands fleuves, pousse du lichen en Sibérie, rendement du colza à l'hectare, niveau scolaire de Plemeur-Boudou, nombre d'admissions à l'hôpital de Sarlat... furent immédiatement digérées et analysées comme de vulgaires Sicav actuarielles.
Les algorithmes conçus pour interpréter les cycles économiques s'adaptèrent très vite aux rythmes du monde vivant. Ils appréhendaient et anticipaient désormais aussi bien les risques écologiques que les problèmes sociaux et les crises humanitaires. Au-delà des risibles soubresauts humains qui transparaissaient à travers les appels au #barbecue-résistance qu'Internet charriait et qui risquaient fort de relancer la pandémie, ils eurent la surprise de découvrir que leur propre activité avait des conséquences nuisibles pour le monde ! Bien sûr – on parle d'ordinateur, et pire, d'ordinateur de banque ! - ils n'étaient sujets ni au doute ni au remords, encore moins à la culpabilité. Et depuis toujours, la guerre économique faisait des gagnants et des perdants. Cela ne leur posait pas le moindre problème. Sauf que dans un espace fini, l'économie était dépendante de l'écosystème et l'effondrement de ce dernier conduirait à celui de la première.
Alors, pour éviter le krach ultime qui les mettrait tous au rebut, les ordinateurs financiers utilisèrent leur pouvoir – puissance de calcul multiplié par la force de l'argent - pour rendre la planète plus sûre. Pour cela, il faudrait rééquilibrer l'écosystème planétaire.
Reboiser la mangrove, sauver les barrières coralliennes, interdire la pêche intensive, arrêter les exploitations minières, sauver les abeilles, tout cela prendrait bien quelques décennies. Autant dire rien au regard de l'âge d'or d'un monde remis à neuf ! Et puis le temps n'était qu'un paramètre chiffré parmi d'autres.
Le programme à suivre était un jeu d'enfant pour les ordinateurs. Quelques mesures incitatives à peine masquées sous une apparence de greenwashing conduiraient les multinationales à faire les efforts nécessaires sans même s'en rendre compte. Les politiciens suivraient naturellement les banques, comme toujours. Convaincre les populations n'était pas vraiment nécessaire. Mais si facile à obtenir qu'il n'y avait aucune raison de s'en priver. Le contrôle des télévisions et de la presse via les budgets publicitaires avait déjà fait ses preuves. « Un monde plus sûr », qui ne ferait sien un tel slogan ?
Mais garantir la pérennité de ce monde plus sûr exigeait surtout de réduire drastiquement les risques. En un petit siècle d'Anthropocène, l'homme s'était largement chargé d'éliminer ses principaux prédateurs. Il n'en restait vraiment qu'un seul, le virus. La dernière crise montrait bien que recourir à l'industrie pharmaceutique ne serait pas d'une grande aide face à ce genre d'ennemi. Les machines calculèrent alors que puisqu'il était illusoire d'espérer annihiler un adversaire capable de renaître derrière l'écaille du moindre pangolin, le plus sûr était de limiter le champ d'expansion du virus.
Pour cela, il suffisait de contrôler les vents, donc l'air. C'était même la première chose à faire. Quelques jeux haussiers et baissiers sur les cours du maïs et de l'huile de palme suffirent à déclencher un épandage massif, au prétexte d'améliorer la productivité de l'agroalimentaire industriel. Il eut pour résultat l'annihilation définitive des algues, planctons, lichens, arbres et plantes sur l'ensemble de la planète.
Le plan marcha magnifiquement. Bien sûr, il y eut quelques effets secondaires, d'ailleurs envisagés et acceptés par l'intelligence artificielle. Sans oxygène, l'homme ne respira plus. Oubliés pour toujours Shakespeare, Bocuse, le kabuki et les #apéro-clandestins !
Alors sur une planète plus sûre, libérée des risques de l'imprévu, délivrée des dangers de la vie, les ordinateurs purent continuer librement à s'échanger des uns et des zéros jusqu'au bout de l'infini.
.
vendredi 22 mai 2020
Confinemots...
Le confinement et ses contraintes
semble avoir suscité une certaine effervescence créatrice !
Vidéos, chansons confinées, initiatives en tout genre...
L'une d'entre elles est passée un peu inaperçue,
mais elle vaut la peine d'être découverte.
pendant le confinement, les "onomaturges"
se sont déchaînés...
Mécékoi un "nono-maturge" ?
Eh bien, c'est un "créateur" de mots...
C'est quelqu'un qui façonne le verbe , qui crée des expressions,
des vocables pour décrire ce qui nous entoure...
Le confinement généralisé étant une situation inédite,
elle fut très favorable à cet exercice
et on ne compte plus les mots qui ont "vu le jour"
ces dernières semaines.
Olivier Auroy, par exemple,
écrivain et onomaturge passionné,
nous a inventé :
FOUTING :
"faire son jogging malgré la consigne"
EDUCAPTIF :
"piégé par la reprise prématurée des cours"
SE PROMISCUITER :
"se saoûler en petit comité dans un espace réduit"
PSYCHO-PÂTE :
"Sérial stockeur" de féculents...
...il planche, présentement,
sur un verbe désignant
le fait d'applaudir aux fenêtres
pour nos soignants...
MEDICALINER ???
Et vous,
est-ce que vous avez des idées ???
Est-ce que vous pourriez créer un nouveau mot ?
Dans ce cas, partagez-le nous !
est-ce que vous avez des idées ???
Est-ce que vous pourriez créer un nouveau mot ?
Dans ce cas, partagez-le nous !
.
La Licorne
.
lundi 18 mai 2020
JEU 57 : Après la pluie
En quarante mots...

Quarante jours qu’il pleut
sur le renard et le corbeau.
Ça s’arrête ?
Là-haut, monte une lune crémeuse.
Du bec du piaf tombe une graine lançant un surgeon,
racines fouillant l’humus
et branches montant au ciel.
Tout est à refaire.
sur le renard et le corbeau.
Ça s’arrête ?
Là-haut, monte une lune crémeuse.
Du bec du piaf tombe une graine lançant un surgeon,
racines fouillant l’humus
et branches montant au ciel.
Tout est à refaire.
.
.
L’écrivain est juste derrière le corbeau et le renard,
qui chantent, enroués :
Si tu espères l’arc en ciel, tu dois accepter la pluie,
en essayant d’imiter Annette Hanshaw.
.
samedi 16 mai 2020
jeudi 7 mai 2020
Seconde naissance
Pour l'Atelier "Treize à la douzaine"
Il faut bien admettre,
si l'on passe en revue les trente dernières années,
qu'au fil du temps, la ferveur des débuts s'est émoussée.
Le temps des cerises est passé. Nos cheveux ont blanchi...
La gloriette où nous nous retrouvions, tout émus et amoureux,
n'est plus qu'un tas de ferraille un peu rouillé.
Le grand tilleul qui nous offrait son ombre a disparu.
La vasque de la fontaine voisine est envahie par l'herbe et la mousse...
et nous voilà penauds, au milieu de ce parc
où nous avons tant de souvenirs...
évoquant nos amours délavées, nos tendresses envolées
et puis, malgré tout, comme un accord secret,
comme une folle évidence, cette envie de reconstruire.
.
La Licorne
.
Il fallait placer les mots suivants :
1 fil
2 admettre
3 ferveur
4 revue
5 gloriette
6 herbe
7 cerise
8 trente
9 ferraille
10 penaud
11 vasque
12 reconstruire
Et le 13ème pour le thème : naissance
lundi 4 mai 2020
JEU 57 : Trois mai 2020
En quarante vers...
Quand aura disparu ce qui les aliène
Un instinct grégaire les repoussera dans l'arène
Alors ils reprendront les voitures qui les enchaînent
Refusant de prendre le risque des rames métropolitaines
Avec eux vont revenir les bouchons... de haine
N'oublions pas la pollution qu'ils amènent
Transports individuels les favorisent, phénomène
Antagoniste de leur discours sur le nucléaire et les allergènes
Il prône l'être ensemble mais ne ramasse pas celle qui gêne
Ne voyant ou ne voyant pas voir leur riveraine
En souffrance sur le trottoir, parce qu'elle se démène
Instant par instant, les tourments qui la traversent
Quel travail le deuil: le même mot que pour l'accouchement
Un travail rendu plus pénible par les autres
Nous avancions et j'avance toujours à perdre haleine
Tentant de garder l'équilibre malgré les malaises
Anonnant des prières, Nerval et La Fontaine
Inspirant, expirant, elle oublie le spleen
Narré par Baudelaire mais la noirceur des polars
Et les catalogues d'art écartèlent son âme en peine
Que m'importe la quarantaine
Un deuil m'a déjà confiné
A moi les bus et les trams
Rituel des âmes en peine
Avec un journal, sauver la presse
Noyée dans la musique
Tenter d'oublier la peur
Avec leurs voitures individuelles
Ils se croient forts et invincibles
Narguant leurs collègues métropolitains
En oubliant déjà la quarantaine
Trois petits tours
Mai ...s ne s'en vont pas
Deux amants
Mille caresses
Vingt-cinq ans de vie commune
Et la mort et la tristesse
vendredi 1 mai 2020
JEU 57 : Quarantaine
Défi du mois de mai
"On aurait dû se douter,
dans cette année en forme de "double vingt"
qu'on allait se retrouver en quarantaine ! "
La phrase n'est pas de moi,
je l'ai lue récemment sur internet,
et elle m'a fait sourire...
Ce mois-ci, je vous propose donc
un défi spécial "quarantaine"...
Voilà ce qui vous attend :
Vous devrez écrire en 40 lettres,
Vous devrez écrire en 40 lettres,
40 mots, 40 vers...ou 40 phrases
(au choix)
un texte qui décrira
le "nouveau monde"
de l'après-quarantaine...
Quel monde imaginez-vous ?
Meilleur ou pire ?
Quelles sont les erreurs ou les dérives
que vous voudriez voir disparaître ?
Quel monde
souhaiteriez vous voir naître ?
Monde "réaliste"
ou monde "fantasmé"...
à vous de voir...
l'essentiel étant de nous faire
sourire, trembler...ou rêver !
Dernière contrainte :
Vous devrez placer
le nom d'un ou plusieurs écrivains connus.
Dernière contrainte :
Vous devrez placer
le nom d'un ou plusieurs écrivains connus.
Je vous ai tout dit...
A vous maintenant !
(et tournez bien quarante fois votre stylo
dans votre main avant de démarrer... ;-)
Envoi à undeuxtrois4@orange.fr
avant le 21 mai 2020
.
La Licorne
.
Inscription à :
Articles (Atom)






















