Ma fierté n'est pas refroidie,
J'entends la jeune mélodie.
J'entends le bruit de l'eau qui court,
J'entends gronder l'orage lourd,
L'art est long et le temps est court.
Merci à toutes les petites "fées"
qui sont venus semer leurs mots magiques
sur ce blog au mois de septembre !
Vous lire fut un plaisir et un "enchantement" ... :)
Je vous dis à bientôt ...pour le prochain défi
et j'espère qu'après ce mois très "féminin",
quelques "magiciens de la plume"
(avis aux messieurs)
viendront nous rejoindre ! :-)
.
La Licorne
.
Ma fée bleue
Moi aussi j'ai une fée chez moi
Elle a des yeux myosotis et des ailes nacrées
qui lui permettent de s'envoler
de la planète qu'elle habite
Quand elle devine un problème
elle s'élance pour me retrouver
gardant précieusement ma clé
Elle vient d' un monde parallèle
où un jour nous nous sommes croisées
lors d'un aiguillage bohème
dans une galaxie éloignée
Et depuis cette étrange soirée
où elle m'apparut comme emblème
je sus qu'on ne pourrait que s'aimer
Moi aussi j’ai une fée chez moi…
Une vraie fée du logis
Qui frotte partout en fredonnant
Qui manie bien le fer à repasser
Même là où c’est très froncé !
Qui fait briller toutes les fenêtres
Et dispose des fleurs à foison
Pour embellir notre maison.
Sans faiblir, vers midi, elle s’agite
Et le fumet du dîner se répand
Comme une invite.
Sans falbalas elle se déplace
Fluette et toujours avec grâce.
Et le soir, dans son fauteuil au coin du feu
Quand les flammes projettent leur éclat
Elle sourit en s’affaissant
Pensant que la vie est fantastique
Quand on se contente de ce qu’on a.
.
.
MOI AUSSI J’AI UNE FÉE CHEZ MOI….
Parfois il me semble que j’en ai plusieurs.
Mais la consigne étant la consigne…
Il me faut n’en choisir qu’une… ou un, pourquoi pas ?
Celle que j’aperçois au bout de mon coeur, et que je choisis
pour commencer s’appelle Lucie.
Depuis que je l’ai vue pour la première fois, tout petit bébé,
Non ce n’était ni à la clinique, ni à l’hôpital, mais…
à l’aéroport de Roissy où elle arrivait du Viet Nam.
Paisiblement endormie dans un couffin en osier posé sur un « caddy porte bagage »
Poussé par sa maman… ma fille, vous l’avez compris, je ne sais plus ce que j’ai ressenti.
Quelques instants plus tard, quand j’ai pu serrer sur mon coeur ce bébé
de 2 mois et quelques jours… une fée est entrée dans ma vie.
Oh, bien sûr, à cet instant je ne le savais pas encore, pourtant j’ai tout de suite su
que c’était ma petite fille, lien du sang ou pas, l’amour était au rendez vous.
Pourquoi est-elle ma fée ?
C’est tellement simple et évident.
Elle était la première arrivée, ensuite deux autres ont suivi.
Sans le savoir, sans le vouloir elle a toujours été proche de moi.
C’est pour elle, grâce à sa présence, que j’ai pu surmonter l’horrible et injuste
mort de ma fille cadette.
Lucie avait juste deux ans, elle avait connu sa tante qu’elle appelait « Tofi » puis
Sophie la dernière fois qu’elle avait goûté avec elle… une semaine avant le drame.
Je ne sais plus comment on lui a dit qu’elle ne la verrait plus, mais je sais qu’on ne
lui a rien caché… à quoi bon ?
Ses parents travaillaient. Qui d’autre que Mamina (moi) pouvait s’occuper d’elle ?
Petite fille précoce, intelligente, sensible et j’en passe… elle a su/pu m’accompagner
sur ce putain de chemin plein de cailloux.
Impossible et surtout inutile de raconter sa vie ici, mais notre relation d’année en année, relation ??? horrible mot, notre amour a grandi comme l’herbe folle, celle qui sent si bon et tient toute l’année.
Il y a peu de temps elle s’est confiée à moi… un gros chagrin qu’elle a caché même à sa mère.
Je ne sais pas où j’ai trouvé les mots qui l’ont aidée, probablement dans notre complicité qui s’est installée au fil des ans et des évènements.
Pas envie de relire… ni de compter les F…
Il faudra me dire si le compte y est, faute de quoi faudrait que je recommence ?