Pour l'atelier "Mil et une"
Photo Franck Horvat
Pour l'atelier "Mil et une"
Photo Franck Horvat
Pour l'atelier "Treize à la douzaine"
Certains jours une vaste flemme
(je ne veux pas de maladie)
me transforme en vrai paresseux.
Ma fierté n'est pas refroidie.
Je rêve aux grands monotrèmes
j'entends la jeune mélodie
du vent qui chante vert et bleu
du fond de cette immense flemme
j'entends le bruit de l'eau qui court
je relis ceux qui disaient mieux,
j'entends gronder l'orage lourd.
Écrire un conte ? un poème ?
(l'art est long et le temps est court)
J'attendrai donc encore un peu.
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Création musicale
Je ne veux pas de maladie
mon tonus est bien aguerri
ma fierté n'est pas refroidie
mais ce virus m'abasourdit
et gifle mon impertinence
Des notes rompent le silence
j'écoute un chant indéfini
J'entends la jeune mélodie
d'un ado en veine d'audience
qui a écrit la poésie
et cherche l'air avec patience
J'entends le bruit de l'eau qui court
dans les rimes et les assonances
J'entends gronder l'orage lourd
du batteur fou rythmant l'ambiance
l'art est long et le temps est court
mais du temps, l'ado s'en balance
quand la passion rythme sa vie
le temps n'a plus d'importance
...Je ne veux pas de maladie
Je veux vivre longtemps ma vie
Aimer jusqu'au bout mes amis
Ma fierté n'est pas refroidie
Avec ou sans masque, je "suis"
Je ne serai pas asservie
J'entends la jeune mélodie
Celle qui me montre l'ère qui suit
Et elle me chante un air inouï
J'entends le bruit de l'eau qui court
Tout au long de mon parcours
La rivière vive de l'amour
J'entends gronder l'orage lourd
Il rôde dans les alentours
Pour mieux réveiller les coeurs sourds
L'art est long et le temps est court
Je sens venir la fin du jour
Et j'attends de l'aube le retour ...
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La Licorne
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Pour l'atelier "Treize à la douzaine"
D'aussi longtemps que je m'en souvienne, dans sa tête format melon, ça a toujours été un feu d'artifice...Avide de tout comprendre, elle a une idée par seconde et elle pose une ribambelle de questions, au point d'épuiser sa mère, qui peine à suivre le rythme de ce petit bout de femme à l'entrain forcené...
Ses réflexions, il faut le dire, ne sont pas banales...A six ans, elle se promène partout avec sa mappemonde, comme d'autres se promènent avec un médaillon...et elle évoque la liberté et la démocratie, au moment où d'autres pensent à jouer à la poupée ou à faire du tissage de perles...
Son entourage, un peu craintif, lui conseille de penser à des choses de son âge...elle répond par des remarques d'une lucidité ravageuse sur l'état du monde. Aucun risque de la voir se taire : la seule façon de lui fermer la bouche, c'est de lui demander de manger sa soupe !
Vous l'avez reconnue : Elle s'appelle Mafalda...
Son "papa" argentin, celui qui l'a créée et qui assurait le "remplissage" de son cerveau en ébullition... vient de décéder le 30 septembre, à l'âge de 88 ans. Il s'appelait Quino.
La Licorne
Il fallait placer les douze mots suivants :
1 melon
2 tissage
3 ribambelle
4 entrain
5 forcené
6 fermer
7 avide
8 remplissage
9 comprendre
10 craintif
11 médaillon
12 risque
et le 13ème pour le thème : artifice
Merci à toutes les petites "fées"
qui sont venus semer leurs mots magiques
sur ce blog au mois de septembre !
Vous lire fut un plaisir et un "enchantement" ... :)
Je vous dis à bientôt ...pour le prochain défi
et j'espère qu'après ce mois très "féminin",
quelques "magiciens de la plume"
(avis aux messieurs)
viendront nous rejoindre ! :-)
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La Licorne
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Ma fée bleue
Moi aussi j'ai une fée chez moi
Elle a des yeux myosotis et des ailes nacrées
qui lui permettent de s'envoler
de la planète qu'elle habite
Quand elle devine un problème
elle s'élance pour me retrouver
gardant précieusement ma clé
Elle vient d' un monde parallèle
où un jour nous nous sommes croisées
lors d'un aiguillage bohème
dans une galaxie éloignée
Et depuis cette étrange soirée
où elle m'apparut comme emblème
je sus qu'on ne pourrait que s'aimer
Moi aussi j’ai une fée chez moi…
Une vraie fée du logis
Qui frotte partout en fredonnant
Qui manie bien le fer à repasser
Même là où c’est très froncé !
Qui fait briller toutes les fenêtres
Et dispose des fleurs à foison
Pour embellir notre maison.
Sans faiblir, vers midi, elle s’agite
Et le fumet du dîner se répand
Comme une invite.
Sans falbalas elle se déplace
Fluette et toujours avec grâce.
Et le soir, dans son fauteuil au coin du feu
Quand les flammes projettent leur éclat
Elle sourit en s’affaissant
Pensant que la vie est fantastique
Quand on se contente de ce qu’on a.
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MOI AUSSI J’AI UNE FÉE CHEZ MOI….
Parfois il me semble que j’en ai plusieurs.
Mais la consigne étant la consigne…
Il me faut n’en choisir qu’une… ou un, pourquoi pas ?
Celle que j’aperçois au bout de mon coeur, et que je choisis
pour commencer s’appelle Lucie.
Depuis que je l’ai vue pour la première fois, tout petit bébé,
Non ce n’était ni à la clinique, ni à l’hôpital, mais…
à l’aéroport de Roissy où elle arrivait du Viet Nam.
Paisiblement endormie dans un couffin en osier posé sur un « caddy porte bagage »
Poussé par sa maman… ma fille, vous l’avez compris, je ne sais plus ce que j’ai ressenti.
Quelques instants plus tard, quand j’ai pu serrer sur mon coeur ce bébé
de 2 mois et quelques jours… une fée est entrée dans ma vie.
Oh, bien sûr, à cet instant je ne le savais pas encore, pourtant j’ai tout de suite su
que c’était ma petite fille, lien du sang ou pas, l’amour était au rendez vous.
Pourquoi est-elle ma fée ?
C’est tellement simple et évident.
Elle était la première arrivée, ensuite deux autres ont suivi.
Sans le savoir, sans le vouloir elle a toujours été proche de moi.
C’est pour elle, grâce à sa présence, que j’ai pu surmonter l’horrible et injuste
mort de ma fille cadette.
Lucie avait juste deux ans, elle avait connu sa tante qu’elle appelait « Tofi » puis
Sophie la dernière fois qu’elle avait goûté avec elle… une semaine avant le drame.
Je ne sais plus comment on lui a dit qu’elle ne la verrait plus, mais je sais qu’on ne
lui a rien caché… à quoi bon ?
Ses parents travaillaient. Qui d’autre que Mamina (moi) pouvait s’occuper d’elle ?
Petite fille précoce, intelligente, sensible et j’en passe… elle a su/pu m’accompagner
sur ce putain de chemin plein de cailloux.
Impossible et surtout inutile de raconter sa vie ici, mais notre relation d’année en année, relation ??? horrible mot, notre amour a grandi comme l’herbe folle, celle qui sent si bon et tient toute l’année.
Il y a peu de temps elle s’est confiée à moi… un gros chagrin qu’elle a caché même à sa mère.
Je ne sais pas où j’ai trouvé les mots qui l’ont aidée, probablement dans notre complicité qui s’est installée au fil des ans et des évènements.
Pas envie de relire… ni de compter les F…
Il faudra me dire si le compte y est, faute de quoi faudrait que je recommence ?